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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 14:44

Il est souvent reproché aux gens leur individualisme. Nous ne serions que des égoïstes.

Parfois, ce « vice » est retourné comme force positive (cf Adam Smith et l’énergie d’entreprendre). Parfois c’est une calamité (« l’homme est un loup pour l’homme »). Parfois, on le voit comme un phénomène « occidental » (la notion d’individu, l’humanisme) non universel (la notion de famille en Chine, les tributs ici ou là, l’ethnie ailleurs,…).

 

Tout cela me semble assez réducteur.

 

En fait, je constate qu’un individu isolé est essentiellement impuissant ; même Nicolas Sarkozy. En pratique, tout le monde a besoin d’alliés.

Il est possible que le déclencheur d’une décision soit un caprice égoïste, il n’empêche que sa mise en oeuvre est rarement possible « tout seul ».

En pratique, les modalités « d’agir en commun » sont très diverses : associations, clubs, partis, copains, famille, mafia, cabale, coterie,… Il y en a de toute type et de toute taille.

 

A ma connaissance, il n’y a aucune analyse (sociologique) de ces phénomènes. Je suis particulièrement curieux des questions suivantes :

- Comment s’établi l’équilibre entre « l’investissement » de l’individu dans le groupe par rapport au bénéfice qu’il en retire (pourquoi les gens adhèrent à un parti ?).

- Comment se gère l’équilibre du groupe ? Sa cohérence sa cohésion ?

- Comment se passe la « gouvernance » du groupe ? Quels sont les modèles (j’imagine qu’il y a au moins le modèle hiérarchique du « chef unique ») ?

 

Si vous avez des pistes de réponses, n’hésitez pas.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 14:42

« Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions ».

 

S’il y a bien une expression qui m’énerve, c’est bien celle-là.

 

http://www.gidiana.net/Citations.htm

Il semble que ce soit une citation de A Gide dans « feuillet d’Automne ».

On voit aussi qu’il manque la suite : « l’esprit de l’homme invente ensuite le problème ».

C’est déjà beaucoup mieux. J’ajouterais qu’alors, l n’y a pas de solution non plus, elle aussi est une invention de l’esprit de l’homme.

 

Toujours est-il que l’usage qui est fait de l’expression n’est pas celui de ce contexte.

http://espaceparents.canoe.ca/education/actualites/2007/11/27/4689257-jdm.html

Là, il s’agit d’optimisme (de « positiver »).

http://www.alphanim.fr/news/Personnages.745.0.html

Un « optimiste agaçant ».

 

Rappel de la définition du mot « problème »

Sens 1 : « question à résoudre »

Sens 2 : ennui

Sens 3 : chose difficile

 

Je vois mieux ce qui m’agace. Lorsqu’on dit « il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions », le mot « solution » renvoi au mot « question » et donc au sens 1 du mot problème. Bref, la phrase est un non sens ou un jeu de mot. En aucun cas elle ne sous-entend quelquechose de positif.

 

En fait, dans l’imaginaire collectif, les problèmes au sens 1 sont difficiles au sens 3 et sont donc un ennui au sens 2. C’est donc très négatif. La solution est carrément positive.

 

Ceci étant dit, c’est là le niveau 0 de l’intelligence. En effet, avec un tel état d’esprit, peu importe ce que l’on fait ce sera valable. Tout le monde a « 10 » comme à l’école de fans. Tout le monde il est beau. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. On peut tout aussi bien s’abstenir d’agir de décider, etc. une solution tout aussi valable c’est de ne rien faire.

Je crois tout au contraire que l’essentiel est de bien poser le problème (ou bien poser la question). Faire cela c’est faire plus de la moitié du chemin. Mais c’est parce que je crois encore un peu dans la rationalité humaine. Il semble donc qu’un vaste ensemble de la population n’use pas de rationalité.

 

Si j’en reviens à A Gide, son expression est pernicieuse. Elle n’a rien à voir avec l’esprit « positif béat crétin » qui sévit. Elle sous-entend que l’on choisit d’abord et que l’on trouve ensuite le problème auquel ce choix répond (ou bien on trouve les arguments justifiant son choix). C’est malheureusement exact.

 

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 14:29

Les discours alarmistes ont bonne presse. Violence, délinquances, terrorisme, pollution, changements climatiques. Tout cela est (étonnamment) vendeur.

