Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
J’ai déjà indiqué ma croyance en l’irrationalité majoritaire des prises de décisions. Le mécanisme est le suivant : on prend un décision et ensuite on construit un argumentaire pseudo rationnel pour l’expliquer (le justifier, le vendre, le défendre,…). »
Il pointe ici la notion de « valeur ».
Lorsque l’on est face à un choix, il se peut que l’on construire (en soi même) une argumentation logique pour décider du choix. Cette argumentation « pour soi » diffère de l’argumentaire de vente « pour les autres ». Comme toute démonstration, cette argumentation a besoin d’hypothèse (hypothèses plus fortes logiquement que les conclusions). Ces hypothèses sont les valeurs. On voit bien la différence entre les argumentaires : l’argumentaire pour les autres s’appuient sur des « vérités partagées » (des mythes) alors que l’argumentaire « pour soi » s’appuie sur des valeurs qui sont propres à la personne. Personne ne s’attend à ce que les valeurs de 2 individus soient les mêmes.
On va supposer que l’argumentation logique tient la route et qu’elle n’est pas bancale (ce qui est sans doute rarement le cas). Il n’empêche que cela ne fait que déplacer le questionnement. Ce n’est plus « d’où vient le choix » mais « d’où viennent ces valeurs ? ». Ces valeurs, ne sont-ce pas des préjugés à la puissance 1000 ?
On peut classer les individus en 2 groupes. Ceux à « valeurs ancrées » et ceux à « valeurs malléables ». Etonnamment, c’est ceux du premier groupe qui sont les mieux considérés alors qu’ils sont sans doute les plus difficiles à vivre. Etre à valeur malléable c’est être ouvert aux changements, savoir se remettre en question, être opportuniste, souple, velléitaire, indécis, girouette, … Le fait d’avoir des valeurs bien ancrés donne des certitudes, de l’obstination. C’est une grande force, mais cela permet surtout de se tromper plus fortement.
Une de mes amies m’indique que l’on a constaté que les personnes présentant une incapacité à l’émotivité sont dans l’incapacité de faire des choix. La présence de valeur faciliterait l’émotivité.
L’autre extrême serait alors la personne capricieuse qui s’entête dans ses choix passionnés, au-delà de toute raison.
J’y reviendrais peut être.