Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Le livre ne fait pas « authentique ». Si la personne était « réelle », l’ensemble des informations données (lieu et date) permettrait de la reconnaître.
En pratique, le livre est plus une accumulation de situations « plausibles » rattachées à la même personne.
Ceci dit, il n’y a pas de mise en perspective. L’importance relative des faits n’est pas explicitée. Par exemple, une perte sur un investissement immobilier à Marseille est surprenant mais fait partie des aléas (combien d’investissements du même type ont été profitable ?).
L’évocation des relations humaines du « milieu » est incohérente. Le seul trait qui prédomine est l’absence de sincérité (mais il y a l’exception de l’ami suisse).
Le déli d’initié sur Lehmann Brother met du temps à être exploité.
Surtout, l’astuce finale me semble peu probable. Un détournement brut n’est pas le plus facile. D’ailleurs je pense peut probable qu’un tel directeur général « fasse de l’informatique ».
Sinon, la devise du protagoniste me semble réellement être celle de ce milieu « service un peut et se servir au passage ».
J’aime bien « mettre au POTT » (prends l’oseille et tire toi).
Si l’on admet la thèse de « l’irresponsabilité généralisée » qui ressort du livre (ce que je crois), que fait-on ?
Mon analyse est la suivante. Une telle dérive (collective) est possible parce qu’il n’y a pas de contre pouvoir à ce milieu (la « Banque »). Historiquement, c’était l’Etat. Mais la dérégulation et la mondialisation font que la présence des Etats (ou les autorités de contrôle) est très faible.
Il est évident que les salariés n’ont pas de poids dans cela.
En système capitaliste, le contrepouvoir devrait venir principalement des actionnaires (finalement ce sont eux qui ont été lésés). Mais la pratique fait que les pouvoirs des actionnaires sont captés par un groupe et ce groupe est justement celui des financiers. Bref, mon copain est à mon conseil d’administration et je suis au sien : on ne va tout de même se chercher des noises. Il y aurait des moyens pour remédier juridiques pour remédier à cela.
Dans la banque la notion de fournisseur n’a pas beaucoup d’importance ou de sens. On a affaire surtout à des clients que l’on sépare assez facilement en 2 catégories : les gros clients et les petits clients. Les gros clients savent bien défendre leur intérêt (sauf escroquerie genre Madoff) et sont « chouchoutés ». C’est la masse des petits clients qui est plumée sans vergogne (le livre d’ailleurs le mentionne). Le top en la matière est évidemment le crédit à la consommation.