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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 09:48
Je n’ai pas besoin de présenter Harry Potter. Pour ceux qui sont rétifs au succès mondial de cette série de livre, j’indique simplement que celui-ci n’est pas immérité.
Parmi les nombreuses situations relatées par les 7 tomes, il y en a une que je voudrais mettre à jour. Dans le tome 5, lorsque le ministère de la magie tente de discréditer Harry Potter et que « personne » ne le croit, il y a une phrase pertinente concernant le journal « daily prophet ». Le journal ne publie pas la réalité mais ce que les gens veulent lire.
C’est un roman. La situation en question est sans doute extrême. Mais en général, n’est-ce pas le mode de fonctionnement normal d’un média ? Je songe par exemple au fait que selon son opinion politique, on choisira l’humanité, libération ou le figaro. C’est vrai qu’il y a quelques masochistes qui se forcent à lire « ce qui dit l’ennemi ». D’autre part, un média devant plaire à son public, il est logique qu’il publie ce que celui-ci veut entendre.
 
Bref, le constat est assez pertinent : ne pas s’attendre à être « informer » par les journaux. Encore un paradoxe ! Je juge cette situation assez négative (pas vous ?). Contre cela, je préconise l’ouverture d’esprit : diversifier ses sources. Plus facile à écrire qu’à faire.

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 09:22
Il y a une rumeur qui circule : « le moineau est en voie de disparition ». Personnellement, je me fiche un peu du moineau, je serais incapable d’en reconnaître un. C’est le coté « vérité de l’information » qui m’intéresse.
 
Il semble qu’effectivement, les populations de moineau dans certaines villes d’Europe occidentale aient baissées spectaculairement lors des dernières années. La cause est inconnue. Evidemment, les commentaires vont bon train : « encore un méfait de la pollution », « c’est un indice de la fin du monde », « mais qu’est-ce que fait l’ONU »,…
J’apprends qu’il y a (au moins) 2 espèces de moineaux. La plus « commune » est le moineau domestique. Cet oiseau « vit à nos crochets ». Originaire d’Eurasie et d’Afrique du nord il s’est répandu en Amérique du nord grâce (à cause ?) aux êtres humains. Bref, cette espèce n’a pas particulièrement à se plaindre de l’Humanité. A noter que le moineau peut être localement un « nuisible ».
Il y a un préjugé répandu : c’et de croire que les populations animales « sauvages » sont stables dans le temps. C’est largement faux. Les populations animales varient considérablement. La cause principale est le couple nourriture/prédateur. Mais il y a beaucoup de facteurs. Au final, de façon « naturelle », le nombre d’individu d’une espèce est très fluctuant. Bref, il est possible que la variation constatée soit « naturelle ».
J’oserai une autre hypothèse. Peut être que le nombre de moineau est en baisse parce qu’ils ne trouvent plus des conditions « propices ». Ces conditions sont celles que lui offraient les êtres humains par ses déchets divers. Peut être que le ramassage des déchets en Europe occidentale est devenu efficace et que ces foutus piafs ne trouvent plus à becqueter.
Il est vrai qu’une telle hypothèse ne va pas dans le bon sens : elle n’est pas anxiogène.

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14 novembre 2007 3 14 /11 /novembre /2007 08:22

Le cahier central du monde du 10 octobre 2007 portait sur l’« énergie les futurs ». Lorsqu’on connaît pas mal le sujet, ce genre de cahier est (fatalement ?) une déception. L’approche du thème est exaspérante. Il n’y a pas de chiffrage global (actuel et futur) tant en totalité que par type d’énergie. Il y a une confusion entre les sources d’énergie et les vecteurs intermédiaires (électricité, hydrogène). C’est un saupoudrage d’article.

« Le XXIème siècle marquera une transition énergétique ». Le XXème en a connu une, le XIXème aussi.  Bref, rien de nouveau.

« Le pétrole et le gaz en déclin cèderont la place à des énergies n’émettant pas de CO2 ». C’est quoi cela du nostradamus ? Il est au contraire probable que le charbon continuera à être fortement utilisé.

Il y a une information intéressant sur la technique d’enrichissement de l’uranium. La diffusion gazeuse utilisée par la France est en voie d’abandon au profit de la centrifugation. Dommage, qu’il n’y ait pas plus de détail. Areva a dû acquérir un concurrent Urenco. On est loin du discours d’autocongratulation sur « la France à la pointe de la technologie ».

