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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 09:42

Il me semble que la typologie d’information de base est la suivante : témoignage, démonstration, généralités. Il se trouve qu’à tout cela s’ajoute « du bruit ».

Le témoignage est le compte-rendu d’un événement de la part d’un acteur qui a « vu » cet événement. L’événement peut être quelquechose de basique comme un texte de loi ou un livre. Le témoignage est plus ou moins sincère, plus ou moins complet. De toute façon, le témoin de l’événement ne peut rendre compte que de son point de vue. Malgré tout, les informations de témoignage sont les informations les « plus proches du réel ».

Les démonstrations sont des argumentations qui partent d’hypothèses, utilisent un cheminement logique pour aboutir à une conclusion. En pratique, les démonstrations publiées sont bancales. Elles tiennent rarement la route. Leur valeur démonstrative est négligeable. Elles ne convainquent que les convaincus.

Les généralités sont des thèses qui proviennent de la généralisation de témoignage, ou de conclusion de démonstration. Elles sont souvent présentées comme des « certitudes » alors que leur valeur de vérité est très incertaine. Il faudrait plus les voir comme des hypothèses de travail. En effet, la démarche intellectuelle a besoin de ces généralités.

Le bruit, c’est tout le reste. Ce sont de phrases creuses, des redondances, des digressions, du méta discours,.. Parmi le méta discours, il y a la question du vocabulaire et de la définition des mots.

 

Le rédacteur du discours a le choix entre 2 modes : le mode « objectif » et le mode opinion. L’opinion révèle ses croyances. Dans le mode objectif, il s’en tient à des éléments externes (témoignage, démonstration, vocabulaire normalisé…). Il est extrêmement difficile de rester dans le mode objectif.  En pratique, il est souvent pollué par des opinions.

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 09:27

Je rappelle la thèse qui est matraquée à longueur d’années par les médias de tout poil :

1 Il y a un réchauffement climatique en cours et durable.

2 Il est causé par le gaz à effet de serre et donc par l’activité humaine.

3 Ce réchauffement sera globalement catastrophique.

 

Mon opinion est que nous avons affaire là un matraquage et pas à de la science.

Il n’y a presque que sur le net que l’on trouve des documentations contraires à ce dogme : tout information contraire est systématiquement écarté des médias traditionnels.

La façon dont il est rendu compte de la moindre anomalie qui va dans ce sens est incroyablement baisée. Un hier chaud ici, un moins d’avril sec là. Peut importe qu’ailleurs dans le monde ou dans l’année, ce soit le contraire : là on n’en parle plus. Au-delà du problème du climat cela montre le pouvoir important du système médiatique : celui de choisir le petit nombre d’information présentées parmi les milliers de milliards possibles.

 

Pour en revenir à la climatologie, elle me semble être encore une science immature. L’analogie serait de la considérer dans l’état de l’alchimie du moyen âge par rapport à la chimie moderne. Je ne pense pas que cela doive être pris péjorativement (on méprise à tort l’alchimie), c’est simplement reconnaître des limites (d’ailleurs la climatologie n’est pas la seule « prétendue science » qui est dans cette situation). La climatologie utilise à outrance le joujou moderne : la simulation par ordinateur. C’est comme quand les alchimistes faisaient joujou avec leurs alambics. La climatologie fait face à un écuil majeur : l’absence de l’expérimentation. A cause de cela, la climatologie restera toujours « un cran en dessous ». Malgré tout, il est possible de progresser : cela passe par exemple par un recensement de climats constatées : l’analogie là serait le recensement des espèces vivantes et leur classification. C’est long et fastidieux. Par nature, les climats terrestres ont un rythme annuel. Il faudrait donc cataloguer sur plusieurs années les paramètres annuels des climats. Une approche sans parti pris ne devrait pas trier parmi les paramètres. Ce n’est qu’ensuite lors de la tentative d’élaboration de « lois » que l’on distinguera les paramètres d’input et ceux «d’output » et les équations de passage de l’un à l’autre. Par exemple, le taux de CO2 de l’atmosphère et il un input ou un output ? L’ordinateur est alors fortement utile pour calculer ces lois : l’ordinateur est un outil pas un oracle. Ces lois ne peuvent être valides que si elles sont très corrélées aux mesures constatées.

