Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Il est un sujet qui revient de façon récurrente dans les média : celui du problème de l’eau dans le monde. La façon dont cela est présenté m’étonne encore.
Il me semble important de rappeler que l’eau (l’eau douce) est l’objet d’un cycle naturel (pour simplifier : évaporation, précipitation, retour à la mer). Ce cycle génère un volume considérable d’eau douce (calcul du 21/09/2006 : 350 000 km3). A ma connaissance, au niveau de la planète il n’y a pas de variation notable (si c’était le cas, je suis certain que les activistes du changement climatique l’auraient fait savoir).
Il est connu depuis belle lurette que la répartition géographique de ces précipitations est très largement inégale (les déserts secs ne sont pas un concept nouveau). Il est aussi connu que localement, il y a des variations importantes dans le rythme des précipitations (le climat n’est pas un long fleuve tranquille). En la matière rien de nouveau sous le soleil.
C’est tellement évident que ce n’est pas rappelé par les médias. A tel point que dans les commentaires, on pourrait penser qu’ils l’auraient oublié.
Ce qui est moins connu et qui n’est pas non plus expliqué c’est que la « demande » en eau croit. Elle croit pour 3 « raisons ». La première tient à la démographie : plus de monde donc plus d’assoiffés. La seconde tient au niveau de vie. Un « français moyen » n’utilise pas autant d’eau aujourd’hui alors qu’il prend un bain par jour qu’il y a un siècle où la toilette restait sommaire. L’arrosage des pelouses n’étaient pas aussi pratiquées, et je ne parle pas du problème du remplissage des piscines. La troisième raison s’apparent au niveau de vie : elle tient au besoin en eau de l’industrie et de l’agriculture « industrielle ». Sur la demande de l’industrie, un pays comme la France n’augmente pas tellement sa demande puisqu’il a tendance à avoir moins d’industrie. Mais au niveau mondial, la satisfaction des besoins « réclame » cette eau à usage industriel.
Le problème est donc de satisfaire un besoin croissant avec un ressource «stable ». Cela me semble plus qu’évident mais les commentaires médiatiques ne posent jamais le problème comme cela.
J’ajoute que la « demande en eau » n’est pas une « destruction » mais une « souillure ». Quel que soit l’usage, l’eau n’est pas détruite (comme est « détruit » le pétrole par exemple) mais devient impropre à un usage « courant ». C’est le problème du traitement de l’eau. C’est aussi le problème de la qualité de l’eau restitué au milieu naturel. Le sujet peut alors devenir plus complexe. Il est une piste qui me semble peut exploré : c’est de séparer les eaux selon leur qualité et l’usage qui peut en être fait. On le sait pour un usage domestique : on ne demande pas la même qualité pour boire ou pour des WC. Je suppose que l’agriculture (premier poste de besoin) ne demande pas la même qualité non plus.
Avec ces considérations, on voit qu’il est possible de réutiliser « plusieurs » fois le flux d’eau douce naturel.
A noter qu’il parait qu’en France, il est interdit de se servir de l’eau de pluie récupérée de son toit pour la chasse d’eau des WC. Ce serait un question de frais de retraitement (en faisant cela, on ne paie pas l’eau donc pas les taxe liées au retraitement de l’eau usée que l’on envoie dans les égouts).
J’en reviens au problème « besoins en hausse versus ressource stable ».
Les médias se concentre surtout sur la question des ressources. Ils suggèrent que la ressource baisse du fait des changements climatiques, ils évoquent les gaspillages divers (fuites notamment), ils évoquent les pistes technologiques pour traiter l’eau (c’est vrai qu’il y a un business ici).
Il me semble que le véritable problème est lié à l’autre branche de l’équation. Quelques soient les progrès accomplis, il est nécessaire de stabiliser la « demande en eau ». Il me semble injustifié d’interdire à la population mondiale d’atteindre un niveau de vie décent. La seule réponse passe donc par la maîtrise démographique. Bizarrement, cela n’est jamais évoqué.