Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Dans les théories cosmologistes actuelles, l’une des énigmes est la matière noire. Ou plus exactement, le fait que la matière de l’attraction gravitationnelle est 100 fois plus importante que la matière rayonnante. Associé au mystère de l’origine de la formation des galaxies, la théorie est face à un écueil de taille.
Si c’est de la matière noire, cela voudrait dire qu’environ 90% de la matière est de nature inconnue. Comment bâtir une physique crédible dans ces conditions ?
Pour palier ce besoin de matière noire, il y a l’hypothèse que l’a répartition de l’attraction ne subisse pas un décroissance « newtonienne » (inverse du carré de la distance). Ainsi, pour fournir la valeur de l’attraction, on augmente la force sans avoir besoin de faire appel à une augmentation de la masse.
L’idée qui me vient est que cette décroissance « non newtonienne » soit de nature géométrique. Etrangement, je n’ai lu cette hypothèse nulle part (sans doute est-ce du au mécanisme de médiatisation, j’ai du mal à croire que personne n’y ait pensé).
En effet, c’est assez logique avec la formulation de la décroissance par inverse du carré de la distance. Un champ qui présente cette formule correspond à une propagation sans perte dans un espace euclidien : la décroissance par inverse du carré se compense exactement par l’augmentation de la surface par le carré de la distance.
Mais si l’espace dans lequel cela se passe n’est pas euclidien, on peut avoir le même principe de conservation de la « quantité » de champ avec une formule de décroissance qui n’est pas l’inverse du carré. Je crois qu’il faudrait un espace de courbure positive (comme une hypersphère) pour que la décroissance soit supérieure à 1/R2. Cette courbure de l’espace n’est pas nécessairement à être la même que celle de l’espace temps. Cette solution retrouverait l’élégance des équations de newton. Pour ceux que l’infini effraie, elle ouvre la porte à un univers fini.