Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 16:47

Après avoir fait le constat dans un article précédent que les humains qui vivent sont ceux dont les ascendants ont eu une descendance, j’explore un autre truisme : l’Histoire est écrite par les vainqueurs.

 

Derrière cette formule, il me semble qu’il y a une généralité plus grande. En effet, ce n’est pas uniquement l’Histoire qui est en cause, ce sont toutes les histoires qui circulent ici ou là. La différence entre vainqueur ou vaincu c’est la différence entre ceux « qui causent dans le poste » et ceux qui écoutent.

 

Je constate que le système médiatique est concentré. Il y a une relative liberté d’expression (même dans le monde dans son ensemble). Mais elle est contrecarré par une concentration des « médias qui comptent » (ceux qui ont de l’audience). C'est-à-dire ceux qui font l’opinion.

 

En pratique, ce sont les cercles du pouvoir (dont celui de l’argent) qui contrôle ces médias. La censure bête du XIXème siècle n’a plus court. C’est plus subtil. On est submergé d’informations. Et surtout, on s’y entend pour discréditer les histoires « déviantes ».

 

Bref, il est assez improbable que ces cercles de pouvoir soient remis en cause.

 

Partager cet article
Repost0
27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 10:22

Il est un sujet qui revient de façon récurrente dans les média : celui du problème de l’eau dans le monde. La façon dont cela est présenté m’étonne encore.

 

Il me semble important de rappeler que l’eau (l’eau douce) est l’objet d’un cycle naturel (pour simplifier : évaporation, précipitation, retour à la mer). Ce cycle génère un volume considérable d’eau douce (calcul du 21/09/2006 : 350 000 km3). A ma connaissance, au niveau de la planète il n’y a pas de variation notable (si c’était le cas, je suis certain que les activistes du changement climatique l’auraient fait savoir).

Il est connu depuis belle lurette que la répartition géographique de ces précipitations est très largement inégale (les déserts secs ne sont pas un concept nouveau). Il est aussi connu que localement, il y a des variations importantes dans le rythme des précipitations (le climat n’est pas un long fleuve tranquille). En la matière rien de nouveau sous le soleil.

C’est tellement évident que ce n’est pas rappelé par les médias. A tel point que dans les commentaires, on pourrait penser qu’ils l’auraient oublié.

Ce qui est moins connu et qui n’est pas non plus expliqué c’est que la « demande » en eau croit. Elle croit pour 3 « raisons ». La première tient à la démographie : plus de monde donc plus d’assoiffés. La seconde tient au niveau de vie. Un « français moyen » n’utilise pas autant d’eau aujourd’hui alors qu’il prend un bain par jour qu’il y a un siècle où la toilette restait sommaire. L’arrosage des pelouses n’étaient pas aussi pratiquées, et je ne parle pas du problème du remplissage des piscines. La troisième raison s’apparent au niveau de vie : elle tient au besoin en eau de l’industrie et de l’agriculture « industrielle ». Sur la demande de l’industrie, un pays comme la France n’augmente pas tellement sa demande puisqu’il a tendance à avoir moins d’industrie. Mais au niveau mondial, la satisfaction des besoins « réclame » cette eau à usage industriel.

 

Le problème est donc de satisfaire un besoin croissant avec un ressource «stable ». Cela me semble plus qu’évident mais les commentaires médiatiques ne posent jamais le problème comme cela.

 

J’ajoute que la « demande en eau » n’est pas une « destruction » mais une « souillure ». Quel que soit l’usage, l’eau n’est pas détruite (comme est « détruit » le pétrole par exemple) mais devient impropre à un usage « courant ». C’est le problème du traitement de l’eau. C’est aussi le problème de la qualité de l’eau restitué au milieu naturel. Le sujet peut alors devenir plus complexe. Il est une piste qui me semble peut exploré : c’est de séparer les eaux selon leur qualité et l’usage qui peut en être fait. On le sait pour un usage domestique : on ne demande pas la même qualité pour boire ou pour des WC. Je suppose que l’agriculture (premier poste de besoin) ne demande pas la même qualité non plus.

Avec ces considérations, on voit qu’il est possible de réutiliser « plusieurs » fois le flux d’eau douce naturel.