La cerise sur le gâteau serait de pouvoir transposer ces lois climatiques sur les autres planètes du système solaire. Elles gagneraient alors en crédibilité.

Sur le site http://skyfall.free.fr/?p=71, le niveau d’exigence est encore bien plus fort.

 

La base historique des données climatiques est trop lacunaire. Cette lacune est temporelle (peu d’année, par contre les valeurs sur une année sont généralement bien documentées). Elle est aussi spatiale (des trous béants dans la couverture, cela pose aussi le problème du maillage). Elle porte aussi sur le type de paramètre : doivent ils être identiques à ceux de la météorologie ? Il est probable que non. En effet si l’on ne veut pas rester dans l’impasse que constitue l’horizon de prédiction météorologiques, il faut sortir des « équations » de la météo. En fait la climatologie ne devrait presque rien avoir à faire avec la météo. Le choix des paramètres est donc ouvert : lesquels prendre ? Comment savoir que l’on n’en oublie pas ?

La question du maillage est crucial en météo mais peut être pas aussi grave en climatologie. En effet, il ne s’agit que de valeurs moyennes, globales. La maille peut donc être assez grande. Par contre, il se pose la question des zones de « climat uniforme ». Doit on chercher à mailler en suivant ces zones ou bien mailler de façon géométrique par des pseudo rectangles ?

 

Enfin, le baptême du feu d’une démarche scientifique c’est la prévision. A ce qu’il me semble, aujourd’hui, cela ressemble plus à des prédiction nébuleuses à la Nostradamus qu’à des prévisions météo. Si la climatologie avait été en mesure de faire une prévision réussie à quelques années sur le climat d’une partie de la Terre ou de la planète tout entière, je pense que l’on en aurait entendu parlé. Donc, soit il n’y a eut que des échecs soit on ne l’a même pas tenté. La seule prévision osée : c’est celle à 100 ans. Et encore, exprimée de façon peu claire et avec une belle fourchette d’incertitude ! De toute façon dans 100 ans, plus aucun des acteurs actuels ne s’en souciera. J’ai tenté à partir des documents du GIEC de vérifier la « prévision ». En effet le GIEC existe depuis 1988 : cela donne une profondeur historique. Malheureusement, les documents en ligne ne datent au maximum que de 2001 (je ne parviens pas à trouver le rapport 1995) et l’écart prédit pour 2007 est vraiment trop restreint (l’épaisseur du trait) pour vérifier quoi que ce soit. Même en 2020, ce sera délicat : il était prédit pour 2020 un surplus « moyen » de 0,3 C par rapport à 2000. Rendez-vous donc en 2020.

 

Que des climatologues crient au loup pour gonfler leur importance et obtenir des crédits, c’est sans doute la règle du jeu actuel. Que le système médiatique reprenne en cœur et de façon partisane ce qui ne reste que des hypothèses c’est plus suspect. Heureusement, il y a internet.

 

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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 09:32

Lorsque l’on parle de propagande on pense à Goebels et aux Nazis. Il est intéressant de se rappeler qu’à l’époque le terme de propagande s’appliquait aussi à l’activité des médias alliés. La notion de propagande n’avait pas sa connotation négative qu’elle a prise ensuite. Après tout, c’était la guerre totale et l’information est bien évidemment une ressource de l’effort de guerre. Depuis, on ne parle plus de propagande. Mais a-t-elle disparu ? Par quelle miracle cela se serait il produit ?

