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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 11:51

J’aime internet. Je trouve de l’intérêt à la lecture de sites ou de blogs même (surtout ?) les « nons professionnels ». A condition de trouver ceux qui sont « intéressants ». Ceci étant supposé, il reste la question de la lisibilité. C’est le sujet de cet article.

 

Ce qui est frappant, c’est la propension des sites à vouloir « en mettre plein ». C’est le « syndrome du portail ».

Je déplore grandement cette attitude. Je fais remarquer que le site le plus consulté est google qui se caractérise justement par son ascèse en la matière.

 

Bon, tout le monde n’est pas google !

 

L’une des raisons de la surcharge vient de l’ajout d’encarts publicitaires. Il faut bien vivre ! D’accord pour des sites professionnels mais les autres ?

 

Le manque de lisibilité ne vient pas que de la surcharge publicitaire. C’est aussi une croyance qu’il faut en mettre « plein la vue », il faut donner l’impression du foisonnement. C’est pourquoi il est ajouté des photos et de vidéos ou plus simplement des animations.

 

Il y a ceux qui se croient créatif en faisant ainsi. Dans un contexte professionnel, je sais qu’il est difficile de leur faire entendre raison (en fait c’est impossible). Ce sont les mêmes qui surcharges les revues papier d’éléments disparates qui rendent la lecture de celles-ci affreusement pénible.

On trouve aussi les « expérimentateurs » qui font joujou avec les possibilités des logiciels.

 

Au final les inconvénients de la surcharge est de plusieurs natures.

Tout d’abord, le temps de chargement de la pages est plus long. Tout le monde ne bénéficie pas d’une connexion à haut débit « réel ». Et si le temps d’affichage est trop long, l’internaute va voir ailleurs. N’est-ce pas le contraire de ce qui est recherché ?

 

Ensuite, il est impossible de tout afficher « à l’écran ». Tout le monde ne bénéficie pas d’un grand écran, et la lisibilité « de base » peut poser problème. C’est dommage. Il faut prendre conscience que malgré tout, internet est un des domaines du « zapping ». Il faut pouvoir décider assez vite si « l’investissement en temps » vaut le coup.

Ce problème peut donc être surmonté si l’on sait hiérarchiser la présentation. C'est-à-dire la classer. Et là que de déconvenues !

 

L’autre caractéristique d’internet est la possibilité de liens (hypertexte entre autre). Ceci permet l’assemblage cumulatif « d’articles »  pour faire un « site ». Les articles peuvent alors être rédigés par des personnes différentes. De même « l’œuvre » peut être multi-site. Tout cela offre donc une marge de manœuvre assez grande.

Cette liberté a un prix : elle doit s’accompagner de la précision du contexte à chaque endroit. Il importe que le lecteur sache « où il est ». Et ce n’est pas une question d’URL. Un article doit donc contenir au minium des dates (création, dernière mise à jour), un auteur (un pseudo fait l’affaire), un site rattachement (pour précision du contexte au besoin), un titre et/ou un résumé. Il importe aussi de pouvoir nettement distinguer l’article des éléments périphériques (liens vers d’autres sites, historiques, publicité, navigation, autres blabla).

Malheureusement, ces principes de bon sens ne sont pas suivis par tous. Tant pis pour eux.

 

Enfin, le contexte de l’article doit pouvoir se lire assez clairement. Comment se situe-t-il dans le site ? Quel est l’historique ?

Est-ce que le site fait partie d’un groupe ? Comment s’identifie-t-il ?

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 14:30

Quelle est la langue la plus parlée dans le monde ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La langue de bois.

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 14:15

Les mots

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nature_(grammaire)

 

Mots pleins !

-          Nom (sujet, complément du verbe, complément du nom ou de l’adjectif)

-          Verbe (noyau du groupe verbal ou de la phrase)

-          Adjectif qualificatif (épithète, attribut ou apposé).

-          Adverbe (complète un verbe un adjectif ou un adverbe).

 

Mots outils

-          Déterminants : article, adjectif déterminatif (déterminants du nom).

-          Pronoms dont les outils exclamatifs et interrogatifs.