A noter qu’il parait qu’en France, il est interdit de se servir de l’eau de pluie récupérée de son toit pour la chasse d’eau des WC. Ce serait un question de frais de retraitement (en faisant cela, on ne paie pas l’eau donc pas les taxe liées au retraitement de l’eau usée que l’on envoie dans les égouts).

 

 

J’en reviens au problème « besoins en hausse versus ressource stable ».

Les médias se concentre surtout sur la question des ressources. Ils suggèrent que la ressource baisse du fait des changements climatiques, ils évoquent les gaspillages divers (fuites notamment), ils évoquent les pistes technologiques pour traiter l’eau (c’est vrai qu’il y a un business ici).

Il me semble que le véritable problème est lié à l’autre branche de l’équation. Quelques soient les progrès accomplis, il est nécessaire de stabiliser la « demande en eau ». Il me semble injustifié d’interdire à la population mondiale d’atteindre un niveau de vie décent. La seule réponse passe donc par la maîtrise démographique. Bizarrement, cela n’est jamais évoqué.

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 13:34

L’affaire de la grippe mexicaine est une illustration grandeur nature d’un axe d’approche de la notion de « vérité ». Elle présente plusieurs dimensions : la communication, le vocabulaire, la perception du risque,  l’action.

 

En terme de vocabulaire, il se pose tout bonnement le problème de la « qualification » du phénomène. S’agit-il de « grippe mexicaine », de « grippe porcine », de H1N1, de grippe A ? La difficulté à nommer les choses est un indice inquiétant. Le sujet est-il cerné ? Pour ce genre de dossier, j’aurai tendance à préférer un identifiant « non significatif » du  genre H1N1-2009.

 

En terme de communication, la première question est faut-il en parler ou non ? Il semble que la réponse va de soi « il faut en parler ». La seconde question porte sur le « volume de communication ». Là, la réponse est moins tranchée. D’autre part, cette question s’adresse tant aux « autorité » (et surtout les autorités sanitaires = ceux qui ont l’information) mais surtout aux médias. Il est assez surréaliste de  voir un éditorial du monde se demander si les autorités en ont « trop faits ».  On s’attend à ce que les autorités fournissent « toute l’information disponible ». Par contre les médias font des choix éditoriaux et sont maitre de la quantité d’espace allouée à cette information.

 

Surtout c’est la « qualité » de cette information qui pêche. Cela aurait été l’occasion d’éduquer la population aux concepts de risque. Evidemment, ce n’est pas là quelque chose de simple. Pourtant, si l’on veut que l’information ait un sens dans ce genre d’affaire, la mise en perspective du risque est indispensable. C’est là que la « réalité » est rendue le plus fidèlement par des statistiques froides et inhumaine, à l’opposée de l’émotion suscitée par la présentation de quelques cas particuliers.

Evidemment, pour un proche, le décès d’une seul personne est une affaire énorme, injuste, inexplicable, intolérable. On voudrait que cela ne soit pas arrivé et que les « autorités » l’aient empêché.

Pourtant, tout le monde vit en permanence avec des risques. Ces risques ne sont pas des vues de l’esprit puisqu’ils tuent des dizaines de millions de personnes dans le monde chaque année. Cette grippe n’est qu’un risque de plus. Ce qui compte c’est son « niveau de gravité ». Cela porte sur sa capacité de transmission (le nombre de personnes touchées), sa virulence (durée de la maladie et gravité, probabilité de décès) et l’importance des soins nécessaires. C’est cette information là qui était essentielle. Malheureusement, ce genre d’information ne s’obtient qu’avec du recul, donc en déphasage total avec le rythme médiatique. D’autre part, il manque un échelle de graduation de ce « niveau de gravité » permettant de comparer (par exemple et sans prétention d’exactitude, 9 pour la peste noire ou la grippe espagnole, 4 pour la grippe de 68, 1 pour la grippe commune annuelle). Ceci se traduit par une abaque de calcul déterministe et objective. Tout le contraire de nos « informations » !

 

Il reste enfin la question de l’action. Qui doit faire quoi ? On peut supposer que les services sanitaires connaissent leur métier et que grippe ou pas, ils le font. Evidemment, un supplément de moyen de ne fait jamais de mal. Les autorités sont prises dans les filet du principe de précaution. C’est ce qui conduit à envisager l’arrêt des vols vers le Mexique. Enfin, le « malade potentiel », que doit il faire ? C’est là que l’information aurait pu se traduire par des conseils concrets et pratique (comment reconnaître, quel médicament prendre,…).