Un tableau d’émission de CO2 par type d’énergie (Source PNUE, ADEME, EDF)

Charbon 1123

Diesel fioul 856

Pétrole essence 830

Gaz naturel 651

Photovoltaïque 316

Eolien 32

Nucléaire 19

Le chiffre pour le photovoltaïque est assez étonnant.

Le tableau des types de moteur dans le s véhicules (source Mercer analysis) en 2005 77% d’essence, 20 % de diesel et 0,5% d’alternatif.

La référence à une étude commanditée par l’ADEME sur la quantié d’énergie (non renouvelable) qu’il faut mobiliser pour obtenir 1 MJ d’énergie

Huile de colza et de tournesol : 0,2 MJ

Ethanol de blé ou de betterave : 0,5 MJ

Gazole : 0,9 MJ

Essence : 1,15 MJ

Le chiffrage pour l’essence et le gazole est étonnant. Si il faut brûler 1,15 MJ d’essence pour en obtenir 1 MJ, ce n’est certainement pas rentable. Donc c’est impossible. On brûle quoi : du pétrole directement ?

L’article sur l’hydrogène pose assez mal le problème.

Il compare le rendement d’un moteur thermique (brûlant de l’hydrogène) à 15 % (chiffre sous-estimé) à un moteur pile à combustible + moteur électrique à 50%. Ce dernier rendement (si c’ets exact) est à souligné.

 

Toutefois, il aurait fallu affirmer plus fortement que l’hydrogène n’est qu’un intermédiaire et non une source d’énergie.

La production par reformatage du méthane signifie que la source d’énergie est le gaz. Gaz qui curieusement est évoqué comme en déclin. Le fait que le CO2 soit concentré dans une cheminée d’usine et non par un pot d’échappement est présenté fallacieusement comme un avantage.

Enfin, on ose évoquer du stockage à -253 C (75 litres) dans un véhicule courant comme si cela allait de soi ! Je retiens un réservoir de 125 l d’hydrogène à 700 bars.

Aucun mot sur le rendement énergétique de la production d’hydrogène et sur son stockage. Sans doute que l’avantage du rendement évoqué sur le moteur disparaît complètement.

http://www.annso.freesurf.fr/H2.html

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9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 08:42

J’ai déjà indiqué que le pouvoir d’un « média » résidait premièrement dans le choix des sujets dont il parle. Je ne sais pas qui a dit « parlez de moi, même en mal, mais parlez de moi ».  Cela me semble pertinent. En effet, il est possible de « démolir » un thème, une personne, une organisation. Mais en braquant les projecteurs sur cela, on augmente son « audience ». Et l’on risque l’effet boomerang (pour différentes raisons, qui vont de l’esprit rebelle, à l’analyse critique en passant par la défense du plus faible ou à l’intérêt partisan) qui entraîne une « sympathie » pour ce que l’on voulait démolir. Si jamais le sujet n’est pas sur la place publique et que l’on veut s’y opposer, le mieux c’est de ne pas en parler. 

 

Dans la mesure de mes modestes moyens et sauf erreur de ma part, je suis cette ligne de conduite. Je parle de ce que j’apprécie (sans oublier la critique) et j’omets ce qui me déplait. En effet, pourquoi se torturer à passer du temps sur un thème déplaisant ? Ceci ne veut pas dire que tout ce qui n’est pas mentionné ici me déplait. En effet, les thèmes qui m’intéressent sont très vaste et je ne dispose que de 24 h par jour.  

 

Je constate que certains médias pratiques « l’encensoir ». Le prototype se situe par exemple dans les émissions de variété de Michel Drucker. On peut considérer que c’est cette approche positive qui est pratiquée. En pratique, il est probable que des considérations « marketing » entre en ligne de compte et que les louanges pratiquées ne sont pas authentiques.

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 08:37

Sur le site http://www.eaufrance.fr/docs/bsh/2007/09/restrictions.php

 

On peut constater que l’année 2007 a été bien arrosée (sauf à l’extrême sud). Cela a surtout été le cas de l’été.

 

 

Pourtant, le même site nous indique que des nappes phréatiques sont encore en baisse (depuis 2003). Cela pose question.

 

 

Il y a encore 27 départements qui ont au moins un arrêté de restriction d’usage des eaux. Le pompon revient au 77 qui malgré une pluviométrie diluvienne reste à un « niveau 3 = restriction totale »).  Ce n’est pas très grave car qui songerait à arroser dans ces conditions.

 

 

Mais tout cela permettra de revenir au « discours de sécheresse ». En effet, il y a sécheresse puisqu’il y a des arrêtés de restriction !

