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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 15:10

J’ai été élevé dans une philosophie « paysanne » de l’effort. C’était dans une société moins opulente que maintenant. Ainsi, pour obtenir quelque chose, il fallait faire des efforts. En retour cet effort donnait de la valeur aux choses. C’était cause de frustration de ne pas pouvoir obtenir « tout, tout de suite ».

En corolaire, il me semblait que les « productifs » devaient être « les plus influents » dans la société. Et au sommet de tout cela, les ingénieurs qui permettaient cette production étaient les dirigeants du monde.

 

Il est probable que dès cet époque, cette vision n’était déjà plus pertinente. En tour cas, la situation a bien changé (au moins dans une partie « occidentale » du monde). Je fais les constats suivants.

Il s’est développé de façon assez large parmi la population un « refus des contraintes ». Les gens (dont je fais partie) ne veulent plus attendre, ils n’admettent pas de ne pas obtenir les biens et services convoités. Cela doit être rapide et sans effort : c’est l’image du « presse bouton ».

Il se trouve que les succès de l’ingéniérie ont rendu possible une production de masse (et plutôt de qualité). Ce qui semblait extraordinaire jadis est devenu banal, « allant de soi ». (Presque) tout le monde a oublié la somme d’effort, d’inventivité, d’énergie qu’il faut pour produire ces biens. En corolaire, le monde productif est devenue de « seconde zone ». Les productifs ont cédé la place aux commerciaux. Peut être que ceux-ci sont en train de se faire doubler par les juristes. C’est somme toute le cheminement de la société américaine.

 

Alors, de la nostalgie, de la rancœur ?

 

Ses réflexions viennent en appui de diverses autres considérations.

Tout d’abord, il y a les conseils concernant l’orientation de mes enfants. Dois-je les engager vers l’ingéniérie ou les sciences?

Ensuite, il y a un pronostic sur cette « société d’enfants gâtés » qui ne connaît pas la valeur des choses. Je parie que cette situation ne durera pas. Le retour à la réalité risque d’être douloureux. Peut-on l’anticiper ?

Enfin, cela conduit à se poser la question de la légitimité du pouvoir. Hormis les « possédants » (cette classe quasiment fermée qui de tout temps à diriger les choses pour son intérêt), il y a toujours eu un « groupe social » dont l’influence est prépondérante sur la société (militaire, religieux, ingénieurs, commerciaux, juristes). Quel sera le prochain ? Peut on vraiment évoquer une légitimité en la matière ?

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