 

Il me semble que cela génère des effets sur les populations qui ne sont pas anodin. Je laisse de coté le fait qu’elles gobent et que cela les conduisent à accepter des politiques irrationnelles (couteuses, inefficaces, liberticides,…). C’est l’impact psychologique qui m’intéresse ici. Il y a de quoi faire déprimer.

Collectivement, cette déprime peut nuire gravement à la croissance économique.

 

Par exemple, j’ai un neveu qui considère que l’espèce humaine est le « cancer de la Terre ». C’est vrai qu’à l’adolescence, ce point de vue peut poindre mais rarement avec autant de conviction. Chez lui c’est un problème proche de la pathologie.

Cette idée que « l’espèce humaine » est LE problème se trouve en filigrane dans le modèle Gaia de J Lovelock, dans les discours sur la décroissement (particulièrement celui du réchauffement climatique) et accessoirement dans le premier épisode de Matrix. C’est donc assez répandu et cela connaît un véritable succès.

Qu’adviendra-t-il lorsqu’une frange significative de la société croira sincèrement cette thèse ? Doit-on à s’entendre à un nihilisme vert ?

 

Autre exemple moins extrême : celui de la sécurité routière. Le discours sécuritaire est passé dans les faits. Prudence prudence... Conduire est devenu d’un ennui mortel. Je n’étais pas un accro de la « belle bagnole », mais il me semble que tout cela conduit à un désintérêt profond pour les voitures « à valeur ajoutée ». C’est sans doute là une des causes du marasme du marché automobile.

 

En poussant plus loin ce thème, ce discours alarmiste conduit à un hyperactivité policière. Cette activité est à mon sens devenue largement disproportionnée. En France actuellement, je pense qu’un individu lambda est considéré comme un coupable en puissance (il est effet impossible de démontrer le contraire). On lit ici ou là la multiplication des bavures de tout calibre. Bref, j’en viens à redouter la police. Ceci participe donc encore plus au sentiment alarmiste.

Et la boucle et bouclée.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 14:24

Lorsqu’il se produit un accident sur la route et notamment sur l’autoroute, il y a souvent création d’un bouchon dans l’autre sens alors qu’il n’y a pas de gêne à la circulation sur cette chaussée. C’est dénommé « bouchon de curiosité ». Cela signifie que l’on estime que les conducteurs ralentissent pour mieux voir et on sous-entend un esprit morbide de ceux-ci (ils voudraient voir de la « chair fraiche »).

 

Je ne suis pas si pessimiste sur ce point concernant la nature humaine.

Lorsque l’on est pris dans ces bouchons de curiosité, le ralentissement général nous oblige bien à faire de même. Mais est-ce une curiosité malsaine qui est la cause ? Je ne crois pas. C’est au contraire un juste souci de sécurité.

 

En effet, sur l’autre chaussée, il y a généralement de l’animation (des gyrophares, du monde à pied, du mouvement). Dans ce genre de cas, il est normal (au sens de la sécurité routière) de ralentir, de « faire attention ». Ce n’est pas parce que cela se passe sur l’autre chaussée, qu’il ne peut pas y avoir un débordement de ce coté-ci.

Que ne dirait-on pas si les voitures continuaient à débouler à 130 km/h (générant du bruit, de la poussière) alors que des gens s’activent pour sauver des vies et assurer la sécurité !

 

Evidement sur les milliers de chauffeurs pris dans ces phénomène, il y autant de cas particulier, et sans doute la réalité est un mélange de tout cela. Mais je trouve mon explication bien plus  positive.

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 14:54

Au cours de ma scolarité, j’ai plutôt un « matheux ». Si j’approfondis cela il me semble que cette caractéristique s’opposait au « français ». Mais on peut encore creuser. En résumé, j’étais brillant en math et en sciences, tout à fait honorable en philosophie, histoire, géographie, la partie « basique » du français (vocabulaire, orthographe, grammaire). Là où j’avais des difficultés, ce serait dans ce que je vais dénommer la partie « frivole » du « français ».

 

Je pense que ce déséquilibre s’est profondément atténué au fil du temps. Justement, ce « vécu » est l’occasion d’examiner un peu plus cette question.

 

Si je devais simplifier, je dirais que tout ce qui avait trait à la « vérité » (où ce qu’on pense être une vérité) me convenait. Des définitions, des faits, des raisonnements, tout cela allait plus où moins.

Il me semble que cette partie frivole c’est justement celle du mensonge, de l’apparat, du faux semblant, de l’hypocrisie, des enjolivures… J’exagère sans doute, il existe en effet dans l’ensemble des textes qui ne relèvent pas de la philosophie, des écrits qui « sentent l’authentique ». Mais ils sont rares.