 

 

Si jamais il pleuvait encore trop, il sera toujours temps de basculer dans l’autre thème : celui de l’inondation. Et l’inondation entraîne elle aussi des problèmes dans l’alimentation en eau potable.

 

Bref le pire est certain. Attendez vous à payer.

 

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 08:38

Il est un concept qui revient parfois dans les débats : la thèse du complot.

Je ne sais pas exactement à quoi cela fait référence. Je suppose que le libellé parle de lui-même. Cela voudrais dire qu’au niveau mondial il y des « maîtres » qui tirent les ficelles et complotent pour arriver à leur fin et probablement contre les intérêts du plus grand nombre.

Il me semble important de mettre au point mon « point de vue » (ma croyance) vis-à-vis de cet état des choses. Je ne crois pas un centre de complot unique. 

 

Par contre, je crois très fortement en l’existence de nombreux centres d’influences. Il y a ceux qui n’ont qu’une influence locale et ceux qui pèsent au niveau mondial. J’estime ces derniers à quelques milliers.

Ces centres d’influence rassemblent de façon stratégique un petit nombre de personnes. Il est possible qu’ils aient une large audience, beaucoup de donateurs ou de « membres » : mais les décideurs sont peut nombreux : quelques dizaines.

Ces centres d’influence agissent pour leurs objectifs propres. Ces objectifs concernent très souvent l’intérêt de leurs « membres » ou de leur « classe » ou tout autre groupe (religion, nation, ethnie, métier, philosophie,…). Se faisant, ils peuvent aller à l’encontre de l’intérêt du plus grand nombre.

Ces centres d’influence utilisent tous les moyens qu’ils peuvent. Le plus souvent ces moyens sont légaux. Mais il y a sans doute des cas, où cela sort de la légalité. S’ils sont plutôt légaux, ses moyens sont au-delà de la morale : en effet, dès l’instant où il s’agit de défendre un objectif égoïste, la notion de morale s’efface. Parmi ces moyens, il y a la manipulation d‘opinions. 

 

Je constate l’existence de manipulations d’opinions. C’est le cas du réchauffement climatique, cela a été le cas de la guerre en Irak. Au niveau Français, cela a été le cas de la crainte sécuritaire de 2002. Parfois, il est difficile de trancher s’il y a vraiment manipulation : c’est le cas de la grippe aviaire. Il n’est pas toujours facile d’identifier qui tire les ficelles. En pratique ces centres d’influence sont discrets : il peuvent posséder plusieurs organes « visibles » mais le noyau de décision reste caché. 

 

Ces centres d’influence ne sont pas omnipotents. Ils utilisent les leviers qu’ils ont à leur disposition. En général, ces centres d’influence ne s’opposent pas frontalement. Si c’est le cas, le conflit peut être vif voire meurtrier. Mais il n’est pas de l’intérêt de personne d’en arriver là.  

 

Il se peut qu’un individu isolé vienne contrecarrer les projets de ces centres d’influence. Malheur à lui ! Le combat est inégal. Il se peut même que cet individu ne sache même pas à quoi il s’est affronté. 

 

L’existence de ces centres d’influence me parait « naturelle ». Elle ne semble ni bonne ni mauvaise. C’est une donnée : il faut « faire avec ». Faisant comme tout un chacun partie de « l’opinion », ce sont ces manipulations d’opinion qui me préoccupent. On peut considérer que ces centres d’influence cherchent à faire passer « leur vérité » : et c’est de cela qu’il faut prendre conscience.

 

 

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 09:52

Dans mes recherches je suis tombé sur le moteur à air comprimé. Contrairement à un préjugé (de ma part), le concept est opérationnel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Moteur_%C3%A0_air_comprim%C3%A9.

 

Je retiens notamment la phrase « le concept semble oublié du monde « écologique » et ne bénéficie pour l'instant d'aucun lobby industriel pour sa promotion et son développement ».

 

Quand on voit les aberrations autour du moteur électrique à hydrogène ou même hybride, c’est en en effet à se demander « qui tire les ficelles » ?

 

 

Sur http://www.aci-multimedia.net/bio/voiture_air_comprime1.htm:

 

« Dommage que le Salon de l'Auto n'ait pas ouvert ses portes à G. Nègre et que la majorité des grands médias l'aient ignoré ».

