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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 08:53

Cette question m’a été posée et je la trouve intéressante pour mon propos concernant le langage et la vérité.

 

Tout d’abord, je suppose que tout le monde admet l’assertion. Elle est « évidente » : il n’y a qu’à faire l’expérience !

On constate que lorsque l’on se gare en « marche avant », on ne parvient pas à se placer à proximité du trottoir. CQFD.

 

Mais justement, pourquoi cela ?

Je crois que cet exemple est illustratif de 2 règles qui me semblent assez générales :

-          La première est l’inefficacité du langage comme outil pour les sciences et les techniques.

-          La seconde est l’énorme difficulté à expliquer « ce qui est évident ».

 

Tentons justement de le faire.

 

On doit d’abord remarquer que l’on suppose avoir affaire à une auto « normale » dont les roues directrices sont à l’avant (à 4 roues).

 

On sait que la « bonne manoeuvre » consiste à se placer légèrement en avant et de façon parallèle à la place, de reculer en braquant fortement pour « engager l’arrière », de reculer droit pour « placer l’arrière » et de contrebraquer en reculant pour « ramener l’avant ».

Il s’agit là d’un optimum sur l’ensemble des trajectoires possibles de la voiture. Ce que l’on recherche c’est de prouver qu’il s’agit d’un optimum. En l’occurrence, il s’agit de minimiser le chemin parcouru (mais aussi le temps et l’effort à faire).

L’ensemble des trajectoires possibles de la voiture est contraint par les règles vues précédemment. Il reste très vaste. D’autant que les positions de départ sont « libres » (on pourrait imaginer par exemple de se présenter orthogonalement à la place).

Les preuves d’optimum sont des problèmes difficiles (cf question du voyageur de commerce). On peut constater des optimums locaux. Les phénomènes statistiques (la sélection naturelle au sens large) fournissent des optimums. On n’est rarement certain qu’il s’agisse d’optimum absolu.

A défaut, pour mon propos, il s’agit d’expliquer littéralement pourquoi la manoeuvre arrière marche mieux que la « manoeuvre avant ».

 

Alors la description vue d’en haut du mouvement de l’auto se traduit par le mouvement d’une rectangle (les 4 points centraux des roues qui restent de dimension constantes). Ce rectange a une face « avant » et une face « arrière » (étant donné les dimensions des autos, ce sont des petits cotés du rectangle). Pour des raisons physiques, ce qui se passe sur les roues est différent selon les cas.

Les roues avant « roulent » uniquement : elles roulent dans la direction de leur plan. La direction commande ce plan (un léger glissement en rotation). Le plan des 2 roues avant est parallèle (mais il y a possibilité d’un infime écart dans la matérialisation du mouvement – sans cela, les 2 roues ne pourraient pas rester à la même distance). Elles peuvent ne pas rouler à la même vitesse.

Les roues arrières roulent avec des vitesses qui peuvent être différentes. Surtout, elles peuvent pivoter « sur place » (ce mouvement pouvant être conjoint au roulement). Il s’agit d’un léger glissement qui est provoqué par la traction du véhicule (subit et non imposé).

Voilà une conjonction de contraintes pour le mouvement du véhicule (on suppose qu’il n’y a pas de dérapage : c’est raisonnable quand il s’agit de se garer – il y a l’exception de la méthode d’Arnold dans True Lies »).

 

La justification que l’on cherche est dans ces contraintes. Mais comment l’élucider ?

On peut tenter de faire une maquette ou de faire un dessin et de modéliser le mouvement. Cela reste du niveau de l’expérience (qui est « immédiate »). Alors que l’on cherche justement une explication « par le langage ».

 

Dans la description de la manoeuvre arrière, on voit que l’on « engage  l’arrière » puis que l’on « ramène l’avant ». Il s’agit là de résultats des contraintes du mouvement. Pourquoi ces contraintes ont elles cet effet ?

Lorsque les roues avant sont dans un plan qui diffèrent de l’axe du rectangle, cela conduit à faire pivoter ce rectangle. En supposant qu’une des roues arrière soit bloquée (cas limite), le rectangle tourne autour de celle-ci.

Lorsque les roues avant sont dans un plan qui est dans l’axe du rectangle, le mouvement est une translation dans l’axe du rectangle.

Donc la décomposition de la manoeuvre arrière est : un pivotement « d’engagement  dans la place », une translation de « positionnement de l’arrière » et un autre pivotement autour de l’arrière qui est déjà dans la place. Cette décomposition stricte induirait beaucoup de frottement (en pratique, on ne le fait que quand il n’y a pas de marge) et la manoeuvre esthétique et de l’effectuer de façon « coulée et fluide ».