-          Mots de liaison : coordonnant (conjonctions de coordination, adverbe de liaison), subordonnant (pronoms relatifs, conjonction de subordination, préposition, subordonnant exclamatif et interrogatif).

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9position

 

 

La langue serait donc l’assemblage de mots pleins avec quelques mots outils.

 

Il apparaît que la dénomination de ces concepts n’est pas très heureuse. Que d’exception !

Si l’on fait abstraction des mots outils, la langue serait donc combiner les 4 catégories de mots pleins. Y-a-t-il là un « universel » de l’esprit humain ? Ne peut on pas encore réduire ?

 

1 Il y a la « nominalisation » qui « crée des noms ». Est-ce que tout ne pourrait pas être des noms ?

2 Intuitivement, on « sent » que adverbe et adjectif (épithète ou apposé) se ressemblent (les adjectifs attributs ressemblent au noms). Les compléments du noms ou de l’adjectifs ressemblent aux adjectifs.

Ne peut on pas réduire à 3 « rôles » ?

-          Un « objet » (le nom)

-          Une « action » (le verbe)

-          Une « nuance » (adjectif et adverbes).

La nominalisation ne suffit pas pour réduire le « rôle ». Il semble que ces 3 rôles sont irréductibles : impossible d’en avoir moins. La nuance peut être un objet, mais dans une phrase, la nuance est nuance.

Par contre la nominalisation montre la voie du phénomène de substitution. Selon le niveau d’analyse, le rôle peut changer.

 

Si l’on suit cette intuition, les langages humains résulteraient d’une capacité cérébrale permettant de manipuler les mots dans 3 catégories de rôles (objet, action, nuance). Cela signifie que le cerveau a la compréhension de ces rôles. Il y a des contrainte sur les rôles :  l’objet fait ou subit l’action et la nuance s’applique à l’objet ou l’action.  En prime, il faut le phénomène de substitution (analogue à la récursivité en informatique). C'est-à-dire que des blocs de mots peuvent se « voir » comme des mots jouant un des rôles précités.

On peut alors imaginer une langue à mot « valise » sur lequel on ajout O, A ou N pour spécifier le rôle.

NourritureO, nourritureA (=manger), nourritureN ( ?)

ChatO, chatA (=être chat ?), chatN (comme un chat ?).

PropretéO, propretéA (=laver), propretéN (=proprement)

On peut avoir la phrase  chatO nourritureA propretéN (le chat mange proprement).

 

En faisant preuve d’utopie, cette décomposition permet plusieurs choses :

- La transformation de tout discours humain dans une langue pivot (à construire) et donc l’espoir d’une traduction automatique.

- Un critère pour analyser la complexité des langues non humaines.

- Un modèle pour imaginer une langue « sur humaine ».

- Un modèle d’approche pour la cognition humaine.

Remarques :

-          Il est supposé que les mots outils représentent peu de problème dans ce cadre d’analyse.

-          Cette analyse s’applique surtout à la fonction référentielle de la langue (Jakobson). La fonction poétique par exemple ne cadre pas bien. (cf article du 15/10/2007)

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 14:12

Les traits grammaticaux :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait_grammatical#Trait_grammatical

Les principaux traits grammaticaux sont :

- la nature ou classe lexicale (nom, verbe, adjectif, etc.) ;

- le genre (masculin, féminin, neutre, etc.) ;

- le nombre (singulier, duel, pluriel, etc.) ;

- la personne (1re, 2e et 3e) ;

- le cas (nominatif, accusatif, régime, etc.) ;

- le temps (imparfait, présent, futur antérieur, etc.) ;

- le mode (indicatif, subjonctif, infinitif, etc.) ;

- la fonction (sujet, épithète, COD, etc.) ;

- la voix (active, moyenne, passive) ;

- l'aspect (duratif, progressif, perfectif, etc.).

 

Genre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_(grammaire)

Pas toujours masculin / féminin. Neutre, + animé/inanimé,.

 

Nombre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_grammatical

Ce n’est pas toujours aussi simple qu’en français.

