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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:29

En marge du livre « le choc de civilisations », il y a un aphorisme qui m’a frappé : « On ne peut avoir des amis que si l’on a des ennemis ».

 

Je pressens que cela semble être exact. Est-ce une opinion très répandue ? Est-ce l’une des rares lois sociologiques ?

 

Ici, http://www.mots-auteurs.fr/mot.php?mot=ennemis, on trouve des mots d’auteur savoureux mais rien qui n’éclaire cette question.

« Avoir des ennemis est une nécessité »

« Qui n’a point d’ennemi est fort à plaindre. »

 

Est-ce que l’aspect « haine » est indispensable ? Ne peut on se contenter « d’opposition » ?

La contradiction, l’opposition semble incontournable est une bonne chose. Mais parler « d’ennemi » indique quelquechose de plus fort : irrationnel et émotionnel.

 

C’est une ligne de conduite qui est jeu. Faut-il accepter de se faire de ennemis (éventuellement se les créer, se les choisir) ou bien peut on chercher à ne pas en avoir ?

 

A propos d’ami (au sens fort), il me semble que l’un des critères de définition est : « c’est quelqu’un qui te soutient même lorsque tu es dans ton tort (même s’il le sait) ».

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 14:27

Ce blog, est plus particulièrement la catégorie « chouette d’or » qui expose mes « tâtonnements » montre ce qui est souvent occulté : les brouillons.

 

Je songe à un article qui reprochait à Gauss d’attendre d’avoir une théorie « impeccable » pour la présenter. Ceci masque toute la connaissance du cheminement.

Une autre image me vient : celle du film « Amadeus » où Salieri découvre que Mozart écrit ces œuvre d’une traite et sans rature.

 

Mais ce souci de la « présentation finie » est très largement majoritaire. On ne présente qu’un produit fini prêt à être « fourgué ». Ce produit, cela peut aussi être un argumentaire, une solution.

Dans l’ensemble, les acteurs médiatisés sont trop « intéressés financièrement » (ou par des autres motivations « égoïstes ») pour prendre le risque d’étaler les méandres de la construction de leur business.

 

Il est sûr que la présentation d’un bloc « prêt à être vendu » est raisonnable d’un point de vue commercial. Par contre, d’un point de vue « intellectuel » ou d’examen de la pensée, c’est déplorable. On apprend bien plus dans les poubelles de l’intellect.

 

Par contre, il est évident qu’un brouillon est moins présentable. C’est plus difficile d’accès, peut être moins cohérent, plus « attaquable ». Ce n’est pas fini, cela reste à parfaire, l’aboutissement est encore libre.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 14:25

Mon cheminement sur la vérité m’amènerait bien à asséner un truc du genre « rien n’est vrai » ou plus subtilement « le chemin de la vérité est semé d’embuche ».

Mais justement quel statut de vérité aurait une telle phrase ?

 

Prenons l’exemple de « rien n’est vrai » (ou rien ne peut être vrai). Elle est nécessairement fausse d’après elle-même. Il y aurait donc quelque chose de vrai ailleurs. Peut être qu’il n’y a qu’une seule exception.

 

Au-delà du jeu logique qui consiste à fabriquer des paradoxes par des autoréférences, est-ce que mes réflexions/constats peuvent éclairer le statut de vérité d’une telle assertion ?

 

Tout d’abord, cette phrase est nécessairement faite de mots. Et ces mots engendrent des pièges. C’est surtout du à la polysémie. C’est aussi du fait de l’imprécision. Le concept de vérité est fatalement ambigu. Bref, dès la première approche, l’analyse de « vérité » devient caduque.

 

Finalement, cela renforce mon ambition de départ qui était de n’aller nulle part. En effet, il semble impossible de rendre compte de cette enquête sur la vérité. Qu’importe ! Pourvu que le chemin soit agréable !

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 11:27

On voit souvent des marques ou des sociétés qui affichent leur date de « naissance ». Généralement, celle-ci est éloignée dans le passé. Cela suggère une « robustesse », une « tradition », bref que la société (et son produit) est bon.

 

A y réfléchir, c’est évidemment une manipulation publicitaire de plus. Généralement, la date de naissance est discutable. Au fil des années, des décennies voire des siècles, n’importe quel organisation subit de changements profonds. Voir une continuité dans cette organisation n’est pas toujours évident. L’organisation en question a  pu changer de nom, de lieu, de produit. Elle a nécessairement changé d’effectif, de dirigeants et de propriétaires. Le contexte n’est plus le même, la taille n’est plus la même, les clients n’ont plus les mêmes goûts ou besoins.