On voir à l’inverse que la manoeuvre « avant » se traduit par un pivotement d’engagement de l’avant dans la place. Alors, la solution est d’avancer pour place l’avant. Mais ensuite, le mouvement du véhicule ne permet pas de pivoter sur l’avant. Il n’y a pas de moyen simple d’amener l’arrière dans la place.

 

 

Bilan.

Je crois qu’au final, mon texte explicatif justifie la supériorité de la manoeuvre arrière sur la manoeuvre avant.

Il est possible que des incertitudes demeurent (faut-il prouver l’impossibilité de pivoter sur l’avant).

Je pense que cet exercice est une bonne illustration de ce que je voulais obtenir : c’est difficile de « prouver l’évidence ». (remarque. Il ne faudrait pas utiliser cela en sens inverse et considérer que puisque c’est difficile à prouver c’est donc que c’est évident !).

Il me semble enfin que dans malgré ma description textuelle de la manoeuvre, on doit toujours s’en faire une image (c’est à dire un dessin virtuel).

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 09:53

Quand j’étais jeune, peu argenté, chaque achat était « un rite ». Par exemple pour une chaine Hifi, un appareil photo. Il fallait rassembler le financement (cela prenait du temps). Le choix de l’appareil était longuement réfléchi, suite à des comparaisons complexes. Le moment de l’achat était savouré. Les fonctionnalités de l’appareil était examiné en détail.

 

Le temps a passé, et je suis maintenant plutôt financièrement aisé. Nous sommes correctement équipés d’appareil moderne. Chaque achat est plutôt un renouvellement.

Je ne trouve plus cette intensité dans l’acte d’achat.

 

Il me semble que la raison de cette perte de « saveur » n’est pas uniquement due à mon changement de situation. Elle me semble liée à la banalisation des appareils d’une part et à leur médiocrité moyenne d’autre part.

 

Je vais expliciter cette médiocrité.

Lorsque je faisais un achat auparavant, c’était un montant important et c’était pour « durer ». C’était non seulement la durée de la période avant l’achat mais celle de l’utilisation de l’appareil qui étaient longs.

Je constate aujourd’hui que les appareils ne durent pas (ils tombent souvent en panne après la période de garantie, ils deviennent obsolètes, inutilisables en pratique).

Je constate aussi que la connaissance complète de l’appareil devient impossible. Ils regorgent de fonctionnalité (qui marchent parfois mal ou dans des conditions exceptionnels) dont on a souvent que faire (d’où la blague du type qui cherche un téléphone « pour téléphoner »). L’investissement en temps pour s’approprier l’appareil n’est plus pertinent.

 

Bref le bonheur n’est pas dans le shopping.

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 08:49

Cela me semble être une « règle de bonne pratique incontournable ».

 

En premier, on suppose que l’on a un « problème » (un difficulté, un os, un contrariété) dont on a pris conscience et que l’on veut traiter. Mine de rien, ces 2 conditions ne sont pas anecdotiques. Si l’on n’a pas pris conscience qu’il y a un problème, on ne songera même pas à s’engager dans une démarche pour le traiter. Si on ne veut pas traiter le problème mais vivre avec (voire l’exploiter), il est préférable de le laisser dans son mystère.

 

L’importance du fait de poser le problème me vient des mathématiques. Je me souviens d’un professeur de math qui avait illustré la question en prenant l’exemple d’un élève à qui il avait été demandé d’aller chercher un xumbulu. L’élève, plein de bonne volonté, était parti en courant. Mais bien évidemment, il était revenu sans le xumbulu. Tout simplement parce qu’il n’avait pas commencer par demander ce que c’était.

Plus de 30 ans après, je me souviens de cela (le mot n’était pas « xumbulu » ;). Merci à ce prof de math (dont je ne me souviens pas non plus du nom). Il m’avait donner là l’essentiel.

 

C’est en effet essentiel et pas seulement en mathématique.

Dans le milieu scolaire, les questions sont souvent « préformatées ». Il importe de comprendre avant tout « ce qui est demandé ». Sinon, cela peut être du « hors sujet ». Certains exercices (dissertation, résumé,...) sont des « exercices convenus » dont il convient de connaître les attentes.

Dans un milieu plus avancé, où c’est moins prémâché, la question peut être ouverte. Afin de ne pas se dispersé, il importe de se fixer un objectif.

Cela rejoint l’image des recherches sur internet. Là encore, la possibilité de dispersion est importante. Si l’on cherche quelquechose, il vaut mieux le garder à l’esprit et garder le cap.

Dans la vie courante, le fait de poser le problème importe aussi. Dans le milieu professionnel, les missions, projets, présentation, comités, etc. que l’on doit traiter se passent bien mieux si l’on parvient à assigner un objectif (réaliste) à chacun d’eux.