En effet, cette partie « frivole » c’est celle de l’expression orale et écrite. Et ce qui est travaillé, ce n’est pas la qualité de ce qui est dit mais la qualité de comment c’est dit. A cette époque scolaire, l’importance de cela m’avait échappé.

 

On peut constater tous les jours, que cette importance n’a pas échappé à la majoritaire du monde médiatique (« ceux qui causent dans le poste »). Combien d’articles beaux mais vides de sens ! Combien de discours exaltant mais creux !

Je constate ce phénomène dans le monde de l’entreprise : des réunions dites de travail qui ne restent qu’au niveau formel, des communications d’informations qui posent plus de questions qu’elles n’en répondent…

 

Je pressens qu’il y a là une caractéristique essentiellement des sociétés humaines. Je considère que c’est un mal profond et qu’il faut faire avec. Il y a très peu de « moments » où cette malédiction est levée : sachons les apprécier.

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 13:30

L’actualité judiciaire est de plus en plus l’objet de « procès en appel ».

Cf http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/04/30/proces-viguier-un-coup-pour-rien/

 

Il semble que le contexte « législatif » ait évolué récemment.

Bref, maintenant chacune des 2 parties peut faire appel (devant une cour d’assises uniquement ?). Et en pratique, les parties font appel.

Je ne sais pas ce qu’il en est question frais, mais il est clair que pour le ministère public, ce ne sont pas « ses sous » et « cela ne lui coute rien ». Pour une personne privé, sans doute le jeu en vaut malgré tout la chandelle.

 

Cela ressemble a une manche avec une revanche. Mais il n’y a pas de « belle ».

En ce qui concerne les moyens, tant qu’à faire, autant les mettre dans le second procès, puisque c’est lui qui compte.

 

J’ai du mal à voir une logique dans tout cela.

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 14:59

La devise qui figurait sur nos pièces en franc était « liberté, égalité, fraternité ». Cela se veut les fondements essentiels qui guident la conduite notre société (voire notre civilisation). Cette devise est spécifique à la France, elle est assez convergente avec les valeurs de nos partenaires (la liberté et le droit américain par exemple).

 

Le besoin de réduire à « 3 piliers » évoque l’image du tabouret. Il offre une assise «stable ». Il n’est jamais bancal. Cela vient de propriétés mathématiques (3 points non alignés suffisent pour définir un plan). Pour autant, dans le contexte aussi indéterminé que des principes, se ramener à 3 me semble présomptueux. Surtout, la vision, d’une assise solide suppose que ces principes définissent précisément des points. Or justement, tout est question d’équilibre.

 

Pour qui y réfléchit, il est clair qu’un objectif « jusqu’au boutisme » en terme de liberté n’est pas souhaitable. Donc plutôt qu’un point, la liberté est un axe (et une direction) et il s’agit de rester dans une zone d’équilibre. Ce faisant, le « tabouret devient bancal ».

 

La notion de fraternité est peu explicite. Je la décomposerai au moins en 2. Le premier axe porte sur une baisse de la violence. C’est en effet un des aspects de « l’idéal de fraternité ». En pratique, on ne s’étripe pas mieux qu’en famille, mais je crois qu’une « non violence » est incluse dans l’idée de fraternité.  Le second axe porte sur la solidarité.

 

Examinons maintenance ces 4 concepts.

La solidarité au sein de la collectivité est en partie une question de bon sens. Ainsi, il est logique de chercher à soigner les gens afin d’éviter la propagation d’épidémies. Il est logique d’aider quelqu’un dans une passe difficile en échange d’une aide en retour. On retrouve une notion voisine dans la notion de charité. Le principe de solidarité est plus équilibré car il ne préjuge pas que la solidarité soit à sens unique. Il apparaît que la solidarité est une obligation qui vient rogner l’idéal de liberté. La solidarité participe au nivellement et à l’égalité. Si le principe est admis par tous, son détail pratique fait très rapidement apparaître des divergences. Qui faut-il aider ? Jusqu’à quel point ? Qui doit aider ?

 

J’ai longtemps cru que l’idéal de « faible niveau de violence » allait de soi. Le niveau de violence concerne les affaires privées et les affaires publics (les guerres). La violence considérée est de toute nature (physique surtout mais aussi psychologique). La violence est une affaire d’êtres humains. Les accidents de tout genre ne sont pas inclus dans le principe (mais la précision du risque et sa réduction fait apparaître un autre principe : celui de responsabilité). Je constate que les êtres humains recherchent parfois la violence. Non seulement comme moyen mais aussi comme fin. En conséquence il n’est pas certain qu’un principe de « non violence » puisse être admis majoritairement.

