Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Popper
Je suis assez fascine par ce critère de « falsifiabilité » ou plutôt de « réfutabilité ». Je vais illustrer par les recherches (mes micro théories) sur la chasse au trésor de la chouette d’or. Je ne prétendrais pas qu’elles soient «scientifiques ». Examinons les différences.
Les sciences cherchent à donner une description générale du monde « qui marche ». C'est-à-dire dans lequel une multitude de faits ont un cadre cohérent et on même une prévisibilité. La chasse n’a qu’un seul verdict : trouver ou non la chouette.
Les sciences peuvent avoir des expériences, des illustrations passées, des exemples décrits. Rien de tel pour la chasse.
Le point commun est la cadre logique de la théorie. Il y a un mystère du réel : il permet d’avoir (au moins localement) quelques cadres descriptifs logiques. Ce n’est pas une pure anarchie inintelligible. C’est Galilée je crois qui s’étonnait déjà de l’étrange pouvoir des mathématiques à « décrire le réel ». La chasse au trésor étant sensée être trouvable, elle est supposée logique. Encore qu’en la matière, c’est « Max le dieu créateur » qui impose sa logique.
J’en viens maintenant au caractère réfutable de mes constructions de recherches (un mélange de constats sur les énigmes, de rapprochement, d’hypothèses, de raisonnements et donc de déductions). Il n’est malheureusement pas possible de mener une expérience qui réfute cela. C’est pourquoi les idées les plus capilotractées de certains (dont moi ?) restent ouvertes. A la place de l’expérience, c’est un critère de « vraisemblance logique » qui entre en œuvre. Il a l’inconvénient d’être assez subjectif.
Je vais illustrer par un détail de la recherche sur la chouette d’or. Il y aurait 12 énigmes. On est en droit de tenter de les rapprocher des 12 mois de l’année. L’intérêt serait par exemple d’identifier une énigme « poisson d’avril » qui ne sert à rien. Le lien « bijectif » entre mois et énigme peut être construit mais il n’est pas très sûr et surtout on peut en imaginer plusieurs (et en conséquence « l’énigme poisson d’avril » n’est pas déterminée de façon certaine). Est-ce que cela réfute l’idée ?
Dans le corpus scientifique la dualité « onde corpuscule » par exemple, met mal à l’aise mais on fait avec. Et puis les 2 sont « valables ». cela apparaît plutôt comme une déficience de la capacité à décrire que comme un problème « du réel »..
Dans la chasse, cette question n’admet que 2 possibilités : elle n’a rien à voir avec la chasse ou bien il n’y a qu’un seul lien bijectif. Alors l’existence théorique d’un second lien bijectif est il un problème ?