 

Bref, là encore le « système médiatique » a foiré.

Partager cet article
Repost0
19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 14:52
http://moreas.blog.lemonde.fr/2009/04/15/chroniques-du-proces-azf-2/

Là, il est question du procès AZF en cours. Vous en avez entendu parlé vous ?
Etrange Silence.
Comme est étrange l'absence d'enquête journalistique digne de ce nom.

La lecture de ce compte-rendu de procès est assez ardue. Les choses ne sont sans doute pas limpides.

J'ai une croyance : un produit chimique (le nitrate d'ammonium en l'occurence) n'explose pas comme cela spontanément.
J'en tire une conclusion : cela n'est certainement pas la faute à pas de chance.

Il me semble qu'il sensuit les hypothèses suivantes :
- Cette explosion est due à une erreur humaine. Elle-même a été possible du fait de manquements graves aux principes de sécurité dans l'usine. 
- Cette explosion a été provoquée volontairement.

Etant donné que cela s'est produit le 21 septembre 2001, étant donné l'omerta sur l'affaire et d'après les informations qui indiquent qu'il ne s'agissait pas d'une "usine pourrie", je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse.

L'autre question est de savoir s'il ressortira la vérité de ce procès.
Partager cet article
Repost0
5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 11:46

La presse est pleine d’exemples de « patrons » ou de « puissants » qui ont fait perdre des sommes énormes à leur entreprise et qui s’en sortent (ils restent, ils ont des bonus, et s’ils partent c’est avec des parachutes dorées qui représentent ce que gagne en une vie un salarié moyen).

 

On va dire que « ce n’est pas de leur faute », qu "c’est la crise". Mais cet argument ne tient pas. D’une part c’est le job de ces puissants de prévoir (et de manœuvre dans la tempête). D’ailleurs toutes les entreprises ne sont pas si mal loties. Surtout, dans les périodes de "vaches grasses", les bons résultats n’étaient pas non plus de «leur faute » et cela ne les a pas empêché de se servir largement dans les bénéfices.

 

L’existence de cette « nomenclatura » d’intouchables est donc démontrée. C’est vrai en France, et sans doute dans d’autres pays. Famille, relations, éducation partagées, services rendus, ce sont les critères du club : ce n’est pas celui de la compétence. La seule faute qui peut couler un de ces privilégiés c’est de trahir le club. Tout le reste lui sera pardonné.

 

On est loin du mythe de la réussite par le travail, la compétence, le résultat ou toute autre calembredaine. La révolution de 1989 a été un échec. C’est sans doute vrai de toutes les révolutions.

 

La principale préoccupation de cette classe est de défendre ses intérêts. Elle y parvient par ses multiples noyautages dans les différents organes de pouvoir (états, collectivités, partis, associations, presses, entreprise,…).

C’est généralement là que leurs sbires réagissent et parlent de paranoïa de « théorie du complot ». Cette classe ne veut pas "apparaître au grand jour", elle fait croire que "nous somme tous dans la même galère" (sauf qu'il y a ceux qui rame et ceux qui prennent les rafaichissement sur le pont). Les éléments d’information prouvent cette collusion d’intérêt. J’ajoute qu’elle est logique. Ce qui est « malhonnête » c’est la désinformation permanente.

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 09:53

Avec « l’actualité du conflit Israël Palestine », on a l’impression que l’on ne vieillit pas. Depuis que j’ai « l’âge de raison », il me semble que ce conflit est la toile de fond de l’actualité. Bon, c’est vrai, mon point de vue sur le sujet a évolué.

 

Tout d’abord, je dois précisé que je ne me sens « concerné au premier chef » par ce sujet et je ne l’ai jamais été.

 

Au début (année 70), je me souviens que dans les informations françaises, les gentils étaient les israéliens. Ils étaient entourés de méchants arabes qui étaient bien supérieurs en nombre.

 

Vers la fin des années 90, les médias français avaient plutôt basculés : Israël aime la guerre. Elle ne veut pas conclure la Paix. C’est un pays surarmé. Les palestiniens sont sans défenses. Israël est encore expansionniste.

 

Et mon point de vue à moi ?

 

Difficile de s’affranchir totalement de ce que nous abreuve ces médias.

