Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Sur http://www.espace-eolien.fr/Eolien/kesaco_eco.htm
On estime le nombre d’heure de fonctionnement d’une éolienne par an : 2500 h
Sur http://www.areneidf.org/energies/pdf/eoliensitePG.pdf
Une éolienne de 100 Kw produit 200 000 kWh/an soit 2000 h de fonctionnement.
Une grosse éolienne (80 m de diamètre) a « besoin » d’environ un hectare. Elle a une puissance d’environ 2 MW. Elle produit donc environ 5 000 000 000 Wh = 18 E12 J
Rappel : le besoin mondiale d’énergie est Eh = 4,70 E+20 J
Pour couvrir ce besoin avec uniquement des éoliennes de ce type, il en faudrait donc :
4,7 E20/ 18E12 = 2,5 E7 soit 25 millions.
Elle consommerait 25 millions d’ha soit 250 000 km2. Cela représente une petite moitié de la superficie de la France.
Ce petit bout de calcul présente le problème de façon très simplifiée. Il y a par exemple le problème de la « rencontre » entre le besoin d’énergie et sa production (le vent ne souffle pas tout le temps »). On peut considérer qu’au niveau mondial, le vent souffle toujours quelque part : avec un très bon réseau, il y a moyen de satisfaire cette rencontre. D’autre part, le « tout éolien » semble illusoire. Le chiffre de 2500 h/an c’est environ 25% du temps. Cela suppose un « bon site » pour l’éolien. Au niveau mondial, on peut supposer qu’il existe 250 000 km2 de « bon site ». Pourtant, pourra-t-on les occuper pour ce besoin ? Sinon, il faudra compenser le manque d’efficacité des sites par une augmentation du nombre.
Le calcul utilise le ratio « 1 ha pour un éolienne de 2 MW ». C’est approximatif. La technologie des éoliennes peut encore progresser (l’augmentation de leur efficacité semble passer par une augmentation de leur taille). Toutefois, les principes thermodynamiques étant ce qu’ils sont, il est illusoire d’attendre un saut extraordinaire pour ce ratio. Nous resterons toujours dans cet ordre de grandeur.
Un constat partiel que l’on peut tirer de ce calcul est que l’énergie éolienne est une solution crédible pour faire face à la question du besoin énergétique mondial. Le prix à payer est de l’ordre de 0,05% de la surface terrestre ou 0,15 % des terres émergés (il serait plus judicieux de placer les éoliennes en mer).