Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Je n’aime pas beaucoup le téléphone. Et cela ne s’est pas améliorer avec les mobiles.
Dans le cadre professionnel, je constate qu’une part significative de mes appels ne trouve pas l’interlocuteur. On tombe sur un/une secrétaire à qui l’on dit que l’on aimerait être rappelé. On tombe sur un répondeur. On tombe sur un poste occupé, ou on tombe sur une sonnerie dans le vide.
Dans le cas de la secrétaire, il est généralement difficile d’expliquer l’objet de l’appel. Certaines secrétaires font fonction de filtre et bloquent l’accès à la personne. A supposer qu’elle transmette effectivement la demande et que la personne nous rappel, on se trouve alors dans 2 cas : le premier c’est que l’on ne soit pas joignable (auquel cas, pourquoi cette personne insisterait : ce n’est pas elle qui est « demandeuse »), soit on est joint et nous n’avons pas la maîtrise du moment. Il est en effet possible que nous soyons alors préoccupé par un autre dossier et il faut procéder à l’effort de revenir au sujet qui avait motivé notre recherche de contact.
Lorsque l’on est sur un répondeur, il vaut mieux avoir un sujet précis (et concis). Mais justement, si c’était précis, on aurait pu l’écrire dans un mail. Et le mail est infiniment plus avantageux. Il permet de se relire, de garder une trace de l’envoi. De recevoir une réponse attachée à la question. Bref, un message se résume souvent à « j’ai cherché à vous joindre pour tel sujet, rappelez moi SVP ».
Sur un poste occupé, les fonctionnalités des appareils modernes permettent de demander un rappel automatique ou de signaler au correspondant qu’un deuxième appel est en cours. Le rappel automatique n’est pas une panacée. La communication peut durer longtemps et pendant ce temps là on est passé à autre chose voire parti. Il arrive que de toute façon le correspondant ne veuille pas nous joindre et s’abstienne de décrocher. Le signal de second appel est vraiment une drôle d’invention. A supposer que le correspondant suspende son premier dialogue pour « nous prendre », il va devoir jongler avec 2 correspondants dont au moins l’un se sentira frustré.
La sonnerie dans le vide est fréquente. Personnellement je n’insiste pas. Qu’il est exaspérant d’entendre au loin un téléphone sonner en vain dans un bureau ! De toute façon si un collègue décroche, cela n’ira jamais très loin.