 

Pour la liberté, je resterais bref. Là encore, je constate qu’une large frange de la population sacrifie facilement sa liberté à de la sécurité. Faut-il faire de la sécurité un principe fondateur ?

 

Il reste l’égalité. En pratique, c’est « l’égalité en droit ». Même cela reste assez subjectif. Malgré ce principe français, les femmes ont longtemps eu moins de droit. A l’heure actuel, les enfants n’ont pas les mêmes droits. Il y a aussi la question de la « nationalité » et des « non français ». En pratique, la société fourmille de statuts très variés. Je fais donc 2 constats. Le premier est que naturellement (pour des raisons physiques, génétiques, d’âge, etc…), les gens ne sont pas égaux. Surtout, en pratique, les gens veulent se « différencier ». Au final, de tous les principes, c’est bien celui-ci qui me semble le plus improbable. Il est sans doute à abandonner. On voit poindre la notion « d’équité ». Elle fonctionne de concert avec la solidarité.

 

En voilà assez pour cette petite exploration. Tout cela méritera des développements.

 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 14:48

J’ai grandi au milieu d’un discours médiatique portant sur la « pollution ». Marée noire par ci, décharge sauvage par là, centrales nucléaires, guerre atomique et retombées radio actives. Cette « sensibilisation écologiste » m’est restée.

Toutefois, si je gobais aisément tous les discours sur la « Nature », la « sauvegarde des animaux » et autres thèmes bien pensants de l’orthodoxie verte, c’est moins le cas.

Justement, je voudrais m’arrêter un instant sur le concept de pollution. Ce mot est employé abondamment et en conséquence, il est plutôt maltraité (il faudrait le protéger lui aussi ;). Je propose de le « cadrer » comme suit :

 

Nous avons affaire à un « système naturel » (en gros la biosphère en lien avec le soleil, l’espace interplanétaire et les couches internes de la Terre). Ce système naturel est fait de minéraux, végétaux et animaux (et autres bidules entre les 2 « règnes »). Ce système évolue. Les principes d’évolution sont assez bien connus : force physiques (surtout pour la géologie et la météo), accidents, lutte de la vie pour les ressources.

L’espèce humaine faisait partie de système naturel. On peut estimer qu’elle s’en est détachée au moment de l’agriculture il y a environ 10000 ans. En effet, dans les millénaires qui précèdent, même si l’organisation et la technicité humaine avait affranchie l’espèce de ces prédateurs, elle restait essentiellement dépendante du système.  Cette libération du «système naturel » a été graduelle. On peut estimer qu’en ce début du 21ème siècle elle est complète pour une frange de la population et bien entamée pour le reste. La pollution apparaît dans cet écart.

 

Lorsqu’on dit « pollution » on pense « rejet ». Il me semble que pour être pertinent le concept doit aussi englober la partie « captation ». Cette partie était peut être marginale jusqu’au XXème siècle, mais cela n’est plus le cas. La pollution concerne donc la captation (des ressources au sens large) du système naturel et le rejet (des « déchets ») dans ce système par l’espèce humaine.

 

Il apparaît donc un facteur qui n’est pas négligeable : le chiffre de la population humaine. Je l’ai déjà écrit, mais cela vaut le coup d’être répété, c’est bien le niveau de l’effectif de la population humaine qui est la cause principal de ce « problème ». Avec 600 millions de personnes au lieu de plus de 6 milliard, il ne se poserait pas. Si l’on refait l’Histoire, c’est d’ailleurs bien l’agriculture qui a permis à cette population de « décoller » de la vingtaine de millions de la préhistoire.

Alors je le répète pour enfoncer le clou : « le problème de pollution est avant tout un problème de surpopulation. Les politiques natalistes sont criminelles ».

 

Ceci étant dit, la population humaine étant ce qu’elle est, il faut faire avec. On peut essayer d’amorcer une analyse qualitative de la pollution.

Pour la partie « captation », on pense à l’énergie, l’eau, les métaux, Les combustibles fossiles, les minéraux « rares » (ie diamant), les matériaux de construction de type « pierre », le bois et assimilé, les aliments, la surface. Ils se dégagent aisément en 2 parties : les ressources renouvelables (bois, aliments, eau) et les non renouvelables (combustibles, métaux ; minéraux, surface,…).