 

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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 08:32

Schématiquement, l’effet de serre est présenté comme un piège thermique. Le rayonnement de lumière visible passe à travers les vitres (l’atmosphère). Il atteint la surface qu’il chauffe. EL rayonnement thermique de cette surface est dans les infrarouges. Il est absorbé par les vitres (par les gaz à effet de serre de l’atmosphère). Cette barrière rayonne dans tous les sens et aussi en direction de la terre. Au final, la surface du sol est plus élevé avec des vitres (une atmosphère) que sans.

On peut remarquer que si l’effet de barrière était total, la température du sol serait celle de la source du rayonnement lumineux, c'est-à-dire 6000 K. C’est donc plutôt une « effet à la marge ».

On peut aussi remarquer que sur Vénus, l’atmosphère n’est pas transparente aux rayons lumineux et pourtant la température au sol est aux environs de 400 C.

J’ai déjà vu des serres. Pour les celles qui servent à des cultures hors saison, on y trouve un système de chauffage. En pratique, le vitrage sert surtout à conserver au même dans la serre le même volume d’air : une fois que celui-ci a été chauffé, il est bête de le perdre ! Si l’on a construit des serres avec du verre, c’est pour que les plantes reçoivent la lumière du soleil. J’imagine que s l’on parvenait à produire une énergie lumineuse valable à un coût compétitif, on produirait aussi dans des hangars opaques. Bref les gens qui ont construits les premières serres ne l’ont pas fait pour l’effet de serre.

Si la barrière vitrée était si efficace, pourquoi faut-il mettre un double vitrage ? Voir un triple ?

 

 

 

En pratique, les transferts thermiques utilisent 3 modes : radiatif, conductif et convectif. Dans le cadre de notre air, le plus efficace est le convectif. C’est pourquoi il faut « emprisonner » l’air dans la serre ou mieux entre 2 vitres.

La serre est plus chaude parce que l'air qu'elle contient n'est pas remplacé par de l'air frais et non pas par une radiation provenant de la vitre.

 

 

 

Tout ceci m’amène à dire que le vocable « effet de serre » est mal choisi. Il aurait mieux valu parler d’effet de couverture. Mais il est sans doute trop tard pour changer de slogan publicitaire.

 

 

 

PS : j’avais cet article en réserve de publication. Et le m’aperçois que l’on écrit des choses similaires (et bien d’autres informations) dans http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html. Cela fait toujours plaisir de ne pas se sentir seul !

PPS : ces lectures amènent 2 faits remarquables.

Les vitres des serres (ou des voitures) ne sont pas particulièrement plus chaude que l'air ambient. Comment pourrait-elles rayonner plsu d'énergie ?

Il existe des verres anti IR (pour les Vlux notamment) qui laissent la pièce au frais. Pourtant, ils bloquent les IR et sont transparents à la lumière visible. Ils ont donc un "anti effet de serre". Curieux non ?

 

 

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 08:35

Dans « le monde » de la semaine du 15 août, et malgré sa maigreur, on trouvait une double page intéressante portant sur les « rois d’entre les 2 fleuves ». Sans doute tiré par les événements actuels, l’histoire de cette région (en gros l’Irak) est très intéressante. Le traitement qu’en fait « le monde » sort d’un strict point de vue historique et je l’ai trouvé original.

 

Une réflexion qui me vient est que cette Histoire là est très peu connu « dans la population ». En effet, autant l’histoire égyptienne, grecque et romaine est ressassée fréquemment (notamment dans les programmes scolaires) autant l’histoire « mésopotamienne » est laissée dans l’ombre. C’est surtout par rapport à l’Histoire égyptienne que la comparaison est frappante. En effet, il s’agit des mêmes périodes : et encore,  au titre de l’antériorité l’avantage est plutôt à Sumer.

Une première explication que je vois est que les connaissances de l’Histoire mésopotamienne sont plus faibles que celle de l’Histoire égyptienne. En corollaire, les traces monumentales sont médiocres en Mésopotamie du fait des matériaux utilisé (Argile contre Pierre pour l’Egypte). Il me semble aussi que les connaissances historiques sur cette région sont des « nouveautés » et qu’elles progressent encore très sensiblement à l’heure actuelle.

Une deuxième explication serait que les antiquités de la région ont surtout été ramassée par le Royaume Uni (à ce titre, l’histoire du code d’Hammourabi qui a été pillé par les élamites pour être ensuite récupérer par les archéologues français est savoureuse : si elle n’avait pas été pillée une première fois, elle serait à Londres et non à Paris !). Par manque de « pièces », en France, on « ignorerait » la mésopotamie.