Singulier, singulatif, duel, triel, quadriel, paucal, pluriel, collectif, partitif.

 

Personne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Personne_(grammaire)

Attention aux formes impersonnels

- l'infinitif

- le participe

- le gérondif

 

Le cas : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cas

- Abessif : cas exprimant l'absence d'une chose

- Ablatif : cas exprimant le lieu (ouvert) depuis lequel se produit un déplacement

-Absolutif : cas indiquant le sujet des phrases intransitives et le complément d'objet direct des phrases transitives dans les langues à ergativité.

- Accusatif : cas exprimant le complément d'objet direct (COD) utilisé par exemple en allemand, en latin ou dans la majorité des langues slaves

- Adessif : cas exprimant la position en un lieu ouvert (par opposition à l'inessif) ou à proximité immédiate de quelque chose utilisé par exemple en finnois ou en hongrois

- Agentif

- Allatif : cas exprimant le lieu non clos vers lequel se produit un mouvement utilisé par exemple en finnois

- Aversif ·

- Bénéfactif : cas exprimant le bénéficiaire d'une action ou d'une situation

- Causatif : cas exprimant la raison ou le motif de l'action exprimée par le verbe principal

- Circumessif ·

- Comitatif : cas exprimant l'accompagnement utilisé par exemple en hongrois, en estonien, en finnois

- Datif : cas de l'objet indirect ou second, c'est-à-dire l'actant dit bénéficiaire

utilisé par exemple en allemand, en latin ou dans la majorité des langues slaves

- Délatif : cas locatif séparatif externe est utilisé par exemple en hongrois

- Directionnel

- Distributif : désigne plusieurs notions qui ont en commun que l'on considère les éléments d'un ensemble fini dans une distribution égale

- Génitif : cas du complément de nom exprimant le possesseur utilisé par exemple en allemand, en latin ou dans la majorité des langues slaves pour n'en citer que quelques-unes. En estonien, le génitif est un des trois cas servant à indiquer le complément d'objet direct.

- Élatif : cas exprimant le lieu de l'intérieur duquel provient un mouvement

- Équatif : cas exprimant la comparaison, l'assimilation ou l'identité

- Ergatif : cas utilisé pour indiquer le sujet d'un verbe transitif, par exemple en basque.

- Essif : cas exprimant un état ou une qualité

- Illatif : cas exprimant le lieu vers l'intérieur duquel se produit un déplacement

- Indicatif

- Inessif cas indiquant le lieu dans lequel se déroule le procès exprimé par le verbe est utilisé par exemple en finnois, en hongrois, en estonien ; en japonais

- Instructif : cas exprimant la manière dont s'accomplit l'action exprimée par le verbe est utilisé par exemple en finnois

- Instrumental : cas exprimant l'instrument (actant dit instrument), le moyen par lequel s'accomplit l'action utilisé par exemple dans la majorité des langues slaves

- Locatif : un cas exprimant la localisation dans l'espace (sans mouvement), le lieu où se déroule l'action exprimée par le verbe utilisé par exemple dans la majorité des langues slaves (contient l’inessif, l’adessif, le superessif).

- Maléfactif

- Nominatif : cas du sujet grammatical, c'est-à-dire l'actant dit acteur. C'est la forme utilisée pour l'entrée de dictionnaire. Ce cas est présent dans une lajorité des langues ayant une déclinaison du nom. En estonien, le nominatif est un des trois cas, en concurrence avec le partitif et le génitif servant à indiquer le complément d'objet direct.

- Oblique : cas servant à tout ce qui n'est pas sujet d'un verbe.

- Partitif : cas qui exprime la partie d'un tout. En estonien, il s'agit également du cas le plus représenté dans le marquage du complément d'objet direct, suivi du génitif et du nominatif.

