Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Le G20 du moment est l’occasion de faires quelques commentaires.
Tout d’abord, il se repose la question du « rapport final pré-rédigé d’avance » que j’avais évoqué le 30/01/09. Etrange paradoxe !
Sur le fond, il y a 2 thèmes en question. Le montant de la relance et la notion de régulation économique mondial. Je dois dire que mes médias courants n’ont pas donné beaucoup d’explication sur ces 2 dossiers. Il faut reconnaître qu’ils sont sans doute complexes. Je suppose que les journalistes ne les ont pas encore « compris ».
En ce qui concerne la relance, la situation est incompréhensible car les médias ont relayés depuis plusieurs mois des plans de relance aux chiffres astronomiques (et c’est quelqu’un d’habitué aux chiffres macro économiques qui parle). Bref on nous aurait menti ? Je peux aussi reprendre un critique « gauchisante » formulée ici ou là. Pendant des années, il n’y avait pas de moyens pour des projets « nobles et solidaires » (la faim, le SIDA ? le chômage, …) et tout à coup on débloque de l’ordre de 1000 fois plus (oui 1000 fois !) pour la banque ? Si cette critique est légèrement caricaturale, elle n’est fondamentalement pas fausse. C’est bien là la preuve de qui dirige véritablement le monde. En explorant différemment cette critique, je fais le constat que la solution est de redistribué des fonds via un système (et des acteurs) qui ont globalement failli. Cela revient à récompenser les « coupables ». Quite à dilapider des fonds, il y aurait d’autres solutions. Par exemple, donner mille dollars à tous les habitants de la Terre. J’ai du mal à croire que le circuit bancaire et le seul moyen de redistribution. C’est donc un choix.
On en vient maintenant à la régulation économique mondiale. Sur le principe, je suis d’accord. Mais il faut bien reconnaître que les exemples actuels de régulation mondiale ne plaident pas en faveur d’un tel mécanisme. On revient à un problème fondamental de pouvoir. A supposer qu’un « système de régulation économique mondial » voit le jour, il faudra savoir qui le dirige (et qui désigne le dirigeant) et quels sont ses pouvoirs. L’appropriation du sujet par les états n’augure rien de bon. En fait ce sujet est hyper ambitieux. Il mérite mieux qu’une décision à la va vite.