Si vous cherchez la vérité, allez croire ailleurs !
Un des points en question de la chasse au trésor la « chouette d’or » est l’occasion de l’illustration d’un questionnement sur le « réel ». Il s’agit d’Avallon.
Dans la chasse, il y a un moment une épée plantée qui pourrait être excalibur et de fil en aiguille conduire à Avalon.
Par d’autres approches, on pourrait aussi obtenir Avallon : la ville de Bourgogne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Avalon
D’après Wikipédia, « la traduction situerait (entre autres) Avalon à Avallon ». La référence serait nécessaire. On va supposer qu’il existe effectivement une telle « tradition » voire des écrits en la matière.
De toute façon, qu’est-ce qui est réel en la matière ?
- La ville D’Avallon
- Les récits écrits
- Les épopées qui ont été proclamées au moins une fois.
Je ne sais pas pour vous, mais je suis certains que Merlin, Marianne, Excalibur et Avalon ne sont pas « réels ».
En ce qui concerne mon problème de « chercher la chouette d’or », je considère que sans être éblouissante, le faite de voir Avalon à Avallon est licite. De toute façon, il faut bien « passer au réel ».
En dehors de la recherche de la chouette c’est l’occasion de se poser la question du « réel ». J’avais déjà abordé ce questionnement (27/07/2007) en me demandant dans quelle mesure peut on dire que le monstre du loch ness existe (ou n’existe pas).
On voit que Merlin n’est pas « réel » mais que des discours (écrits ou oraux) qui en parlent le sont. En conséquence, Merlin acquière une pseudo « existence ». L’ennui c’est qu’il n’y a aura jamais un moyen de prouver ce qu’on dit de Merlin. Tout débat sur Merlin (ou sur le monstre du loch Ness ou sur Avalon) relève d’un discours de type « théologique ». Tout dépendra de savoir si l’on trouve des auditeurs pour écouter (et qui ne vous écharpent pas parce que vous auriez commis un sacrilège quelconque). Il est par contre possible de créer un discours érudits s’appuyant sur les (vieux) textes qui parlent de Merlin. Ce discours pourra être cohérent, argumenté, beau, plaisant ... Il n’empêche il ne sera jamais « vrai » du fait même de son sujet (ni même faux d’ailleurs).
Cette réflexion me vient aussi d’un article de pour la science numéro 49 (oct déc 2005) : « la logique de ce qui n’existe pas » de Pascal Engel.