Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Une amie s’étonnait récemment que ses interlocuteurs ne reconnaissent pas leur erreur. Je me suis étonné de son étonnement.
Posons le thème.
Tout un chacun est amené à faire ou dire des choses de façon permanente.
L’erreur est universel, il existe une fraction non négligeable d’erreur dans cet ensemble.
On supposera que ces erreurs font (quasiment) l’unanimité. Ce sont bien de erreurs et non des divergences de point de vue.
Pour le « fautif », il y a alors plusieurs situations :
1 Il ne s’aperçoit pas qu’il a fait une erreur.
2 Il s’aperçoit qu’il a fait une erreur et il ne le reconnaît pas du tout.
3 Il s’aperçoit qu’il a fait une erreur et il le reconnaît « en lui-même » mais ne l’avoue à personne.
4 Il s’aperçoit qu’il a fait une erreur et il le reconnaît en « privé » (en tête à tête à un tout petit nombre de personnes).
5 Il s’aperçoit qu’il a fait une erreur et il le reconnaît publiquement.
6 Il s’aperçoit qu’il fait une erreur et il le clame partout (« c’est ma faute ; ma très grande faute,…).
Le cas 6 est évidemment exceptionnel. On peut supposer que s’il le fait c’est pour en tirer un avantage (au moins une absolution).
Le cas 5 est très rare. Cela peut arriver lorsque qu’un groupe (une équipe) est dans une impasse du fait de l’erreur. On peut « sortir par le haut » en rebondissant sur l’erreur pour donner une nouvelle orientation.
Le cas 4 existe mais est loin d’être le plus courant.
Le cas 3 me semble fréquent. Personne n’a intérêt à tendre la bâton pour se faire battre. Il passera à la situation 4 s’il est forcé.
Le cas 2 peut sembler paradoxal. Il me semble qu’il survient. Le « fautif » n’a pas envie de prendre pleinement conscience de cette erreur. Il la laisse dans un flou miséricordieux. Après tout, ce n’est pas sa faute, il a des excuses, ce n’était pas si grave…
Le cas 1 me semble le plus intéressant. Contrairement au préjugé de mon amie, je pense que ce cas est assez fréquent. En fait, s’il ne ressent pas une conséquence de l’erreur, il ne passe même pas au cas 2. Quand à le faire passer au cas 3 ou plus, il faudra une force de persuasion digne de l’inquisition.