Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Comme beaucoup, je fais le constat que la qualité intrinsèque des biens achetés (appareils électriques en particulier) va en diminuant. C’est vrai des lave-linge, des bouilloires, des télévisions... Cela a presque toujours été vrai des appareils informatiques. Nous sommes « obligés » d’en changer fréquemment (quelques années, généralement moins de 10 ans). Il y a une logique économique à cela. Pour le monde des fabricants et des vendeurs, il est préférable de « vendre souvent ». Et donc, il est préférable que les appareils « ne durent pas ». Du point de vue du client, il y a très peu de moyen de se « garantir » un fonctionnement de longue durée :la « qualité de la marque » ne joue plus. De toute façon la « compatibilité » des anciens appareils et toujours remises en cause.
Cette « rotation rapide de ces appareils » ne va assurément pas dans le sens d’un développement durable. C’est même la caricature de la société de consommation et du « jetable ».
Je suis persuadé que nos ingénieurs et fabricants savent « faire » des produits qui durent. Et le surcout de ces produits (à fabriquer) est tout à fait modeste. C’est bien une question de « logique économique». Actuellement, un fabriquant qui fait « de la qualité qui dure » n’est pas compétitif par rapport au tout venant de ses concurrents. Les seuls qui survivent sont ceux qui parvienne à maintenir un niche, un notoriété et un clientèle fidèle (et qui font payer un surcout important de façon à ce que la marge dégagée sur un seule vente vienne compenser le manque de chiffre d’affaire sur 2 ou 4 ventes).
La logique économique moderne est opposé au concept de développement durable. Est-ce inéluctable ? Pas obligatoirement. La solution c’est la location des produits.
Dans un cadre de « location », la partie « vendeuse » (constructeur et commerçant) sont intéressés par le fait que le « produit dure ». Ceci pour 2 raisons : parce qu’il vaut mieux le fabriquer qu’une seul fois (le constructeur) et parce que cela réduit que les frais liés à l’installation ou désinstallation (ne serait que la manutention).
En ce qui concerne le vendeur (et éventuellement le constructeur), le fait de passer un contrat de location est aussi une bonne chose car c’est justement l’établissement d’une relation de « longue durée » avec le client (qui est connu et non plus anonyme).
Si je prend mon point de vue, le fait de louer des matériels plutôt que les acheter me semble intéressant. Le seul « hic » c’est le prix ! Actuellement, pour la majorité de ce genre de produits, le prix d’achat correspond environ au prix de location sur seulement un an. C’est clairement dissuasif !
Je ne connais pas la raison de ce prix excessif. Pour les groupies du « grenelle de l’environnement » et autres développeurs durables, je donne simplement cette piste de recherche : passer à une société ou les biens sont « loués ».
Cela peut passer par des taux de TVA préférentiels. Cela se traduit peut être par des notions d’assurance qui favorise les « bons utilisateurs » qui ne cassent pas les matériels. Cela peut se traduire par des produits « standards ». Les normes comptables (en ce qui concerne l’amortissement du produit) peut aussi être un levier pour intéresser les fabricants.