Le cheminement de mes réflexions m’amène à relativiser la prétendue « suprématie de la Raison » (comme le professaient les Lumières mais aussi comme l’important présupposé qui sous-tend la conduite de nos sociétés au moins occidentales).
A tel point que j’en viens à me demander s’il est vraiment « raisonnable » de chercher à se déterminer selon une analyse rationnelle. Le hasard ne ferait-il pas tout aussi bien (voire mieux) l’affaire ?
Cela me fait penser à l’une des propositions de Ségolène Royale concernant des jurys populaires. Proposition qui avait été moquée à tort.
Dans un tout autre registre, je pense au film « Brazil » où le cadeau « branché » pour les cadres était une sorte « d’outil d’aide à la décision » (une masse genre « guillotine » tombait du coté « oui » ou du coté « non »)
Si j’en crois ce que je lis ici ou là, c’est idée de « tirer à pile ou face » ne m’est pas propre mais assez répandue : même parmi des gens de niveau intellectuel élevé.
Pour un croyant (quelqu’un qui a la foi), ce genre de constat ne devrait pas poser de problèmes (puisque la foi prime la raison). La différence, c’est que c’est la croyance qui guide et non le hasard. C’est d’ailleurs peut être une « justification » de cette foi.
Peut être ne faut-il pas trop en demander à la Raison. Certainement pas d’être le guide pour conduire sa vie.