Pour les ressources renouvelables, la question porte sur le « taux de prélèvement ». En effet, le prélèvement de cette ressource se fait au détriment du système naturel. Ce qui est tolérable lorsque le prélèvement est infime devient insupportable lorsqu’il y a appropriation exclusive. Un taux maximal situé entre 1/3 et 1/2 semble la limite. Evidemment l’analyse devrait être détaillée par type de ressource et par secteur régional.

Pour les ressources non renouvelables, il y a un écart entre celles qui sont « quasiment infini » (les pierres de construction) et celles dont l’horizon de consommation est en vue (les combustibles). Il y a aussi une différence entre celles qui sont réutilisables / recyclables (les métaux et celles qui sont entièrement consommées. Enfin, ces ressources étant non renouvelables, en général le « système naturel » n’en a généralement pas besoin. Le problème n’est donc pas là la pollution mais l’épuisement de la ressource.

Il y a 2 ressources particulières qui méritent un examen spécifique. La surface et l’énergie (solaire). Elles sont un peu liées. La surface est non renouvelable mais non consommable. Elle est « occupée ». La notion de taux d’occupation rejoint celle des ressources renouvelables. C’est une question fondamentale à trancher : quelle est la part de surface que l’espèce humaine s’autorise à occuper (tout type d’occupation) » ? Pour la partie terrestre, (hormis l’antarctique), on est sans doute en train de dépasser les 50%. Pour la partie maritime c’est plus complexe à quantifier. L’énergie de type solaire (+ énergie interne) est de nature renouvelable. Mais elle se traduit pas une occupation de surface. 

 

En ce qui concerne les rejets, on a de « l’énergie ou des matériaux ».

L’énergie c’est du « froid » (en générale c’est anecdotique), du chaud (une nuisance faible localement), des rayons ( ?). Ces rejets sont plutôt « anodins ».

Les matériaux ce sont des déchets de consommation (alimentaires, papier, métaux,..), des produits « chimiques » et des produits radioactifs.  Ils sont sous forme solide (bloc ou poudre), liquide, en solution aqueuse ou gazeuse. On peut les classer selon leur « chimie » ou leur « caractéristiques atomiques ». En ce qui concerne les caractéristiques atomiques, l’être humain ne crée pas véritablement d’isotopes nouveaux. Même un composé artificiel comme le plutonium existe dans l’univers. En ce qui concerne la chimie, les atomes en jeu sont « banals ». C’est la combinaison de ces atomes qui est « artificielles ».

En définitive, il apparaît 2 paramètres essentiels : la concentration du rejet et la « dangerosité intrinsèque » de celui-ci. Le premier est assez objectif. Le second est par contre plus subjectif.

La quasi-totalité des matériaux rejetés dont partie du système naturel. En conséquence, ils sont intégrés dans le cycle d’évolution naturel. Mais, la constante de temps du cycle qui les concerne peut être longue. D’autre part, la surconcentration locale du rejet peut saturer la capacité de « traitement naturel ». Il est parfois possible de « donner un coup de pouce » au cycle naturel (brûler un plastique par exemple).

En ce qui concerne les rejets « à longue constante de temps », ils sont souvent inertes ‘c'est-à-dire à faible dangerosité). Ainsi, le verre est il un minéral quasiment naturel dont le rejet dans la nature n’est qu’un problème esthétique.

En ce qui concerne la concentration, la réponse n’est pas unique. Il y a des rejets de faible volume, très dangereux à faible constante de temps qu’il vaut mieux confiner (les produits radio actifs). Il y a des rejets de fort volume, peu dangereux qu’il vaut mieux disperser (les gaz).

 

Voilà une petite mise au point sur la « pollution ». La captation des ressources fait partie du problème. Le traitement ou recyclage des rejets est une nécessité. A ce sujet, il serait bon de revaloriser les métiers associés (ne plus mépriser les « poubelliers » comme dit mon fils).

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 09:01

http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/04/28/chronique-du-proces-azf-5/

 

La question est donc de savoir s’il y a eu une ou plusieurs explosions. Cette question est donc essentiellement scientifique.

Remarque, je ne comprend pas en quoi une seule explosion « dédouanerait » l’usine mais ce n’est pas l’objet de mes interrogations.

