Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
En premier lieu, on admet le monde physique, avec ses lois. Dans ce monde physique, il y a les être humains. Ces être forme la « société humaine ». On ne peut nier que les êtres humains « causent ». Cette société humaine comporte un vaste ensemble de communications entre humains (par des moyens naturels ou artificiels). C’est cet ensemble qui forme le concept d’ « anthroposphère ».
Les êtres humains et leurs communications relèvent du monde physique. Mais on peut définir l’antroposphère comme la partie « non physique » de cette « communication » (tant dans le fond que dans la forme). C’est une création humaine qui sort des lois de la physique.
D’autre part, cela n’est pas sans effet sur le monde physique. Cette communication entre être humain a des effets sur les êtres humains. Et ceux-ci font partie intégrante du monde physique. Ainsi par exemple, si les gens se disent qu’il y a de l’or à un endroit donné, il est fort probable que sous peu il y aura des beaucoup de trous à cet endroit !
Ainsi des gens ont dit qu’il y avait des armes de destruction massive en Irak et des dizaines de milliers de personnes en sont morts.
L’anthroposphère apparaît comme une autre « force » physique. Etant donné le pouvoir acquis par l’Humanité, elle n’est plus négligeable au niveau « local » (la surface terrestre).
En fait ce n’est pas une nouvelle « force » car elle agit par les forces existantes, c’est une nouvelle « cause explicative ». Par exemple « pourquoi tel immeuble est détruit ? » => parce qu’il a reçu une bombe (cause physique) => parce que 2 pays se sont faits la guerre (cause qui relève de l’anthroposphère).
Il importe de souligner que l’anthroposphère a ses propres lois de causalité. Elles ne relèvent pas des mêmes contraintes que le monde physique. Ainsi peut importe la réalité ou non d’une situation, ce qui importe dans l’anthroposphère c’est que des gens (en nombre plus ou moins important) y croient. Peu importe que Dieu existe ou pas, si j’affiche mon athéisme au sein d’un groupe de fondamentaliste, je risque ma peau (dans le vrai monde).
Le progrès technique a apporté (au moins) 2 changements. Le premier c’est qu’il a relégué au second plan la « contrainte du réel ». Il est physiquement possible (et facile) par les moyens techniques de faire des choses inouïes. Ce qui était une contrainte incontournable dans la passé devient une caractéristique mineure (cela joue sur le coût). Le second changement c’est que les choses à découvrir relèvent de moins en moins de la vie de tous les jours. On sait pourquoi le soleil se lève à l’est, pourquoi les pommes tombent, pourquoi il pleut. La plupart des gens se contrefichent de savoir pourquoi les quarks changent de couleur !
Ces deux changements font que la confrontation au réel a moins d’impact que dans le passé. Elle devient presque facultative. C’est loin d’être anodin pour l’anthroposphère. En s’affranchissant (partiellement) des contraintes du « réel », elle peut fonctionner uniquement sur ses propres lois. Enfin quand je dis « lois », il s’agit plutôt de « caprices ». Dans l’anthroposphère, le critère essentiel c’est le pouvoir (au sens large) sur les autres. Ce pouvoir peut être contraignant mais il provient surtout de « l’ascendant » (du charisme). C’est l’avènement de l’apparence, du simulé, de la séduction.
Cela ne fait qu’esquisser ce concept. Je le trouve prometteur.