Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
La théorie de l’évolution des espèces est souvent présentée dans une aura de « mystère », de manière confuse. Le sujet est loin d’être paisible, même en ce début de 21ème siècle. En effet, cette théorie scientifique est en butte aux créationnistes et fondamentalistes de tout poil.
http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article911
Il me semble que la théorie peut se présenter en 3 étapes.
Tout d’abord une théorie de l’évolution « en général ». Là il s’agit d’un modèle quasiment mathématique.
En effet si l’on suppose un ensemble d’entités Xi possédant des paramètres j (valeur xij à prendre selon une liste Lj) et des règles d’évolution temporelle sur ces Xi (mort et naissance selon les valeurs de xij). Alors ils est clair que ces règles d’évolution orientent la situation paramètres. Pour chaque paramètre j, la fréquence de la valeur vj n’est pas aléatoire.
Ces considérations « vont de soi ». C’est une affaire de mathématique d’examiner les relations entre les valeurs vj obtenus et les règles d’évolution.
Ensuite, il y a la règle d’évolution « biologique ». Il s’agit d’appliquer le modèle précédant en considérant les Xi comme les « être vivants » (dans leur ensemble ou dans un environnement donné). Les paramètres xij sont alors les « caractères » de ces êtres vivants (phénotype ou génotype). Les règles d’évolution sont alors la capacité à transmettre ces caractères à ses descendants (donc avoir des descendants + le caractère est transmissible).
La découverte fondamentale de la biologie c’est que ce sont là les règles d’évolution biologique (les caractères des individus ne « sautent » pas d’un individu à l’autre). Cela n’est plus vrai pour les caractères « culturels ». En toute rigueur, pour éviter une définition « en boucle », il faudrait préciser ce qu’est un caractère biologique. C’est en rapport avec les caractéristiques physiques directes ou indirectes (par exemple les capacités intellectuelles) de l’être vivant. La biologie admet aussi une variabilité « aléatoire ».
Le fait d’avoir ou non des descendants est un phénomène évident. Cela se traduite par la « lutte pour la survie », la compétition pour les ressources et dans le cas de la reproduction sexuée par la compétition pour obtenir la (le) partenaire.
L’identification des caractères transmissibles est l’affaire de la génétique. En première grandeur, cela se traduit « matériellement » par l’ADN (il y a aussi l’affaire de l’ADN mitochondriale). L’état des connaissances indiquent que c’est le seul vecteur génétique. Cela semble largement démontré (là c’est loin d’être une « évidence »).
En définitive, les caractéristiques biologique d’un être dépendent de celles de ses ascendants et du « hasard ».
Ce résultat ne semble pas aberrant. L’Humanité a sélectionné artificiellement des plantes et des animaux pour obtenir des caractéristiques « humainement intéressantes » (généralement, une bonne production de nourriture). Ce n’est pas ceci qui est la cible d’attaque.
Le dernier est le passage à l’évolution des espèces. Un espèce est un ensemble d’être vivant qui peuvent se reproduire entre eux avec des descendants fertiles.
La théorie de l’évolution des espèces indiquent que l’évolution biologique précédente est le mécanisme de base de l’évolution des espèces (et donc qu’il y a évolution des espèces). Il faut mettre l’accent sur le phénomène « aléatoire ». C’est le principe de mutation.
Là, les affaires se corsent.
En premier lieu, la preuve que les espèces changent ne vient pas de la biologie mais de la paléantologie (les fossiles). Cela encombre les musées.
Si les espèces changent, il n’y a que 2 solutions*. Soient elles évoluent, soit quelqu’un les remplace. Il est clair que le principe d’économie d’Occam tranche pour la première solution. Le gros écueil me semble-t-il c’est que l’on n’a jamais constaté une évolution d’espèce « en directe ».
Prenons l’exemple du chien et du loup.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chien
Il semble que le chien ne soit pas une espèce différente du loup malgré des millénaires de reproduction séparées.
* Une troisième solution est décrite dans la série « le guide du routard galactique ». Mais, je ne la retiendrais pas.