Si l’on compare les traces qui demeurent dans notre société moderne, il me semble que la Mésopotamie gagne haut la main sur l’Egypte. C’est le calendrier de 7 jours, les heures minutes et seconde, les mesures d’angle. C’est l’astrologie. C’est la notion de code de loi. C’est l’écriture « alphabétique ». Dans la proto-histoire, c’est aussi l’agriculture et l’élevage. C’est sans doute la roue.

Ce qui transparaît aussi à la lecture des articles c’est que la bible (l’ancien testament) a recyclé des mythes ou histoires mésopotamiennes (le déluge, le bébé confié au fleuve, la tour de babel,…). Il est assez probable que la prééminence de l’ancien testament a polarisé l’information. On n’allait pas chercher plus loin par manque d’envie ou de motivation.

 

A noter que l’article de wikipédia relativise encore mon propos. « L’impossibilité de fouiller depuis 1990 relativise la perspective… On a depuis mis à jour de nouveaux centres qui ont montré que les régions considérées comme marginales étaient très avancées dès une époque reculée (notamment grâce aux archives d'Ebla et de Mari en Syrie, et aujourd'hui de Jiroft en Iran), et n'avaient pas grand-chose à envier à la Mésopotamie contemporaine ».

Alors que j’estime que l’on a trop longtemps braqué les feux sur l’Egypte au détriment de la Mésopotamie, il semble que l’on puisse encore chercher ailleurs.

On peut pousser le raisonnement. On sait que dans ces périodes reculées (il y a en gros 5000 ans), l’espèce humaine occupait déjà quasiment toutes les terres émergées. En Europe par exemple, il y avait déjà du monde. C’est bien la présence ou non d’artefacts qui guide la construction historique. Celle-ci est donc biaisée. Pas d’artefact, pas d’histoire. Pourtant, ces gens ont bel et bien existés. Ils avaient sans doute une organisation sociale, des connaissances, des mythes, etc. C’est comme dans le monde des média : si tu ne fais pas parler de toi, tu n’existes pas.

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13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 08:37

« On nous cache tout, on nous dit rien ».

 

Dans le monde, il y a environ 6 milliards d’individus. On peut estimer que chacun vit chaque jour une centaine d’événements. Voilà 600 milliards d’événements-homme par jour. On peut aussi supposer qu’en moyenne le même événement est partagé par 10 personnes. Nous avons donc 600 milliards de point de vue sur 60 milliards d’événement par jour.

Un journal quotidien relate entre 100 et 1000 événéments. Le système médiatique français dans son ensemble a tendance a répété la même chose. On peut estimer qu’il relate 10 000 événements par jour. Au niveau mondial, c’est environ 1 000 000.

Donc la fraction d’événement relaté est de l’ordre 1 pour 60 000. Ceci signifie que 59 999 événements sur 60 000 passent à la trappe du système médiatique. Bref, on ne sait rien.

 

Je vois l’objection : « le système médiatique sélectionne les événements importants ». Le reste serait donc « sans importance ». Rien ne me semble plus faux.

 

Tout d’abord, la définition objective de ce qui est important et ce qui ne l’est pas reste à faire. Elle est sans doute impossible. L’importance est relative. Bref, ce n’est pas l’importance qui est le critère sélectif. Ce serait plutôt l’événement qui intéresse le « public ». C’est loin d’être la même chose.

 

Ensuite, les événements vraiment important sont généralement secrets. Vous ne croyez pas que vous allez savoir gratuitement, voire pour le prix d’un quotidien, les secrets d’état ou économiques importants. Bref, on en a pour son argent. Et comme l’information publiée est peu chère…

 

En fait, c’est sans doute la partie la plus importante du pouvoir du système médiatique. Celui de choisir les sujets présentés.  Imaginez un peu : une marque paye des millions d’euro pour un spot publicitaire de 30 secondes à la télé. Tout cela pour faire parler d’elle. Et en face, un sujet du journal télé de 30 secondes serait « gratuit ».  Et bien, ce n’est pas si « gratuit » que cela : le choix des sujets fait partie de la ligne éditoriale. L’intérêt du public n’est pas une chose fixe, connue d’avance : c’est un chose évolutive, manipulable. Ce n’est pas le critère véritable de sélection des thèmes. Le véritable critère de sélection de tel ou tel thème est l’intérêt propre du média.

 

Ainsi, bien avant la façon de traiter l’information, le véritable pouvoir des média réside dans le choix des sujets. « Si on ne parle pas lui, le problème « n’existe » pas ».

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