 

Je songe par exemple à la génèse de la guerre en Irak (2003). Nous, les français « intelligents » savions bien que :

1 Le régime irakien n’était pas impliqué dans les attentats de 2001.

2 Le régime irakien était très éloigné de l’obtention d’armes de destructions massives

3 L’entrée en guerre allait générer des problèmes plus graves que la situation initiale.

En face, ces « crétins d’américains » croyaient l’inverse. C’est parce qu’ils étaient victimes de la propagande américaine orchestrée par le gouvernement US et le tycoon « Murdoch ».

Mais, nous mêmes, « les français qui avons toujours raison », n’étions nous pas nous même manipulés ? Finalement, qu’est-ce que j’en sais moi de la situation irakienne ? Je n’y suis jamais allé, je ne connais aucun irakien. Mon opinion sur le sujet n’est construite que sur ce qu’en disent les média.

Il se trouve que les assertions 1, 2 et 3 semblent se révéler vraies. Notre source d’information était donc plus juste qu’outre atlantique. Je ne parierais pas que ce soit toujours le cas.

 

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 13:43

Je ne suis pas très satisfait des médias. J’estime que ceux-ci désinforment plus plutôt qu’ils n’informent. Pourtant, je ne tomberais pas dans une critique « tous pourris ».

D’abord, je reconnais que le travail médiatique présente des contraintes. Que ce soit pour les membres dirigeants du média ou pour le rédacteur de base. Il s’agit par exemple de l’équilibre financier du média (être attractif, « plaire », être accrocheur). Il s’agit de la contrainte technique : faire tenir l’article en « X lignes ». C’est aussi le fait d’être « lisible », « compréhensible » par « tous » (claire, simplificateur, synthétique). Ce sont les contraintes légales (vie privée, diffamation,…). C’est l’accès à l’information (une enquête cela coûte). C’est aussi le problème de la « production » de l’information (analyse et réflexion).

Le fait de tenir un blog oblige à l’humilité en la matière. Toute proportion gardée, le blogueur se trouve dans une situation comparable à un média.

Finalement, on ne peut pas attendre de n’importe quel média une information objective, complète, ou même équilibrée. Ce serait plutôt au système médiatique, c'est-à-dire à l’ensemble des média d’atteindre ces objectifs. Il faut reconnaître que ce n’est pas le cas pour les média classique. Heureusement, voici la blogosphère !

 

 

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4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 09:03

J’entends parfois râler sur la blogosphère, le crétinisme dont elle fait preuve, les horreurs que l’on y trouve. De façon parallèle, il ne se passe pas une semaine sans que le journal télévisé n’évoque les « dangers d’internet ».

Bloggueur moi-même, j’enrage contre cela.

Les dangers d’internet existent mais sont nettement exagérés. Il est parfaitement malhonnête de mettre en exergue ceux d’internet sans perspective. Internet est certainement bien moins dangereux que beaucoup d’autres activités humaines. Je crois que ces tentatives récurrentes pour effrayer le chaland ou d’intimidation sont une manœuvre défensive de la part des « tenants du pouvoir » (notamment le pouvoir médiatique).

Dans la blogosphère, il y a de tout. Donc, il a des bêtises, des horreurs, du crétinisme. Réduire la blogosphère à cela est un point de vue. Je ne le partage pas. Je pense qu’au contraire la blogosphère est un lieu d’invention important. Il y a sans doute actuellement plus d’imagination dans la blogosphère que dans tous les autres média réunis. Sans doute que les gens de média vont s’en apercevoir et vont venir la piller.

Moi, je râle contre les médias et « ceux qui causent dans le poste ». Entendre (ou voir ou lire) des « conneries » sans pouvoir réagir et frustrant. Il y a à peine moins de crétinisme dans les média classique que dans la blogosphère. C’est un mauvais procès qui lui est fait. Par contre, tout le monde (dont moi) « peut causer dans les blogs ». Et ça c’est essentiel.

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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 09:31

Cela va faire un an que j’ai lancé ce blog. C’est le temps d’un bilan.

