Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Cela me semble être une « règle de bonne pratique incontournable ».
En premier, on suppose que l’on a un « problème » (un difficulté, un os, un contrariété) dont on a pris conscience et que l’on veut traiter. Mine de rien, ces 2 conditions ne sont pas anecdotiques. Si l’on n’a pas pris conscience qu’il y a un problème, on ne songera même pas à s’engager dans une démarche pour le traiter. Si on ne veut pas traiter le problème mais vivre avec (voire l’exploiter), il est préférable de le laisser dans son mystère.
L’importance du fait de poser le problème me vient des mathématiques. Je me souviens d’un professeur de math qui avait illustré la question en prenant l’exemple d’un élève à qui il avait été demandé d’aller chercher un xumbulu. L’élève, plein de bonne volonté, était parti en courant. Mais bien évidemment, il était revenu sans le xumbulu. Tout simplement parce qu’il n’avait pas commencer par demander ce que c’était.
Plus de 30 ans après, je me souviens de cela (le mot n’était pas « xumbulu » ;). Merci à ce prof de math (dont je ne me souviens pas non plus du nom). Il m’avait donner là l’essentiel.
C’est en effet essentiel et pas seulement en mathématique.
Dans le milieu scolaire, les questions sont souvent « préformatées ». Il importe de comprendre avant tout « ce qui est demandé ». Sinon, cela peut être du « hors sujet ». Certains exercices (dissertation, résumé,...) sont des « exercices convenus » dont il convient de connaître les attentes.
Dans un milieu plus avancé, où c’est moins prémâché, la question peut être ouverte. Afin de ne pas se dispersé, il importe de se fixer un objectif.
Cela rejoint l’image des recherches sur internet. Là encore, la possibilité de dispersion est importante. Si l’on cherche quelquechose, il vaut mieux le garder à l’esprit et garder le cap.
Dans la vie courante, le fait de poser le problème importe aussi. Dans le milieu professionnel, les missions, projets, présentation, comités, etc. que l’on doit traiter se passent bien mieux si l’on parvient à assigner un objectif (réaliste) à chacun d’eux.
Venons-en à ce que signifie « poser le problème en général » .
D’abord il y a une situation ou un contexte. Il peut être plus ou moins précis mais il faut en avoir une idée. Ce contexte ce sont des lieux, des gens, des organisations, des moyens matériels ou financiers, des calendriers, un vocabulaire,...
Ensuite, il y a « un problème ». La première étape c’est justement d’appréhender celui-ci et de le transformer en orientation : la situation existante est insatisfaisante (pour tel ou tel point) et elle doit être changée en une autre situation préférable (sur ces points là).
Il y a alors la définition de l’objectif. Il peut y avoir mille manières de sortir de la situation existante. Certaines peuvent conduire à pire ! L’objectif doit être réaliste. Il est contraint « par le monde réel » (alors que dans l’orientation on est dans le souhait).
Enfin, il y a la préparation pour atteindre l’objectif. Cela consiste à identifier les moyens nécessaires, à déterminer une indication de calendrier, les dépendances et étapes intermédiaires. Un point important est de savoir ce qu’il faut dire ou non aux personnes concernées (comment motiver celles dont on a besoin).
Ensuite, le déroulement de la résolution pourra suivre son cours.
Un des caractéristiques de cette démarche est qu’elle sélectionne un problème et de fournira à terme qu’un objectif. Bref, le monde des possibles est sérieusement filtré. Cela gêne énormément de mondes. On préfère généralement garder « toutes les portes ouvertes ». Bref, on n’adopte pas cette démarche ou du moins que formellement.
Il est intéressant d’applique ce cadre à la recherche de la « chouette d’or ». Voilà « un problème ».
Le contexte c’est celui de la chasse (les énigmes, les IS, ce que l’on sait de l’auteur, ce qu’il adit, les découvertes des autres chercheurs, le règlement,...).
Le problème est de localiser la chouette en bronze (puis d’aller la déterrer). Je ne sais pas où elle est et je voudrais le savoir.
Cette localisation est aussi l’objectif. Il est peu réaliste. A défaut, l’objectif peut être la résolution de « l’énigme suivante ».
- De quoi ai-je besoin pour résoudre une énigme (470 par exemple) ?
- De l’énigme.
- Du livre en général (énigmes antérieures)
- Des résolutions antérieures.
- Accessoirement des indications supplémentaires
- De la documentation courante induite par l’énigme.
- D’outils courants.
- De beaucoup de cogitation et temps.
En terme de « planning », comment peut on procéder ?
Là, il faut voir que l’on n’est pas dans un projet d’ingénierie déjà balisé (c’est à dire se référer à des projets analogues et un savoir faire qui a déjà marcher) dont l’aboutissement est sous-contrôle. On est dans un cas de recherche (à la différence qu’un chercheur « pur » est soumis aux caprices des lois de la nature et ne sait pas ce qu’il va trouver ni même s’il va trouver quelquechose, alors que nous sommes soumis aux caprices de Max et que l’on ne sait pas si ces énigmes sont « trouvables » ou s’il a réellement caché la chouette en bronze). Bref, il y a un indéterminisme intrinsèque.
A défaut on peut se doter d’un programme de recherche. Cela peut donner par exemple
1 Repérer tous les items de l’énigme (vocabulaire et élement du visuel)
- Répertorier toutes les associations des items.
- Répertorier tous les liens avec les énigmes antérieures.
- Combiner tous les liens entre les éléments de l’énigme.
- Identifier les liens forts (ex le résultat de la charade) comme résultats intermédiaires 1
- Identifier les items non utilisés
- Combiner les items non utilisés avec les items des autres énigmes
- Combiner les résultats intermédiaires 1 avec les items des autres énigmes
- Identifier les liens forts (ex le résultat de la charade) comme résultats intermédiaires 2
- Rapprocher les résultats intermédiaires 1 et 2 avec les indications supplémentaires
- Identifier les items non utilisés. Tenter de les raccrocher.
- Construire une lecture finale de la solution.
99 Jauger la force de la construction.
Je n’utilise pas un tel programme « à la lettre ». Cela est impossible du fait du caractère potentiellement infini des « associations d’idée». Il s’agit dont plutôt d’un canevas sur lequel on peut réitérer. L’étape 1 est indispensable.
Une vision est celle du « produit fini » = la résolution. Elle doit répondre à un cadre dans le cadre de 99.
- Utilisation presque exhaustive des items de l’énigme
- Utilisation exhaustive des liens inter énigmes
- Consistance
- Cohérence (unité. Les éléments se combinent et ne se dispersent pas).
- Progression.