 

L’explosion en général et celle du nitrate d’ammonium en particulier est un phénomène dont la connaissance scientifique est bien assurée. D’après ce que je lis, nous disposons d’une batterie de témoignage et même mieux des enregistrements audio et sismiques. Les lois de l’acoustique (même de l’acoustique sismique) sont aussi bien maitrisées.

Je trouve sidérant de ne pas pouvoir trancher définitivement la question.

 

C’est v raiment un exemple type du « problème de la vérité » que j’explore dans ce blog.

 

1 Il est certain que de 2 choses l’une : il y a eu une explosion ou 2 explosions.

2 Il est certain que 2 bruits on été entendus.

3 Il est certain qu’avec les données disponibles, la localisation et l’estimation des explosions est largement à la portée des scientifiques français en ce début de XXI ème siècle.

Si la science sert à quelque chose, elle doit être en mesure de trancher définitivement la question « 1 ou 2 explosions ». Il apparait que cela n’est pas possible. Pourquoi ?

- Parce que des personnes ont intérêt à ne pas rendre les choses limpides.

- Parce qu’il semble que les scientifiques n’aient pas eu tous les moyens nécessaires (notamment toutes les informations sur les données d’enregistrement). (On ne leur a pas donné ou ils n’ont pas pu demander).

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 14:40

Malgré toute leur complexité actuelle, les ordinateurs ne sont que des machines de Turing. Je vais en donner ici une « représentation ».

Un ordinateur je l’imagine comme l’association de 2 parties : un tableau noir et un démon majeur avec des yeux, des mains, un effaceur et de la craie. A ceci il faut ajouter des démons mineurs pour les périphériques.

 

Le tableau noir c’est toute la mémoire, quelque soit sa forme (ROM, RAM, disque voire CD). Il est bien évidemment immense (c’est encore plus vrai de nos jours). En pratique le tableau est divisé en case et chaque case n’a que 2 possibilités (cochée ou non cochée) mais c’est tout à fait secondaire. Les démons mineurs servent à transférer (dans un sens ou un autre) cette information vers le périphérique ad hoc (par exemple le pixel de l’écran) c'est-à-dire vers le « monde réel ».

 

Intéressons nous au démon majeur. Il lui faut des yeux pour « lire ce qu’il y a sur le tableau ». En pratique, il n’en lit qu’une (petite) partie à la fois : c’est sa grande faiblesse. Il a un effaceur et une craie dans chaque main pour modifier le tableau. Il n’a pas beaucoup de mains non plus (quelques centaines). C’est un démon majeur parce qu’il est capable de lire décider et agir en très peu de temps. Il est vraiment plus rapide que ce que l’on imagine être rapide. C’est là sa force (sa magie).

 

Cette distinction entre un « être » (l’état de la mémoire) et un faire (l’action du démon) me semble d’un intérêt philosophique profond.

On la trouve localement dans la programmation (entre les programmes et les données). Mais le propre de la machine de Turing c’est de ne plus la voir dans les niveaux supérieurs. Elle n’existe que dans les fondamentaux matériels. Le démon ne sait pas si la partie du tableau qu’il traite concerne un être ou une action (un programme ou une donnée). 

 

Si l’on chercher à monter dans l’abstraction, un être c’est la valeur T(i) au temps t=i du tableau. Une action (élémentaire) c’est la transition i->i+1 identifié par l’écart T(i+1)-T(i)=DT(i). Il semble que la différence fondamentale entre les 2 peut s’estomper car l’action devient aussi un « être ». Par contre, il n’est pas aussi simple de faire disparaître « i » (le temps ou au moins le « degré d’avancement).

Il me semble que l’on peut aussi avoir une vision duale qui échange « être et action ». On peut considérer que DT(i) est l’être dont la transition est causée par l’action FT. DT(i+1)-DT(i) = T(i+2)-2T(i+1)+T(i) = FT(i). Cette vision duale nécessite toutefois une « épaisseur » sur T. La vision première semble donc plus « fondamentale » (selon i).

 

Si l’on s’intéresse à i dans cette représentation, on voit que le fait qu’il « s’agisse du temps » est accessoire. Sa continuité n’est pas de mise. Ce qui importe c’est l’aspect successif (pouvoir faire i+1). Enfin, il ne s’agit que d’une seule dimension (on a affaire aux nombres naturels ou au besoin aux nombres relatifs).

Il faudrait imaginer ce que donnerait une extension de i en élargissement la notion de « pas » i->i+1. Ce « pas » pourrait avoir plusieurs successeurs. Par contre, il semble nécessaire de garder la notion « d’arbre ».

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