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Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !

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Chronique de la guerre financière (2)

Toujours sur la formidable guerre financière qui est  en train de se dérouler.

 

En 2008, la crise a pour origine le mécanisme des « subprimes ». Il est essentiellement américain et lié à un laxisme américain en matière de contrôle financier. Cela se traduit par la capacité à prêter à des gens insolvables (qui vont faire faillite), cela se traduit par la création et l’entretien d’une bulle (immobilière).

Le phénomène de titrisation a été l’occasion de masquer le problème et de refiler le mistigri à d’autres. Si la titrisation n’est pas condamnable en soit, l’inventivité en la matière avec les notions de compartiments rend le système peu lisible et difficile à contrôler. On peut considérer qu’en la matière les acteurs financiers américains ont agit comme des escrocs.

Enfin, il y a le mythe des CDS (collateral default swap). Cela tient d’un contrat d’assurance (sur le défaut d’une entité). Sauf que les vendeurs de ces contrats ne sont pas des assureurs et n’ont pas les pratiques de ce métier. En effet, un assureur a une approche statistique des défaillances : il adent qu’une fraction X de ces contrats va le conduire à payer et il calcul ses tarifs pour faire sa marge. Rien de tout cela n’est pratiqué dans ce marché des CDS qui relève plus du casino et de l’outil de propagande/spéculation. En 2008, les CDS vendus par les sociétés en faillite (tel que Lehman) n’ont donc servis à rien.

 

 

Que s’est il passé ?

Une intervention mondiale des états. C’est d’ailleurs l’occasion de démontrer l’incapacité des marchés financiers à se réguler tout seul (pourtant cette démonstration continue d’être niés par certains).

Cette intervention s’est effectuée d’abord au niveau des liquidités nécessaires suite à la crise de confiance des banques entre elles. C’était technique, nécessaire, et non couteux.

Cette intervention s’est ensuite traduite par un « sauvetage ». Il a pris l’aspect d’un rachat par l’état dans certains cas (RBS au royaume uni) et par un prêt moyen terme dans le cas Français. Dans le cas  anglais, le contribuable a payé alors qu’il a plutôt été rémunéré dans le cas français.

 

Toujours est-il que cela a démontré la capacité des états à intervenir. Cela n’a pas du plaire aux zélateurs du libéralisme.

 

En parallèle, les agences de notation ont été montré du doigt : elles n’avaient rien vu venir.

 

Alors, une coalition de force s’est groupée pour attaquer les états.

Les agences de notation, échaudées, se sont mises à questionner la note des états. Et effectivement, il y a de quoi.

Les tenants du libéralisme ont compris que l’intervention des états qui avait sauvé le système était possible du fait de leur capacité à s’endetter sans limite : ce qui est d’une part impossible et d’autre part contraire à un marché « juste ». En effet, ces gens préfèrent tenir à leur dogme quite à aller vers une catastrophe plutôt que de faire appel à un état « sauveur ».

Les citoyens ont eu l’impression qu’ils payaient la casse (privatisation des bénéfices et nationalisation des pertes), ce qui a été plutôt vrai (sauf notamment en France). Ils ont réclamés (plus fort) plus de « sanctions » contre les « banquiers ».

Les états se sont enfin aperçus que les systèmes de contrôle existant étaient défaillant et que les marché ne pouvaient pas être laissé à eux même : « too big to fail ».

Par ailleurs, les états, pressés par des impératifs budgétaires, se sont aussi mis enfin à faire la chasse aux paradis fiscaux. En retour, les bénéficiaires des ces paradis ont mis leur moyens pour neutraliser la capacité d’intervention des états.

 

 

La guerre est en train de se dérouler maintenant. S’il n’y a pas (encore) de mort, ces effets en termes de perte/transfert de valeurs sont largement supérieurs à une guerre moyenne.

La difficulté est de trouver une ligne de font claire.

Les publics/citoyens ne comptent quasiment pas dans l’affaire

Les états sont pleinement impliqués, ils sont dans des situations similaires mais ne forment absolument pas un front unis : même et surtout en Europe. En effet, l’Allemagne par exemple veut tirer parti de cette crise pour imposer sont modèle en gagner ainsi la lutte antagoniste inter étatique.

Les banques et institutions financières (les principales au niveau mondiale) sont concurrentes, fractionnés par nationalités. Il y a des syndicats défendant des intérêts communs au cas par cas (par exemple la fédération bancaire française)

Les intervenants financiers classiques, cherchent eux à faire de l’argent (comme d’habitude). Ils sont moutonniers : si « casser du grec » leur permet de gagner du fric, ils le font sans état d’âme.

Enfin il y a un groupe rarement mentionné et difficile  à nommer : je propose de les désigner par les « puissants internationaux ». Je sais que cela ressemble aux « 100 familles » ou autres groupes stigmatisés dans le passé. Pour moi, cela n’a rien d’une affaire de groupe ethnique ou national. Ce sont des gens ou des familles très fortunés (on est dans le milliard d’euro), et aux affaires internationales. Ils ont des gros intérêts à défendre et à faire croitre. Il est assuré que de telles personnes existent, il y en a des centaines de milliers dans le monde. Ces personnes ont des intérêts communs qui sont par exemple de se préserver de la plèbe, de toute tentative de redistribution des richesses et de tout contrôle étatique. De part leur niveau de vie, il est probable que ces personnes sont amenés à se rencontrer : ils se connaissent. Parmi cet ensemble je suis certains qu’un sous groupe s’est associé pour défendre activement ses intérêts. Et il a les moyens d’agir. C’est ce sous groupe qui dirige en pratique le monde. C’est lui qui attaque les états (il se trouve qu’en plus, c’est une action payante).

Parmi ces milliardaires, une fraction (je l’estime à 30%) est constituée de personnes enrichis par des activités criminelles et plus encore par des activités illégales telles que la fraude fiscale ou la corruption. Il me parait logique, que ce sont parmi ces personnes que l’on trouve le noyau de la coalition.

Il est donc assez normal que ces groupes de pression ne fassent pas parler d’eux : le marionnettiste qui tire les ficelles ne veut pas être vu.

 

Affabulation ?

 

Je pense qu’au contraire, ne pas accepter cette vision est faire preuve d’une grande naïveté. Ce qui est discutable et pas facilement à déterminer c’est le niveau de puissance, d’intégration et d’unité de ces puissants internationaux. Combien y a-t-il de sous-groupes ? Sont-ils structurés d façon efficace en termes de lobbying et de contrôle d’opinion ?

Malheureusement, l’opacité du système rend vaine toute mesure en la matière.

Pour preuve indirect de l’existence de tels groupes, il n’y a qu’à constater l’évolution des écarts de richesse : les riches s’enrichissent plus que les pauvres. On peut aussi voir les bourrages de crane en matière économique et de liberté de circulation des capitaux, les contrefeux en matière de paradis fiscaux voir de blanchiment. Les distractions sur des sujets anecdotiques (pour le sport, c’est classique mais on a eu le réchauffement climatique).

 

Vision noire ?

 

Pour contrebalancer cette vision pessimiste, on peut estimer que ce(s) groupe(s) de « puissants internationaux » n’est pas complètement unis mais connait des dissensions liés à la nationalité, au caractère... Donc, il n’est pas assuré de gagner.

 

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