Je suis assez satisfait d’être parvenu à l’alimenter régulièrement. Je trouve l’exercice très enrichissant (pas en euro). Cela porte sur la recherche d’idées, sur la nécessité de les affiner, sur l’effort de rédaction, sur les questions d’organisation, sur le problème de « l’apparence ».

L’éditeur de « overblog » n’est pas terrible. Cela s’est amélioré depuis un an. Bon, il faut faire avec.

 

Les compteurs statistiques indiquent une audience « correcte ». Je ne suis pas prêt de vivre de mon blog mais je n’écris pas complètement dans le vide. Je me demande ce que je ferais s’il n’y avait personne. Arrêterais-je ?

Il y a très peu de commentaire. C’est assez inquiétant. Est-ce que les rares lecteurs se sont perdus ici et ne comprennent rien ?

 

Ce bilan c’est aussi le moment d’exprimer pourquoi je fais cela.

1 Au point de vue matériel, je dispose du temps et de moyens de le faire. D’autre part c’est gratuit.

2 Cet exercice est une « gymnastique de l’esprit ».

3 C’est surtout un moyen d’exposer (modestement) mes réflexions, mes réactions. Comme beaucoup peut être, je ne me retrouve pas dans ce qu’expose les média classiques. C’est peut être une bouteille à la mer, mais au moins le message est écrit.

4 Aller je vais l’avouer, c’est aussi l’espoir fou que ce que j’expose finisse par « peser », par être repris et influer sur le cours des événements publics.

 

En conséquence, ce blog devrait continuer. Jusqu’à ce que mort s’en suive ?

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 09:42

TOINETTE

De quoi dit-il que vous êtes malade?

ARGAN

Il dit que c'est du nucléaire, et d'autres disent que c'est des OGM.

TOINETTE

Ce sont tous des ignorants. C'est du réchauffement climatique que vous êtes malade.

 ARGAN

Du réchauffement climatique?

TOINETTE

Oui. Que sentez-vous?

ARGAN

Je sens de temps en temps des coups de chaleur.

TOINETTE

Justement, le réchauffement climatique.

ARGAN

Il me semble parfois qu’il y a du brouillard.

TOINETTE

Le réchauffement climatique.

ARGAN

J'ai quelquefois des tsunamis.

TOINETTE

Le réchauffement climatique.

ARGAN

Je sens parfois des coups de froids.

TOINETTE

Le réchauffement climatique.

ARGAN

Et quelquefois il me prend des cyclones.

TOINETTE

Le réchauffement climatique. Vous avez chaud en été ?

ARGAN

Oui, monsieur.

TOINETTE

Le réchauffement climatique. Vous avez froid en hiver ?

ARGAN

Oui, monsieur.

TOINETTE

Le réchauffement climatique. Et il y a des sècheresses et des inondations?

ARGAN

Oui, monsieur.

TOINETTE

Le réchauffement climatique, le réchauffement climatique, vous dis-je. Que vous ordonne votre gouvernement pour votre énergie?

ARGAN

Il m'ordonne de rouler à l’hydrogène.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et à l’électricité.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et au bio carburant.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et de payer la TIPP.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

De limiter la vitesse.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et, le soir, de rouler en 4x4 pour frimer.

TOINETTE

Ignorant!

ARGAN

Et surtout de prendre les transports en commun.

TOINETTE

Ignorantus, ignoranta, Ignorantum. Il faut marcher à pied. Et pour aller plus vite, faire du vélo. Votre gouvernement est une bête. Je veux vous en envoyer un de ma main; et je viendrai vous voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville.

ARGAN

Vous m'obligerez beaucoup.

TOINETTE

Que diantre faites-vous de cette maison-là?

ARGAN

Comment?

TOINETTE

Voilà une maison que je ferais raser tout à l'heure, si j'étais que de vous.

ARGAN

Et pourquoi?

TOINETTE

Ne voyez-vous pas qu'elle produit plus de CO2 que votre voiture, et qu'elle réduit à rien vos effort de marcher?

