David Eddings est un auteur américain de Science fiction. Il a écrit une saga en 5 tomes : « la belgariade ». J’en recommande la lecture.
A un moment donné, les « gentils » cherchent à faire passer une flotte de bateaux par-dessus une falaise gigantesque. Ce sont des gros bateaux à voile, lourds. Pour cette opération, ils utilisent des « ascenseurs » à base de treuils et de poulies. Le roi qui dirige la marine ne comprend rien à cette technique et est enclin à refuser de laisser ses chers bateaux « voler par-dessus la muraille ». Parmi les héros, il y a un forgeron qui connaît bien la technique. Il est prêt à expliquer au roi « comment cela marche ». Celui-ci refuse l’explication et a cette réponse « non, il me suffit que je connaisse (ait confiance en) quelqu’un qui sache comment cela marche (ait confiance dans le bidule) ».
Je trouve cette remarque frappante. La confiance serait elle transitive ?
Plus généralement, c’est une situation face à laquelle on se retrouve fréquemment. On ne sait pas « comment cela marche », et on n’a pas les moyens ou le temps d’appendre. Pourtant, il faut se décider : accepte-t-on ou non de « risquer » quelque chose (son argent, sa vie, son confort, son temps,…) ? Si l’on connaît quelqu’un qui sait, alors il semble sage de suivre son avis (on lui attribue la responsabilité).
Malheureusement, la complexification de notre mode vie fait qu’il devient de plus exceptionnel de « connaître quelqu’un qui sait ».