 

Venons-en à ce que signifie « poser le problème en général » .

 

D’abord il y a une situation ou un contexte. Il peut être plus ou moins précis mais il faut en avoir une idée. Ce contexte ce sont des lieux, des gens, des organisations, des moyens matériels ou financiers, des calendriers, un vocabulaire,...

Ensuite, il y a « un problème ». La première étape c’est justement d’appréhender celui-ci et de le transformer en orientation :  la situation existante est insatisfaisante (pour tel ou tel point) et elle doit être changée en une autre situation préférable (sur ces points là).

Il y a alors la définition de l’objectif. Il peut y avoir mille manières de sortir de la situation existante. Certaines peuvent conduire à pire !  L’objectif doit être réaliste. Il est contraint « par le monde réel » (alors que dans l’orientation on est dans le souhait).

Enfin, il y a la préparation pour atteindre l’objectif. Cela consiste à identifier les moyens nécessaires, à déterminer une indication de calendrier, les dépendances et étapes intermédiaires. Un point important est de savoir ce qu’il faut dire ou non aux personnes concernées (comment motiver celles dont on a besoin).

 

Ensuite, le déroulement de la résolution pourra suivre son cours.

 

Un des caractéristiques de cette démarche est qu’elle sélectionne un problème et de fournira à terme qu’un objectif. Bref, le monde des possibles est sérieusement filtré. Cela gêne énormément de mondes. On préfère généralement garder « toutes les portes ouvertes ». Bref, on n’adopte pas cette démarche ou du moins que formellement.

 

Il est intéressant d’applique ce cadre à la recherche de la « chouette d’or ». Voilà « un problème ».

Le contexte c’est celui de la chasse (les énigmes, les IS, ce que l’on sait de l’auteur, ce qu’il adit, les découvertes des autres chercheurs, le règlement,...).

Le problème est de localiser la chouette en bronze (puis d’aller la déterrer). Je ne sais pas où elle est et je voudrais le savoir.

Cette localisation est aussi l’objectif. Il est peu réaliste. A défaut, l’objectif peut être la résolution de « l’énigme suivante ».

- De quoi ai-je besoin pour résoudre une énigme (470 par exemple) ?

- De l’énigme.

- Du livre en général (énigmes antérieures)

- Des résolutions antérieures.

- Accessoirement des indications supplémentaires

- De la documentation courante induite par l’énigme.

- D’outils courants.

- De beaucoup de cogitation et temps.

En terme de « planning », comment peut on procéder ?

Là, il faut voir que l’on n’est pas dans un projet d’ingénierie déjà balisé (c’est à dire se référer à des projets analogues et un savoir faire qui a déjà marcher) dont l’aboutissement est sous-contrôle. On est dans un cas de recherche (à la différence qu’un chercheur « pur » est soumis aux caprices des lois de la nature et ne sait pas ce qu’il va trouver ni même s’il va trouver quelquechose, alors que nous sommes soumis aux caprices de Max et que l’on ne sait pas si ces énigmes sont « trouvables » ou s’il a réellement caché la chouette en bronze). Bref, il y a un indéterminisme intrinsèque.

A défaut on peut se doter d’un programme de recherche. Cela peut donner par exemple

1 Repérer tous les items de l’énigme (vocabulaire et élement du visuel)

- Répertorier toutes les associations des items.

- Répertorier tous les liens avec les énigmes antérieures.

- Combiner tous les liens entre les éléments de l’énigme.

- Identifier les liens forts (ex le résultat de la charade) comme résultats intermédiaires 1

- Identifier les items non utilisés

- Combiner les items non utilisés avec les items des autres énigmes

- Combiner les résultats intermédiaires 1 avec les items des autres énigmes

- Identifier les liens forts (ex le résultat de la charade) comme résultats intermédiaires 2

- Rapprocher les résultats intermédiaires 1 et 2 avec les indications supplémentaires

- Identifier les items non utilisés. Tenter de les raccrocher.

- Construire une lecture finale de la solution.

99 Jauger la force de la construction.

Je n’utilise pas un tel programme « à la lettre ». Cela est impossible du fait du caractère potentiellement infini des « associations d’idée». Il s’agit dont plutôt d’un canevas sur lequel on peut réitérer. L’étape 1 est indispensable.

Une vision est celle du « produit fini » = la résolution. Elle doit répondre à un cadre dans le cadre de 99.

-          Utilisation presque exhaustive des items de l’énigme

-          Utilisation exhaustive des liens inter énigmes

-          Consistance

-          Cohérence (unité. Les éléments se combinent et ne se dispersent pas).

-          Progression.