 

En poussant un peu plus, cette « apologie » de la pérennité est suspecte. En fait, le monde oblige de s’adapter en permanence. S’il y a bien une chose qui est constante, c’est l’impermanence. Je constate que les organisations qui durent ont tendance à se scléroser, se figer. Elle ne renouvelle ni leur recrutement, ni leurs méthodes, ni leur démarche. Elles peuvent pourtant survivre si elles bénéficient d’une position privilégiée.

Il est malheureusement exacte que « quelque chose qui marchait il y a quelques années » ne marchent pas forcément bien aujourd’hui » : même si ce quelque chose est un processus. Le temps altère. Il altère non seulement les objets physiques mais aussi les organisations et les comportements. Je songe par exemple à des cas de «processus de sécurité » comme le cas particulier du fonctionnement d’une centrale nucléaire (par l’exploitant EDF). Si au démarrage, les conditions et l’ambition était là pour chercher (et atteindre) un niveau de sécurité optimum, il est douteux que sans remise en cause et impulsion forte, ce niveau se maintienne.

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 11:25

Parmi les comportements humains que je constate, il y en a un que je trouve navrant : c’est le comportement « grégaire ». Je vais préciser.

 

L’autre jour, un boucher m’expliquait qu’il n’avait plus de « cote de bœuf » parce que la demande était trop grande et les grossistes ne voulaient plus la préparer. Je ne comprends pas le détail technique de cela mais il est clair qu’en période estival et de barbecue, la cote de bœuf étant « à la mode », il s’en consomme beaucoup. Malgré tous les progrès des OGM, les bœufs ont toujours le même nombre de cote.

On trouve des pics de consommation saisonnière : la dinde ou les huitres à noël, l’agneau à Pâques... Lorsque l’animal est consommé dans son entier, c’est moins grave. Mais dans le cas du bœuf, les centaines de kilo de viande restante doivent bien être utilisés aussi (sinon,c’est source de pollution et de gaspillage).

De toute façon, ces pics de consommation sont sources de problèmes. Le producteur doit être prêt au bon moment : c’est pendant une courte période qu’il fait son chiffre d’affaire de l’année. La moindre anicroche (c’est le cas des huitres) et c’est la catastrophe.

 

En dehors de l’alimentation, les pics de « consommation » existent dans de nombreux secteurs. C’est le cas des départs ou retour de vacances ou de week-end.  Il est vrai que les périodes de location (du samedi au samedi) sont généralement la cause du problème. Mais malgré tout, le « pic d’aout » est surprenant. J’ai encore pu constater cette année cette pointe aoutienne.

Les pointes quotidiennes de trafic (automobile ou de transport en commun) sont aussi un mélange de contraintes (les horaires fixes) et de grégarisme (le refus de décaler).

 

Je suis toujours abasourdi par les files d’attente qui se crée à l’occasion de certains événements commerciaux (les soldes, les lancements de jeux vidéo ou de film,…).

 

Dans certains cas, la rareté de l’offre crée la tension et oblige à se « précipiter » (certaines place de sport ou de spectacle, les inscriptions dans certaines écoles,…). Ce n’est plus du grégarisme.

 

Pour résumer, on peut dire que le problème est que « tout le monde veut la même chose au même moment ». C’est largement déraisonnable. Par contre, par fierté («je le vaux bien »), personne n’accepte de différer son désir.

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 11:22

Il me semble que la démarche pour « progresser dans la connaissance des lois de la nature » passe par des étapes :

-          La définition de concept à constater sur le « réel ». Ce sont des « grandeurs » Xi.

-          L’explication de pourquoi les grandeurs prennent les valeurs mesurées. En général il y une explication causale, on explique les Xi(t+1) avec les Xi(t) et des « lois ».

-          La prévision des valeurs futures des Xi. Si l’étape précédente est bien assurée, elle va de soi. C’est la première « épreuve du réel ». En effet, si la prévision est systématique fausse, c’est que les lois sont fausses (ou incomplètes).

-          La maîtrise. C’est l’expérience, la maitrise d’ingéniérie. C'est-à-dire que l’on peut construire des dispositifs permettant de fixer les valeurs Xi(t) de « commande » afin d’obtenir les valeurs Xi(t+1) souhaités. Lorsqu’on en est là c’est que la connaissance devient « opérationnelle ».

