Le forum zététique qui figure dans mes liens comporte un dossier qui traite de la réalité ou non de la « diminution de la couche d’ozone ». Je dois avouer que la croyance « CFC => destruction de la couche d’ozone » était chez moi fortement ancrée. Mais diverses lectures m’ont amené à me poser la question.
En dernier lieu l’article du monde 13/09/2007 « succès pour l’accord sur la protection de la couche d’ozone » par Hervé Kempf est assez déroutant. En effet, il titre sur le succès du protocole de Montréal en contradiction avec des discours alarmistes. A le lire plus précisément, c’est le succès du protocole de Montréal qui est loué. Ce protocole c’est l’arrêt de la production de CFC. Il est évoqué un budget représentant la bagatelle de 2,6 milliards de dollars. J’en déduis (mais cela reste à confirmer) que le protocole de Montréal ne porte pas de façon chiffré sur la couche d’ozone. C’est assez naturel : l’Humanité peut espérer maîtriser (contractuellement) sa production de CFC mais pas l’épaisseur de la couche d’ozone. Bref, ce dont se félicite H Kempf c’est le respect du protocole (l’émission de CFC) et non l’évolution de la teneur en CFC de l’atmosphère (encore moins celle de la couche d’ozone).
L’article amalgame facilement « problème de l’ozone » et « réchauffement climatique ». Cela ne rend pas son analyse facile. On apprend que malgré le satisfecit sur les CFC, il faudrait passer aux HCFC (quoi d’autre après ?) : « les pays du sud y sont favorables,… parce que cela permettrait d’assurer la pérennité du fonds multilatéral ;… ». Bref, il y a une distribution de pognon, pourquoi l’arrêter ? Enfin, malgré le titre positif l’article se conclut par « la couche d’ozone n’est pas tirée d’affaire » : c’est un style de journalisme ?
J’ai donc cherché à en savoir plus. L’article wikipédia est assez mal fait et très confus (il mélange, ozone, CFC, UV, effet des UV,,.). Il y a beaucoup d’ânerie écrite ici ou là sur le web.
J’ai trouvé des choses :
Point d’étape.
1 Il existe de l’ozone dans l’atmosphère selon une proportion variable avec l’altitude. Elle reste de toute façon extrêmement faible. On dénomme « couche d’ozone » la partie de « densité maximale ».
2 La présence de cette couche est plutôt bénéfique. Il n’est rien dit de l’hypothèse où cette couche s’accroîtrait.
3 Cette couche est très variable. Il y a deux paramètres primordiaux : la latitude et la saison. Ceci est naturel. Les données de mesure sur cet ozone sont assez embrouillées. Le site suisse que je fourni en référence est une exception.
4 L’ozone de cette couche est produit (principalement) par les UV solaires. Je n’ai trouvé aucun élément chiffré sur ces réactions.
5 L’ozone est détruit par différentes réactions. Le détail de cela est mal connu. Les UV détruisent l’ozone. L’ozone est instable est disparaît « tout seul ». Les CFC catalysent les réactions de destructions. Je n’ai trouvé aucun élément chiffré sur ces réactions (coefficients chimiques).
6 Les « CFC » considérés ici sont une liste de produits chimiques. La référence semble être celle du protocole de Montréal. La « vie » de ces CFC est mal connue. Sont ils aussi produits naturellement ? La production humaine est tracée. Que deviennent ils « dans la nature » ? Sous quelle phase existe-t-il ? Pourquoi montent-il en altitude alors qu’il sont lourds ? Quelle est leur proportion mesurée ? Est-ce qu’ils s’accumulent ou disparaissent ils (selon quelle réaction) ?
Bref, d’une croyance je suis passé à une perplexité. Quelques questions (sans réponse trouvée)
A Est-ce que les obligations du protocole de Montréal ont été remplies ? A quelle échéance ?
B Est-ce que l’on a noté une diminution signification de CFC dans l’atmosphère ?
C Est-ce que l’on a noté une amélioration pérenne de la couche d’ozone ?
D Concernant le budget lié à ce protocole. Qui paie ? Qui en profite ?