- Prépositionnel : autre appellation du locatif est utilisé par exemple en russe

- Prolatif : cas exprimant le lieu ou le milieu à travers lequel se déroule un mouvement, ou encore le vecteur (support, médium) d'un déplacement ou d'un transfert d'information est utilisé par exemple en finnois

- Régime : cas servant à tout ce qui n'est pas sujet d'un verbe

- Sociatif

- Sublatif : cas locatif directif externe, utilisé notamment en hongrois, il indique la direction vers une surface

- Superessif : cas locatif statique externe

- Temporel

- Terminatif : cas exprimant la limite spatiale ou temporelle, le point ultime d'un déplacement ou d'une période de temps

- Transformatif

- Translatif : cas exprimant le résultat d'un processus de transformation.

- Vocatif : cas exprimant l'interpellation directe d'une personne (ou d'une chose) au moyen d'un appellatif (nom propre ou terme d'adresse)

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 10:06
Après l’anglais et l’italien, je m’intéresse aux phonèmes du japonais.
 
Si je me fie au syllabaire du japonais (les kanas), le nombre de phonème est extrêmement réduit :
 
5 voyelles : [a e i o uu ] ([uu] n’est pas très loin de [u]).
19 consonnes [k s ch t ts tch n h F m j r w g z dj d b p]
 
Ayant suivi des cours de japonais, j’avais été frappé par cet aspect. Et encore, le syllabaire réduit les combinaisons (Le [f] ne se retrouve normalement que devant le [uu]).
 
Il y aussi la nasalisation qui apporte des altérations.
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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 09:58
Après m’être intéressé aux phonèmes de l’anglais, je voulais aborder les phonèmes de l’italien. La situation est bien plus simple.
 
J’ai trouvé le site suivant : http://fr.wikibooks.org/wiki/Phonologie_de_l'italien qui a fait le travail à ma place. Je récapitule (comme les symboles phonétiques ne passent pas je les code de façon approximative).
 
Lettre a : [a] (ou dans le nord [A])
Lettre e : [é] ou plus exceptionnellement [è]
Lettre i (et y) : [i] ou [j]
Lettre o : [o] ou plus exceptionnellement [O]
Lettre u : [u]
 
Lettre b : [b]
Lettre c : [k] ou [tch]
Lette d : [d]
Lettre f : [f]
Lettre g : [g] ou [dj], gn : [gn] ; gli : [l mouillé], gu [gw]
Lettre h : []
Lettre l : [l]
Lettre m : [m]
Lettre n : [n] ou [m] ou [ng]
Lettre p : [p]
Lettre q : qu => [kw]
Lettre r : [r]
Lettre s : [s] ou [z], sc : [ch]
Lettre t : [t]
Lette v : [v]
Lettre z : [ts] ou [dz]
 
Il y a donc 7 phonèmes de voyelles : [a é è o O i u ] (16 en français avec les nasales, 20 en anglais dont 5 diphtongues).
Et 22 phonèmes de consonnes : [j b k tch d f g dj gn lm w l m n ng p r s z ch ts dz] (22 en français, 26 en anglais).
 
Voilà pourquoi l’italien est une langue plutôt régulière !
 

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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 11:09
J’ai très longtemps considéré que la diversité des langues était plutôt un handicap pour l’espèce humaine.  Je lisais avec incrédulité le fait que cette diversité linguistique était une bonne chose, qu’il fallait sauver les langues en voie de disparition. J’étais amusé par les efforts de la défense de la francophonie. Je considérais que puisque l’Histoire a aboutit à la prééminence de l’anglais, et bien que l’anglais soit la langue unique n’était pas plus mal.
 
Et puis ces présupposés se sont érodés au fil du temps.
 
Le fait que l’anglais soit désigné comme langue cible me semble discutable. Tout d’abord c’est loin d’être la langue la plus parlée dans le monde. Ensuite, techniquement, l’anglais est une langue particulièrement irrégulière ou l’écart entre l’écrit et l’oral est dramatique. Le choix de l’alphabet latin pour écrire l’anglais n’est pas le plus approprié.
 
Toujours techniquement, l’avantage d’une écriture alphabétique ne me semble plus aussi évident. Il y a des avantages à une écriture idéographique : la concision, la beauté, la pérennité du sens de l’écrit.
 
