Le moteur hybride me chiffonnait de puis quelque temps. J’avais beau lire des articles à ce sujet, je ne captais pas. Il m’était difficile de le positionner. Est-ce une véritable innovation ? Est-ce un effet de mode ? Du point de vue énergétique, d’où vient le gain ? Et puis j’ai fini par trouver http://web.univ-pau.fr/~roby/vrac/cmh/fra/c_m_h_fra.html (en référence). Je recommande la lecture de ce site qui est bien plus complet que la synthèse que je dresse ici. Fondamentalement le moteur hybride est une « perfection » du moteur thermique (essence actuellement, cela pourrait être diesel). La perfection essentiel c’est de faire en sorte que le moteur thermique tourne « presque toujours » à son niveau d’efficacité maximale (vers 30% alors que classiquement cela oscille entre 10 et 30%). Il y a un petit bonus qui est la récupération d’une partie de l’énergie de freinage. Bref, c’est l’aboutissement ultime du moteur thermique.
Ce type de moteur n’est pas particulièrement efficace pour les courts trajets. Par contre, il l’est sur tous les autres types de trajet (ville ou route ou autoroute).
Technologiquement, il n’y a pas « sur sophistication ». Les nouveaux composants sont : des batteries dont la taille et la masse sont raisonnables, 2 moteurs électriques, la transmission à variation continue et l’électronique pour piloter tout cela. On gagne la boite de vitesse et l’embrayage !
Pour le conducteur, c’est moins de consommation, le confort de la transmission contenu et parfois des plages de silence.
Le principe est donc de disposer d’un « tampon » d’énergie. En l’occurrence, l’ensemble dynamo + batterie + moteur électrique. Ce tampon stocke l’énergie excédentaire et la restitue en cas de carence. Cela permet de faire fonctionner le moteur thermique de façon « optimum ». En pratique, on n’hésite pas à faire tourner ce moteur « à fond » ou à l’arrêter. Le fait de choisir la solution électrique présente plusieurs avantages : dynamo et moteur sont les mêmes, l’efficacité du moteur électrique est forte (celle de la dynamo ? celle de la batterie ?), le moteur électrique est très « souple ». Simple mais il fallait y penser (et il fallait sans doute les technologies électriques et électroniques nécessaires).
Le choix « électrique » pour le tampon n’est pas le seul possible. On peut imaginer « mon » air comprimé (le compresseur peut il être alors aussi le moteur ?). J’ai des doutes sur l’efficacité globale du système. Je songe aussi à un volant d’inertie ou à une énergie potentiel de pesanteur (mais là je n’y crois pas pour un véhicule). On peut aussi imaginer un stockage chimique (L’hydrogène par exemple) : Cela ne me semble pas très pertinent.
Ce principe de tampon peut s’appliquer à autre chose qu’un véhicule automobile. Je songe par exemple au besoin énergétique domestique. L’échelle temporelle est tout de même trop différente.
Nota : le site fait référence au cycle de Miller qui participe à l’optimisation du moteur. Je dois dire que cela reste obscur.