ARGAN

Oui; mais j'ai besoin de ma maison.

TOINETTE

Vous avez là aussi un chien que je me ferais abattre, si j'étais à votre place.

ARGAN

Abattre mon chien?

TOINETTE

Ne voyez-vous pas qu'il consomme tant en plus, et qu’il dérobe la nourriture? Croyez-moi, faites-le abattre au plus tôt: vous mangerez mieux.

ARGAN

Cela n'est pas pressé.

TOINETTE

Adieu.

 

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 09:05

Il y a quelques temps, les statistiques de la population française montraient des chiffres de croissances inattendues. Nous aurions atteint la moyenne mythique de 2,1 enfants par femmes.

Tout le monde s’en est réjouit.

 

Est-ce bien raisonnable ?

 

Ce « tout le monde qui s’est réjouit », c’est à peu près le même que celui qui dénonce les dangers mondiaux : surexploitation des ressources naturels, changement climatique, dangers de l’énergie nucléaire, malnutrition, guerres latentes, tensions sociales, réapparition de l’esclavage…

Il ne semble pas sauter aux yeux de ces gens que le monde est en état de surpopulation et que cette surpopulation est une cause importance de ces dangers mondiaux. Ces dangers mondiaux perdraient un peu d’intensité si la population mondiale baissait. Malthus a été beaucoup décrié mais il n’avait pas tout à fait tort.

Revenons à la France. La population croit doucement de x% par an. On juge cela bien. Selon notre conception universaliste, nous devons aussi estimer que cette croissance de x% serait une bonne chose pour tous les pays. Nous trouvons donc une bonne chose que la population mondiale croisse de façon exponentielle. Cette population mondiale étant déjà de plus de 6 milliards d’individu, tout cela devrait conduire à plus de 17 milliards d’ici 2100 (avec x = 1). Qu’est-ce que c’est beau une fonction exponentielle !

Comment fera-t-on pour satisfaire les besoins de tout ce monde ? Dieu y pourvoira-t-il ? Tous à zanzibar ?

Bref, il est parfaitement inconséquent de se réjouir sans réserve de l’augmentation de la population française. Il est déplorable que cela ait l’unanimité.

 

Je vais vous dire ou se situe la faille dans mon raisonnement. C’est dans la conception universaliste. Malgré tous les discours sur cette question (droit de l’homme, égalité, blabla,…), nos commentateurs francophones ne conçoivent surtout pas que la France doive « rentrer dans le rang ». La France est une exception, elle éclaire le monde. Il est normal que sa croissance soit différente. Les autres pays, eux, doivent réduire leur population. Par exemple, on est tout à fait satisfait de l’évolution démographique allemande.

 

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 14:21

Les réactions et positions sur ce sujet sont étonnantes. Tout d’abord, pour un sujet qui n’est pas vraiment nouveau, l’état d’impréparation des commentateurs et personnels politiques est sidérante. Ensuite, il apparaît assez nettement que les positions proviennent de considérations idéologiques et ne sont pas liées à une analyse du sujet. 

 

Analyse rapide.

Avant toute chose, les biocarburants font partie des énergies de biomasse. C’est clairement des énergies renouvelables. Le rendement énergétique global des biocarburants est très peu documenté. Combien faut-il dépenser de MJ pour produire 100 MJ de biocarburant ? Certainement pas 0, sans doute moins de 100. Il y aurait un premier choix à faire : quelle est la limite à partir de laquelle la filière est intéressante ? Je propose que c’est 50 MJ, c’est à dire une efficacité > 50%.

Parmi les énergies de biomasse, les biocarburants permettent de s’intégrer aux filières actuelles. Ce n’est donc pas une rupture brutale. Cela ne plait pas aux "anti pétrole". Mais il faut reconnaître que cette transition laisse augurer une réelle facilité de déploiement. C’est du concret. Cela fonctionne d’ailleurs au brésil depuis plus de 10 ans.

