Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
La sensiblerie pour les animaux affichés ici ou là m’énervent. En y réfléchissant ce n’est pas exactement la sensiblerie qui me gêne, c’est son domaine d’application.
On va tour à tour s’émouvoir pour les ours polaires dont la banquise se rétrécit (ce qui n’est certainement pas la cause des problèmes des ours polaires), sur les pauvres baleines…
On remarquera qu’il s’agit toujours de « gros animaux » et presque toujours de mammifères. Bref c’est très anthropomorphique. De plus, c’est toujours une question d’animaux sauvages. C’est un peu oublier que la vie des animaux sauvages n’est pas « garantie ».
A coté de cela, personne ne s’émeut du sort des millions d’animaux d’élevage. Quantitativement, c’est sans doute plus important. En terme de responsabilité, il est clair qu’elle est pleine et entière pour l’Humanité. Je n’ai jamais vu, mais j’ai entendu parlé d’élevages intensifs (porc et volaille surtout) qui sont indignes. Pire, ces univers concentrationnaires sont causes de bien de soucis. On a une viande de médiocre qualité du fait du stress des animaux. On doit faire appel à une surabondance d’antibiotique pour prévenir le développement de maladie. Ceci est néfaste pour la qualité de la viande et l’usage intensif d’antibiotique nuit à leur efficacité. En cas d’épizootie, le cheptel à abattre est très important.
Il me semble qu’il serait raisonnable de fixer des limites mondiales sur ces élevages. Ce serait une limite du nombre d’animaux par « unité d’élevage » et d’une surface disponible minimale par animal.
On pourrait aussi examiner les conditions d’abattage.
Bref, tout cela revient à assumer notre coté « carnivore ». Ce serait bien de le faire au moins aussi bien que les humains qui ont peint Lascaux.