Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Connaissez-vous le mouvement « Roosevelt 2012 » ?
Les analyses sont assez bonnes.
On peut résumer par le constat suivant : « si les états sont aussi endettés c’est par ce qu’ils ont omis de prélever les impôts de la fraction la plus riche de la population ». En fait, s’ils sont endettés, c’est auprès de quelqu’un et ce quelqu’un ce sont les « riches ».
Une telle évidence n’est pourtant pas partagée par tous. Combien insistent encore et avant tout sur les baisses d’impôt. Prenons le cas de la France et de la décennie calamiteuse en matière de politique économique que l’on vient de connaitre. Ces gouvernements se sont entêtés à faire des cadeaux fiscaux au plus riches sans contrepartie. Ils se sont obstinés à vouloir réduire le nombre de fonctionnaire sans que cela ait un résultat clair sur la baisse de dépenses.
Ces constats ne veulent pas dire que le gouvernement Hollande-Ayrault sera la panacée.
Le quinquennat Sarkozy nous a couté 500 milliards d’euro. Si au moins cela avait pu servir de leçon et que l’on ne nous ressorte pas les même fausses solutions, le prix aurait pu être tolérable. Mais non, ils persistent.
En matière d’élection, je suis étonné du rapport de vois entre extrême droite et extrême gauche. En effet, alors que l’extrême droit n’est assurément pas la solution pour s’en sortir, qu’en matière économique, cela serait pire, elle est largement en tête. A contrario, alors que l’actualité économique démontre les justesses des diagnostics de l’extrême gauche, il faut un tribun exceptionnel pour la faire émergé un petit peu.
Pour en revenir à Roosevelt 2012, la démarche qui consiste à faire croire que même tout petit, on peu faire changer les choses me semble une illusion. Ensuite, la liste des mesures me semblent un bric à brac. Le fait de prendre le problème au niveau européen est à la fois insuffisant (car les causes sont mondiales et notamment américaines) et vaines (car il est patent qu’il n’y a pas d’unité européenne : le contenu du traité de 2005 l’avait démontré et la gestion de la crise actuelle devrait déciller les plus aveugles). Croire que les européens vont réagir est une erreur : c’est la que le réflexe nationaliste de l’extrême droite peut se comprendre.
Et moi, ai-je une solution ?
Pas complètement, mais en ce qui concerne la France, elle m’apparait possible au niveau national par une remise en cause profonde de notre société : il s’agit de battre les allemands à leur propre jeu d’égoïsme. Il s’agit d’une voie nationaliste, gauchisante et rigoureuse (je ne vois pas en quoi cela est contradictoire) : en fait, cela tient beaucoup du gaullisme (l’originel, pas les incompétents qui s’en réclament). Mais au temps de facebook, cela fait bien ringard.
Et bien tant pis, on aura notre paupérisation.