 

Tout d’abord, je constate qu’il s’agit d’un conflit « sur représenté ». Il y a de par le monde de nombreux conflits plus meurtriers qui font moins l’actualité.

 

Ensuite, ce conflit pose des questions sur la nature de ce qu’est un « Etat » ou bien ce qu’est la nationalité. Ainsi, pourquoi les palestiniens ne peuvent ils pas créer leur Etat ? Ou bien Israël est il ce pays d’arpatheid pour les juifs ?

Je n’ai pas les réponses à cela.

 

Parmi les « non dits » de l’affaire, il y a la mauvaise conscience européenne et l’extermination de la seconde guerre mondiale. Il est probable que pour certains européens, cet état d’Israël est une compensation offerte aux juifs. Cela n’est jamais dit ainsi, mais je me souviens que la défense de la politique d’Israël fait souvent appel à cette mémoire. D’ailleurs, l’une des justifications du sionisme (qui date de bien avant 1940) est d’offrir un lieu de « protection » pour les juifs. Cela n’est jamais dit et c’est sans doute une mauvaise raison : en effet, ce serait aux européens de « sacrifier » un morceau de territoire pour cet état juif.

 

Il y a d’ailleurs des situations étranges. Ainsi le football israélien fait partie de l’UEFA. C’est le cas d’autre sports ou activités. En quelque sorte Israël est « européen » au mépris de la géographie. Je n’en ai pas l’explication. L’état juif européen évoqué au chapitre précédent serait alors pleinement européen.

 

Si je tente de « me mettre à la place » d’un palestinien, c'est-à-dire d’une personne dont les ancêtres récents habitaient cette région (même sous domination ottomane), il est clair que j’aurais un sentiment de spoliation. Le fait de me faire éjecter de ma terre, de me traiter en « sous homme » ne me conduirait pas à approuver Israël. Mon tempérament ne me conduirait peut être pas à la lutte armée. Mais si, en plus je n’ai aucune perspective (ni de développement économique ni d’émigration) et que je doive vivre dans une prison à ciel ouvert, je pense que ma bonhommie aurait trouvé ses limites.

Mon point de vue est donc qu’Israël est « le méchant ». Moralement (et juridiquement) sa position est indéfendable. Ceci étant dit, il faut se rappeler que la morale n’a jamais été le moteur principal de l’Histoire. Je ne suis pas palestinien mais français. La question est donc quel est mon intérêt (en l’occurrence celui de la collectivité française puisque je n’ai pas d’intérêt privé) dans l’affaire ?

Je ne trouve pas la réponse dans les informations.

 

Au final, il est consternant de constater l’inefficacité de « l’Information » : tous ces moyens dépensés depuis plus de 50 ans pour que je sois toujours aussi mal renseigné (ou autant manipulé).

Partager cet article
Repost0
27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 09:47

Les informations reviennent souvent actuellement sur la fusion des banques populaires et de la caisse d’épargne ainsi que de la nomination de M Pérol.

 

Pour qui connaît un peu ses structures mutualistes, il est des questions qui ne sont pas expliquées.

 

En effet, il s’agit de groupes mutualistes et décentralisés. La structure n’est pas « top down » mais « bottom up ». On peut schématiser comme suit : les sociétaires possèdent les banques régionales qui se fédèrent dans un groupe représenté par un organisme central. Cet organisme central porte plusieurs fonctions : publicité et image de marque, représentant auprès des organismes de tutelles, organisme de contrôle, holding de la myriade de filiales, outil de mise en œuvre de la solidarité de groupe.

Dans ces conditions, est-ce que les 2 organismes centraux (banque fédérale des banques populaires et caisse nationale des caisses d’épargne) fusionnent ? Et si oui que se passe-t-il pour chacune de ces fonctions ? On peut voir que c’est très éloigné d’un problème capitalistique. Par exemple, la solidarité de groupe fusionne-t-elle ? Si oui, cela veut dire par exemple que si un jour, la BRED perd de l’argent elle sera renflouée aussi par des caisses d’épargne.

 

Il est vrai que ce sont les des questions techniques. Pourtant, c’est bien cela qui est en jeu. La méconnaissance de ces réponses rend l’information incompréhensible.

 

J'ajouterai que ces mécanismes de strcuture de pouvoir me semblent des enjeux essentiels. Si j'ia le temps je développerai peut^être ces thèmes. 