 

 

Par rapport à cette liste, il faut ajouter quelques considérations.

Tout d’abord l’importance de la mesure. La définition des grandeurs Xi ne peut pas rester littéraire. Il faut mesurer les valeurs (au moins qualitativement, mais plutôt quantitativement). Le problème de la mesure est une technique d’ingéniérie en soi. Elle suppose déjà une connaissance partielle du « monde à étudier ».

 

Tout ce processus suppose une « répétabilité ». C’est à dire des observations passées et des cas futurs du « phénomène ». On ne peut pas l’appliquer à un événement unique. Cela rejoint l’aphorisme « il n’y a de science que du général ».

 

Pris tel quel, la démarche isole « un bout de réel ». En pratique, les domaines de connaissance du réel se mélangent, s’interpénètrent. Il faut alors tenir compte de ceux pour lesquels la connaissance est bien avancée (« opérationnelle ») de ceux pour lesquels elle n’est qu’embryonnaire.

 

La démarche se présente de façon linéaire, comme une suite de phase. C’est un modèle idéalisé. En pratique, o procède par boucles de « progrès » (essais, erreurs, ajustements).

 

J’ai présenté les lois sous une dimension temporelle comme « causales ». C’est habituel et plus « clair ». Mais ce n’est pas obligatoire. La loi peut être une contrainte « permanente » entre les Xi. De plus, dans une vision systémique, causes et effets deviennent interchangeables.

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 16:45

Ma connaissance de l’Histoire m’amène a postulé une « loi ». A savoir que les « faits civilisateurs » qui survivent sont ceux qui sont portés par une démographie supérieure. On peut le dire autrement : « la loi du nombre ».

 

Par exemple, les « parfaits » cathares étaient voués à péricliter du fait même de leur doctrine d’abstinence.

 

J’ai employé l’expression « fait civilisateur » qui est assez vague. Cela mériterait un approfondissement. On y trouve les religions ou « partie de religion », les peuples ou ethnies, les doctrines,… Cela est proche de la notion de même : http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A8me.

 

Il est évident que les forces natalistes sont donc plus propices à survivre que les autres. Ceci est vrai même si la transmission n’est pas génétique (les mèmes par exemple). Car le fait d’avoir un groupe qui partage ce « fait » qui croit numériquement aura tendance à mieux assurer la transmission du même. A l’inverse une doctrine de « non reproduction » a peu de chance de perduré.

 

Prenons par exemple le « modèle de la famille ». C'est-à-dire le fait de trouver normal qu’un individu trouve un conjoint et ait des enfants. Voilà un « même ». En pratique, la proportion d’individu qui n’entre pas dans ce cadre est très significative (ils n’ont pas de conjoint, on l’équivalent de plusieurs conjoints, n’ont pas d’enfant,…). C’est loin d’être exceptionnel et ce n’est pas « monstrueux ». Mais il est évident que le fait que la majorité des naissances correspondent (ou correspondaient) à ce même le renforçait.

 

On peut le voir autrement. Nous tous, sommes les descendants de gens qui ont eu des enfants. C’est bête à dire mais c’est un « biais ». Tous les humains vivants auparavant et dont la descendance a été « stoppée » ne sont plus « représentés » actuellement. On peut le voir du point de vue génétique, mais ce n’est pas qui me préoccupe. C’est surtout les mèmes dont ils étaient porteurs qui sont potentiellement en danger.

 

J’en viens à un thème que je ne ferais qu’aborder : celui de la religion. Il doit vous semblé clair que je suis plutôt a-religieux (agnostique plutôt qu’athée). Plus que cela, je souhaiterais que la population humaine aille majoritaire vers cette situation « a-religieuse » (qu’il faudrait que je décrive plus précisément). Je constate que ce n’est pas gagné. Le religions voire les superstitions ont pignon sur rue et prospèrent. Il faut aussi constater que la grande majorité des religions sont natalistes. Plus que cela, elles sont prosélytes et formatent les individus.

A contrario, le pôle « a-religieux » est mal placé :

- Il est fragmenté (athée, agnostique, insousciant, positivistes,…)

- Il a tendance au pessimisme et à la non natalité.

- Il produit peu d’œuvre « majestueuse » qui en impose.

- Il n’a pas de clergé, pas de rite, pas d’organisation.

- Il ne fait pas preuve de prosélytisme.

 

En gros, ce pôle ne survit que grâce au scepticisme et au bon sens de base de l’être humain.