L’idée du langue unique me semble un non sens. Les langues s’éclatent, se subdivisent dès lors que le nombre de locuteurs grandit. Il n’y a pas qu’un seul anglais parlé dans le monde : c’est plutôt du globish. Chaque groupe un peu fermé créé son propre vocabulaire. Si les 6 milliards d’être humain parlaient la même langue aujourd’hui, il ne faudrait pas beaucoup de temps pour qu’apparaissent des dialectes différenciés puis des langues différents.
 
L’unification des langues ne me paraient plus une bonne chose. Ne serait-ce que pour combattre la monotonie.
 
En tant que francophone, la défense du français ne me semble plus ridicule.
 
Je propose classer les caractéristiques distinctives d’une langue en 4 : l’ensemble des phonèmes (la prononciation), la construction des phrases (syntaxe et grammaire), le vocabulaire (dictionnaire), l’écrit (caractères, règles de l’écrit qui sont particulièrement alambiquées pour le français).
 
Pour les phonèmes, le site de wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphabet_phon%C3%A9tique_international) montre la diversité de la capacité du système phonétique humain. La mutliplicité des langues permet de conserver cette richesse de façon « vivante ». Si l’on converge vers une seule langue, il importe de garder un nombre varié de phonème avec des caractéristiques discriminantes claires (le français n’a pas des phonèmes très différenciés).
 
Syntaxe et grammaire se trouvent dans les langages artificiels. On est dans un contexte mathématique. Est-il bien utile de conserver de la diversité ici ? En imaginant une langue cible, quel serait le critère de construction ?
 
Le vocabulaire d’une langue est rarement clos. C’est sans doute la partie la plus facilement extensive. J’ai un texte qui évoque que l’anglais actuel aurait plus d’un million de mots. La tendance actuelle est que cette extension se fait de façon unifiée (entre l’anglais et le français par exemple, mais aussi l’italien, l’allemand, l’espagnol, le japonais).
 
Concernant l’écrit, il est vrai qu’un rude apprentissage scolaire laisse des traces. J’ai du mal à imaginer un français écrit simplifié. Si l’on exclue un écrit idéographique pour adopter un écrit alphabétique, la cible logique serait de converger vers une écriture phonétique. C’est l’italien qui est le mieux placé ici.
 

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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 10:59
Extrait d’un document WestMill.
 
« It is said that France has a rationalist and Britain an empiricist philosophical tradition. The first starts from a mental construct of the world, the second from experience of the world. There are implications of this in language. The French language adopts the formal tone of concept and conclusion, whereas English seems more concerned with describing immediate experience.
 
In French we say "l'objet de cette étude", in English we have "the subject of this study". In French the world is object. In English the world is subject. In English we start with the world and we place our "self" in it. In French we start with the self and place the world around it. It is interesting to note that the word "self" has the equivalence in French "moi". So we have a subjectivisation of the ego and an objectivisation of the world. This objectivisation explains why there are so many reflexive expressions in French: "Je me lève, je me lave, je m'habille etc.". In such expressions the actor or subject becomes his own object. He cannot then come into direct relation with the outside world, but has to pass through an intermediate step: Je -> me -> . These attitudes have immense repercussions on style and register. They explain why "being" gives way to "having" very early in French discourse : "J'ai vingt ans/chaud/soif/de la chance etc". »
 
Je trouve le thème intéressant et discutable.
Tout d’abord, on peut dire aussi « le sujet de cette étude ». Lorsqu’on l’on dit « l’objet de cette étude », cela se réfère plus à « l’objectif », à la raison de l’étude, alors que le sujet c’est plutôt le thème.
Examinons «je me lave ». Si je dis « je lave », on ne sait pas ce que (ou qui) je lave. « je lave « moi-même » transformé en « je me lave ». L’anglais dira « I dress » et surtout « I wash ». Dans ce dernier cas, il est vraiment sous-entendu que c’est « soi-même » (myself). L’histoire de « l’impossibilité de la relation directe avec le monde extérieur » ne me semble pas claire. Je me demande s’il existe en français des verbes pour lesquelles l’action s’applique naturellement à celui qui agit. « Je pleure » n’entre-t-il pas dans ce cas de figure ?
Je trouve plus pertinente la remarque sur l’utilisation « d’avoir ». « J’ai vingt ans » est effectivement étrange.  « C’est la vie ».