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 09:17

Une réflexion me vient après coup à propos de l’interview télévisée de N Sarkozy d’il y a quelques semaines.

La situation est grave, il est en difficulté, il a été questionné tour à tour par plusieurs journalistes. Et au final, l’impression formelle est bonne. Il connaissait mieux ses dossiers que ses interlocuteurs, il se dégageait un état d’esprit positif.

 

A y regarder de plus près, cette étrange constatation provient du fait que l’on n’a pas eu affaire à une véritable interview journalistique mais à une action de communication. Les interlocuteurs n’étaient pas dans la posture du journaliste mais dans celle de l’attachée de presse. Il n’y a rien de honteux à cela. C’est simplement malhonnête de faire passer l’un pour l’autre.

Partager cet article
Repost0
12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 09:38

Aux informations du 12 février 2009 il est question d’un rapport de l’agence française de sécurité sanitaire sur les OGM. Il parait que le mais OGM serait « sans danger ».

Je ne jugerais pas du fond. J’aurais tendance à être d’accord. Il est clair que ces « vis d’expert » ne contentent pas tout le monde et que beaucoup n’y croient pas.

 

Dans le détail, il parait que l’AFSS n’a pas vraiment « fait d’expérience » mais à effectuer un travail de compilation de documentations disponibles. Cette documentation provient majoritairement des industriels qui ont intérêt à vendre des OGM.

 

Cela m’amène à plusieurs remarques.

Pour une question comme la « dangerosité des OGM » et plus généralement les sujet de « sécurité sanitaire », si on l’aborde « scientifiquement » (objectivement, en recherche de vérité,…), l’aspect « national » n’a pas à jouer. Donc le fait qu’il s’agisse d’une agence « française » n’est qu’une contrainte administrative.

Dans le cadre de l’union européenne,  d’un marché unique, ce cadre « national » semble incongru. On pourrait en effet imaginer, à défaut d’une agence mondiale, que l’UE se soit d’oter d’une agence européenne. C’est d’autant plus important qu’il serait plus cohérent que ces conclusions s’appliquent à l’UE tout entière.

Le fait de ne pas procéder a des expériences est déplorable. C’est sans doute une question de moyen. Mais justement, le fait d’avoir une agence européenne laisse espérer que les moyens soient multipliés par rapport au niveau français seul. Ceci devant permettre de mener les expériences nécessaires.

 

Ces remarques faites, il apparaît que la suspicion sur les rapports de cette agence sont fondés. En effet, elle apparaît plus « politique » que « scientifique ». Il est clair que les intérêts « nationaux » (au moins de certains groupes de pouvoir nationaux) ne sont pas étrangers aux conclusions.

 

En pratique, le fait d’avoir une entité qui puisse « dire le vrai » en tout objectivité est proche de l’impossible. L’impossibilité est « politique » : aucun pouvoir n’admettra de déléguer cela. L’impossibilité  est aussi « opérationnelle » : l’approche de la vérité est un idéal inaccessible, il faudrait des moyens quasi infinis pour l’approcher. Enfin, il y a un véritable problème de communication : un rapport « idéal » serait nécessairement technique, rigoureux, équilibré pesant le pour et le contre) et donc nuancé. Ceci est tout le contraire de la communication grand public.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 13:56
Dans l'émission "le dessous des cartes", il a été récemment question de la mer noire.

Un point (de détail) m'a frappé. Il était question du scénario décrivant une mer isolée (et bien plus basse) il y a environ 7000 ans et qui s'est remplie rapidement du fait de la hausse de la mer méditerranée. Ce scénario explique le mythe biblique du déluge et les mythes identiques chez les peuples de mésopotamie.

Je connaissais déjà ce scénario. Ce qui m'a frappé c'est la façon dont il a été présenté. C'était presque un "fait établi". Or, à ma connaissance, il ne s'agit pour l'instant que d'une hypothèse crédible.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_Noire

Je suis convaincu que des tels "récits" méritent plus qu'un simple attribut booleen "vrai/faux".
Il importe de partager un critère de vraisemblance. Ce serait par exempe eune note de de 0 à 10. Avec 0 = "complètement faux", et 10 = "complètement prouvé et assuré" en passant par 5 = "hypothèse crédible".



Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : je blogue, donc je suis
  • : Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
  • Contact

Recherche

Archives