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 16:43

Je préfère vraiment le mail. Je l’utilise professionnellement depuis plus de 20 ans. L’essentiel était déjà là à l’époque, même s’il est vrai que l’ergonomie s’est améliorée. Par rapport au téléphone, la caractéristique essentielle est la désynchronisation. Je considère que c’est généralement un avantage. Il n’est pas nécessaire que les 2 interlocuteurs « traitent le même problème au même moment » : chacun peut avoir son rythme. Il y a quelques cas où cet avantage s’estompe. C’est par exemple lorsqu’il y a besoin d’un échange récurrent de « questions réponses », la recherche d’un compromis, le recueil d’informations « subjectives » (prendre la « température »). Accessoirement c’est aussi le cas où il faut rapidement une information « ponctuelle ».

Cette désynchronisation doit rester un avantage. Aussi, lorsque je lis que certains consultent leur boite aux lettres en permanence, je trouve cela déplorable. D’ailleurs, personne ne doit s’attendre à ce que cela soit ainsi. Dans le cadre professionnel, une consultation quotidienne (ouvrée) est un minimum. Selon les situations, elle doit aller jusqu’à une petite dizaine de fois par jour grand maximum.

La rédaction d’un mail (dans un cadre professionnel) a trouvé à peu près son équilibre. Il est fini le temps où je recevais des mails de plusieurs pages qui semblaient sortis tout droit d’un roman de Balzac.  Il est généralement concis avec éventuellement des pièces jointes. Faut-il un bonjour ? A la fin, un « cordialement » est passe partout. Faut-il ajouter son nom et numéro de téléphone alors que cela figure dans l’en-tête ? Ces problèmes sont accessoires. Non le problème principal est la « raison d’être » du mail.  S’agit il d’informer ? De poser une question ? De demander de faire quelque chose ? Il n’est pas toujours facile de le savoir.

Outre le contenu, la liste des destinataires est un casse tête. Il y a ceux à qui l’on s’adresse directement (et si l’on demande quelque chose, cette liste doit être très réduite voire ne comporter qu’une seule personne) et les personnes tenues informées. Pour eux, ce message n’est qu’une information de l’existence de ce message. L’imagination des informaticiens permet aussi les copies cachées invisibles. J’ai du mal à comprendre la justification de cette fonctionnalité. A titre personnel, je ne l’utilise jamais. Elle fait entrer dans un monde retors de coups tordus où il faut prendre garde à ne pas se faire prendre à son propre piège. Il faut en effet une confiance très importante dans le destinataire de la copie cachée : ce genre de confiance existe rarement dans le cadre professionnel.

Cette liste de diffusion est en effet importante pour savoir qui est « informée ». C’est le premier niveau. Pour qu’ils la consultent, tous ces membres partagent la même information : non seulement ils savent le contenu du message X mais ils savent tous que tous savent (et ceci de façon récurrentes en une boucle infinie).

Il est alors possible de transférer le message à autrui. L’honnêteté oblige à ne pas le modifier. Cet « autrui » possède un avantage sure les destinataires premiers : non seulement, il connaît le contenu du message X mais il sait « qui sait au premier niveau » alors que ceux-ci ne savent pas que lui « sait ».

Ce genre de subtilités peut paraître de la prise de tête. Il me semble au contraire que ce sont des éléments fondamentaux. « Savoir ou ne pas savoir » là est la question. On peut dire autrement : « l’information c’est le pouvoir ».

Ceci peut d’ailleurs générer des quiproquos, des conflits. Bref, la gestion des destinataires n’est pas à prendre à la légère.

Pour finir avec la messagerie, je dirais enfin que sa puissance réside aussi dans l’archivage. Je possède des mails depuis 1999. L’ensemble de ces archives doivent représenter environ 1 Go pour plus de 10000 mails. Il est certains que les outils d’indexation sont nécessaires pour les exploiter. Cette caractéristique de «traçage sans oubli » est d’ailleurs inquiétante. Faut il créer le « droit à l’oubli » ?

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 16:42

Je n’aime pas beaucoup le téléphone. Et cela ne s’est pas améliorer avec les mobiles.

 

Dans le cadre professionnel, je constate qu’une part significative de mes appels ne trouve pas l’interlocuteur. On tombe sur un/une secrétaire à qui l’on dit que l’on aimerait être rappelé. On tombe sur un répondeur. On tombe sur un poste occupé, ou on tombe sur une sonnerie dans le vide.