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 10:33
Dans ce blog, je fournis plutôt des questions que des réponses. C’est un « blog de recherche ». Je tâtonne, je formule des hypothèses. Et la rédaction de tels écrits se heurte à une difficulté : le conditionnel.
La quasi-totalité de ce blog devrait être écrit au conditionnel. Mais cela alourdit le style. De plus si tout est au conditionnel, il est impossible de graduer le niveau d’incertitude ».

Ceci ne s’applique pas qu’à ce blog. Il me semble que très rares sont les cas de « certitudes ». L’utilisation de l’indicatif devrait donc être exceptionnel. Ce n’est pas le cas en pratique. On fait comme si ce que l’on disait était assuré.
Est-ce que tout le monde a conscience de cette « présomption » ?
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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 09:56
Poursuite de l’examen graphie x phonème du français. Examinons les exceptions résiduelles
 
Il y a des mots rares (que je ne connais pas) : septmoncel (« ept » [e]), chevesne (« es » [è]), cheptel (chep [ch]), recez (ez [è]), amict (ict [i]), moye (« ye » [a]), champlener (« amp » [en]), hoyau (« h » [w]). corpsard (« rp » [R]), korê (« ê » [e])
 
Il y a des mots dont la prononciation irrégulière est discutable : relayer, paysan, payer (« a » [e]), exact (« act » [a]), aimer, aiguille, fraisil, gai, quai (« ai » [e]), aîné, gaîté, traîner (« aî » [e]), essayer, putrescible, nécessaire (« e » [e]), événement, allégrement (« é » [è]), gêner, crêper, enrêner, évêché (« ê » [e]), beylical, beylisme, dreyfusard (« ey » [e]), baril, fournil, gentil, outil, nombril (« il » [i]), œdème, fœtus, coeliaque, poecile (« oe » [e]), oestre, œstrogène (« oe » [è]), auspice, austère, saur (« au » [O]), œdème, loess (« oe » [OE]), sempiternel (« em » [in]), succincte (« inc » [in]), instinct, succinct, distinct (« inct » [in]), rumb, lumbago (« um » [on]), laguiole (« gui », [j]), quatre-temps (« tre » [t]) , neiger, peigner, geisha, caldeira (« ei » [e]), et (« et » [e]), poult-de-soi (« oult » [u]).
 
Des mots dont la prononciation est dérivée de la prononciation régulière : peignier (« ier » [e] le [ i] saute), aïeul (« ï », [j] le « i » se « mouille »), aïe, pagaïe (« ïe » [j]), médaillier (« illi » [j]), vanillier, coquillier (« l » [j]), oie, oindre, foin, moelle, poêle, soi (« o » [w]),oui, ouest, boueux (« ou » [w)), lui, duel, vacuum (« u » [U]), châtaignier (« gni » [gn]).
 
Des exceptions uniques : amanach (« ach » [a]), paonne (« ao » [a]), poêle (« ê » [a]), pied, marchepied, sied (« ed » [e]), aspect, respect, suspect (« ect » [è]), clef (« ef » {e]), chef-d’œuvre (« ef » [è]), lesquels, mesdamesn, ces (« es » [e]), il est (« est »[è]), poids (« ids » [a]), doigté, doigtier (« ig » [a]), doigt (« igt » [a]), amygdale (« yg » [i]), saoule (« aou » [u]), août (« aoû » [u]), aulne (« aul » [o]), aulx (« aulx » [o]), j’ai eu (« eu » [y]), nous eûmes, vous eûtes (« eû » [y]), neufchâtel (« euf »[OE]), monsieur (« eur » [OE]), il eut (« eut » {y]), qu’il eût (« eût » [y]), oignon, encoignure (« oi » [O]), œufs, bœufs (« œufs », [OE]), crosne,s os, vos, repos, héros (« os » [o]), album, médium, summum (« u » [O]), faisan, faisable (« ai » [ə]), sangsue (« ang » [en]), faon, paon, taon (« aon » [en]),
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