Rien n’oblige à utiliser ces biocarburants uniquement dans la filière du transport. Il s’agit d’une énergie polyvalente. Toutefois, la réalité du besoin fait que c’est la filière du transport qui est principalement visée. Les biocarburants apparaissent donc comme un des moyens permettant de prolonger notre boulimie de transport. Les réactionnaires sur les questions de transport n’approuvent donc pas. 

Par rapport à la biomasse, opter pour la technologie des biocarburants peut être mise en question. Il apparaît que ces biocarburants sont plus faciles d’emploi que de la paille sèche ou tout autre matière végétale. Par contre, il serait intéressant d’obtenir les comparaisons d’efficacité énergétique des différentes technologies. 

 

Le point sans doute le plus important est que les biocarburants détournent l’utilisation d’une partie des surfaces agricoles.
 

Il faut avoir conscience que la biomasse a été « laissé de coté » au 19ème siècle du fait de l’essor du charbon. Le bois a été moins utilisé comme ressource énergétique. Il y avait 3 raisons : le coût, la densité d’énergie au kg et la demande en surface boisée (le développement industriel n’aurait pas pu se faire en exploitant le bois uniquement). Cette « mise à l’écart » a d’ailleurs permis aux forêts européennes de s’accroître. Le premier constat à faire est que même si l’on utilisait toutes les surfaces disponibles, cela ne suffirait pas à notre boulimie énergétique : les bio carburants ne seront toujours qu’un complément.

Nous avons connus de nombreuses années « d’excédents agricoles ». Cela est vrai surtout au niveau européen. Même si la situation est loin d’être transparente en la matière, il y avait très probablement un excédent de production. Cela se traduit par exemple par les jachères qui jalonnent nos campagnes. Pourtant, certains articles, certains indices laissent penser que la situation va changer. D’abord, la croissance de la population mondiale continue, son appétit en alimentation élaborée aussi (il faut plus de surface pour un kg de viande que pour un kg de céréale). Face à cela la surface agricole mondiale est a peu près stable. Elle n’est pas encore saturée mais n’a pas une grande marge de progression. D’autre part, les rendements plafonnent dans certains pays.

Alors les biocarburants doivent il être vus comme une chance pour la filière agricole ? Cela lui permettait de se diversifier, d’augmenter son activité et ses revenus. Ceci se ferait en continuant à produire assez de nourriture. Cela aurait en outre l’avantage de résorber les surproductions alimentaires.

Ou bien les biocarburants vont-ils aggraver la pénurie alimentaire mondiale qui pointe ?


A noter que la biomasse est une forme de l’énergie solaire. Elle utilise la photosynthèse. Son rendement global est de l’ordre de 1/1000. C’est médiocre mais pas si mal. Les technologies solaires actuelles (photovoltaïque) font elles vraiment mieux ? Pas vraiment à ma connaissance. Cette question de l’usage des surfaces se poserait donc aussi pour un développement massif de l’énergie solaire. 
 

 

Le dernier point à examiner c’est le « prix de revient ». Il apparaît assez clairement, que même avec notre baril de pétrole à 60 dollars, la production d’énergie d’origine biologique n’est pas compétitive. Pour notre malheur (ou bonheur), il reste encore du pétrole et surtout du charbon pour encore longtemps. Donc, si on laisse faire le marché le développement des biocarburants ne peut pas se faire. C’est donc un choix d’orientation politique. Peut être que ce choix n’a pas à être le même selon les régions du monde.

 

 

 

 

 

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 08:40

Entendu ce matin sur France Inter en titre : "il faudra s'y faire, l'eau va devenir de plus en plus rare".Ce genre de titre me fait bondir.

Le contenu de la suite évoque les situations de pays où l'eau est rare. Mais cela n'a rien de nouveau. Le titre s'adresse à nous, en France, où il tombe en moyen 700 mm de précipitation. Bref l'eau ne devient pas plus rare en France.

C'est avec des titres comme cela que l'on prépare le public à une montée du prix de l'eau. 

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