 

Dans le cas de la secrétaire, il est généralement difficile d’expliquer l’objet de l’appel. Certaines secrétaires font fonction de filtre et bloquent l’accès à la personne. A supposer qu’elle transmette effectivement la demande et que la personne nous rappel, on se trouve alors dans 2 cas : le premier c’est que l’on ne soit pas joignable (auquel cas, pourquoi cette personne insisterait : ce n’est pas elle qui est « demandeuse »), soit on est joint et nous n’avons pas la maîtrise du moment. Il est en effet possible que nous soyons alors préoccupé par un autre dossier et il faut procéder à l’effort de revenir au sujet qui avait motivé notre recherche de contact.

 

Lorsque l’on est sur un répondeur, il vaut mieux avoir un sujet précis (et concis). Mais justement, si c’était précis, on aurait pu l’écrire dans un mail. Et le mail est infiniment plus avantageux. Il permet de se relire, de garder une trace de l’envoi. De recevoir une réponse attachée à la question. Bref, un message se résume souvent à « j’ai cherché à vous joindre pour tel sujet, rappelez moi SVP ».

 

Sur un poste occupé, les fonctionnalités des appareils modernes permettent de demander un rappel automatique ou de signaler au correspondant qu’un deuxième appel est en cours. Le rappel automatique n’est pas une panacée. La communication peut durer longtemps et pendant ce temps là on est passé à autre chose voire parti. Il arrive que de toute façon le correspondant ne veuille pas nous joindre et s’abstienne de décrocher. Le signal de second appel est vraiment une drôle d’invention. A supposer que le correspondant suspende son premier dialogue pour « nous prendre », il va devoir jongler avec 2 correspondants dont au moins l’un se sentira frustré.

 

La sonnerie dans le vide est fréquente. Personnellement je n’insiste pas. Qu’il est exaspérant d’entendre au loin un téléphone sonner en vain dans un bureau ! De toute façon si un collègue décroche, cela n’ira jamais très loin.

 

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 14:50

Un des points en question de la chasse au trésor la « chouette  d’or » est l’occasion de l’illustration d’un questionnement sur le « réel ». Il s’agit d’Avallon.

 

Dans la chasse, il y a un moment une épée plantée qui pourrait être excalibur et de fil en aiguille conduire à Avalon.

Par d’autres approches, on pourrait aussi obtenir Avallon : la ville de Bourgogne.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Avalon

D’après Wikipédia, « la traduction situerait (entre autres) Avalon à Avallon ». La référence serait nécessaire. On va supposer qu’il existe effectivement une telle « tradition » voire des écrits en la matière.

 

De toute façon, qu’est-ce qui est réel en la matière ?

-          La ville D’Avallon

-          Les récits écrits

-          Les épopées qui ont été proclamées au moins une fois.

Je ne sais pas pour vous, mais je suis certains que Merlin, Marianne, Excalibur et Avalon ne sont pas « réels ».

 

En ce qui concerne mon problème de « chercher la chouette d’or », je considère que sans être éblouissante, le faite de voir Avalon à Avallon est licite. De toute façon, il faut bien « passer au réel ».

 

En dehors de la recherche de la chouette c’est l’occasion de se poser la question du « réel ». J’avais déjà abordé ce questionnement (27/07/2007) en me demandant dans quelle mesure peut on dire que le monstre du loch ness existe (ou n’existe pas).

On voit que Merlin n’est pas « réel » mais que des discours (écrits ou oraux) qui en parlent le sont. En conséquence, Merlin acquière une pseudo « existence ». L’ennui c’est qu’il n’y a aura jamais un moyen de prouver ce qu’on dit de Merlin. Tout débat sur Merlin (ou sur le monstre du loch Ness ou sur Avalon) relève d’un discours de type « théologique ». Tout dépendra de savoir si l’on trouve des auditeurs pour écouter (et qui ne vous écharpent pas parce que vous auriez commis un sacrilège quelconque). Il est par contre possible de créer un discours érudits s’appuyant sur les (vieux) textes qui parlent de Merlin. Ce discours pourra être cohérent, argumenté, beau, plaisant ... Il n’empêche il ne sera jamais « vrai » du fait même de son sujet (ni même faux d’ailleurs).

 

Cette réflexion me vient aussi d’un article de pour la science numéro 49 (oct déc 2005) : « la logique de ce qui n’existe pas » de  Pascal Engel.

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