Sur le site http://www.bienlire.education.fr/05-echanges/document/graphies_phonemes.rtf, on trouve un tableau présentant les graphies (suite de lettres) associées (au moins une fois) à un phonème du français. A noter, que la liste des phonèmes utilisés (celle du petit robert) comporte 38 entrées soit une de plus qu’usuellement (la « rota » comme dans « mojito »). Il y a 622 graphies différentes. Le tableau graphie x phonème comporte 818 postes occupés. Voilà la complexité phonologique du français ! J’ai regroupé ce document dans un tableau excell. Je ne peux malheureusement pas le publier avec ce blog. Cette complexité est essentiellement apparente. J’ai décomposé ce tableau en le simplifiant.
La première étape est de considérer que le « s » figurant en final d’une graphie et en final d’un mot correspond soit au pluriel soit à un verbe conjugué (soit un mot invariable). Ce « s » final ne se prononce pas. On passe à 409 graphies et 570 couples graphie x phonème.
La deuxième étape concerne les mots étrangers non « francisés ». On passe à 362 graphies et 561 couples graphie x phonèmes. Je détaillerai cela.
La troisième étape consiste à considérer que « e » et « ent » en fin de mot sont muets. On passe à 270 graphies et 356 couples graphie x phonème.
La quatrième étape consiste à considérer que h est muet et que t, c, d, l, f, g, x, p, z en fin de mot sont muets. On passe à 171 graphies et 234 couples graphie x phonème. Je détaillerais le cas du h.
Si l’on applique les règles de base de la prononciation française. Je détaillerai cela. Il reste alors un résidu « d’exceptions » : 98 graphies et 110 couples graphie x phonème.
Comme quoi la prononciation du français n’est pas si compliquée !