 

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 08:47

http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_spectrale

 

On aimerait décomposer un « signal » en une somme de sinusoïde (car ce sont des solutions fréquentes d’équation différentiel et que l’on suppose avoir affaire à un système linéaire).

 

Cas du signal périodique.

Alors on calcul sa série de Fourier à spectre discret.

 

Cas d’un signal transitoire (nulle la plupart du temps).

On suppose que l’on en a enregistrer assez. On utilise la transformée de Fourrier dont le spectre est continu. Ce n’est plus un spectre d’amplitude mais de densité d’amplitude (unité/Hz)

 

Pour un signal à variance finie, on se ramène d’abord à une moyenne nulle (ce qui suppose que le signal de départ a une moyenne).

La fonction d’autocovariance donne pout T (écart) la moyenne X(t)*x(t+T) pour t allant de – l’infini à + l’infini. Cette fonction permet de se ramener dans le cas précédent. On utilise la transformée de Fourier. Le spectre a une dimension unité^2/Hz.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Transform%C3%A9e_de_Fourier

La fonction doit être intégrable sur R.

3 formulations.

Elle fournit une relation dans R : le spectre.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Transform%C3%A9e_de_Fourier_discr%C3%A8te

On passe de l’intégrale à une somme. Cela échantillonne.

La transformation et son inverse sont équivalentes au facteur 1/N près. On peutprendre 1/racine(N).

Le bourrage de zéro suppose que le signal devient nul.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Autocorr%C3%A9lation

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 08:45

Des lectures sur l’analyse des données, l’analyse spectrale et celle des processus stochastiques m’amènent à une réflexion sur la causalité.

 

Si l’on a causalité, c’est que la variable « temps » est là.

 

Supposons que l’on ait affaire a 2 grandeurs X(t) et Y(t) (des valeurs numériques réels, complexes, multidimensionnelles voire non numériques).

 

Remarque dans le cas où l’on a qu’une seule grandeur : les processus stochastiques X(t) sont imprévisibles (il n’est pas déterminé). Il est stationnaire si sa moyenne, son écart type et les moments d’ordre supérieures ainsi que les fonctions de corrélation demeurent invariants.

Il peuvent être « à mémoire ».

 

A noter que dans le cas où l’on a pas affaire à t mais à des populations (autant d’états constatés), l’analyse est différente. X et Y sont des attributs des individus (qui sont le lien) et l’on cherche une corrélation dans l’univers des valeurs X,Y par analyse en composante principale. On pourra identifier des sous-populations, éventuellement un axe privilégié qui donnera une relation du genre k = a z + b entre 2 grandeurs composites de (X,Y). Cette corrélation n’est pas une cause (mais c’est une question de vocabulaire). C’est une « loi d’état » sur la population concernée. On pourra (pré)dire que l’individu truc aura k1 = az1+b (si) parce que on a mesuré z1.

 

Revenons a X(t) et Y(t). Le lien c’est t. On peut regarder la trajectoire de t dans les dimensions X et Y. Si cela s’avère être une droite, un cercle, une spirale ou quelque chose de régulier (avec des logarithmes pas exemple), bingo. On a une corrélation.

 

Mais ce n’est pas de le causalité. A supposer que la causalité soit dans le sens X->Y, c’est la relation entre Y(t) et l’(ensemble des valeurs de X(t-t1) à X(t-t2).

Avec t1>t2>0.

Et si la causalité est concentrée temporellement, t1-t2 ne doit pas être trop grand (inférieur au temps caractéristiques de ce qui se passe sur X ou Y).

 

On peut par exemple s’intéresser à la fonction de corrélation entre dY/dt (t) et Rx(t,T<t) [à expliciter] et regarder l’évolution du spectre (sur T) en fonction de t. Si un période To est significative, on peut tirer une « cause » entre X(t-T0) et Y(t) pour tout t.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Autocorr%C3%A9lation

Le fait d’avoir pris dY/dt suppose que Y n’a pas de « mémoire ».

Il est possible que le spectre fournisse plusieurs périodes T1,...,Ti caractéristiques. Cela suppose des temps de réactions variés.

On tire ainsi une relation avec une seule « cause ». Il est possible que X soit décomposable en X1,...Xn avec n périodes propres pour les effets.

Le spectre (sur T) peut aussi être évolutif. Enfin, il peut ne rien montrer de significatif.

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 08:31

Voilà un fait qui est contre-intuitif. D’ailleurs, cette « vérité » a mis du temps à s’imposer.

Cela se traduit notamment par un constat perturbant : aux antipodes, ils se tiennent « dans l’autre sens ».

C’est là qu’il faut prendre un peu de recul et un cadre de lecture plus sophistiqué. Il s’agit notamment de la notion de force, des forces de gravité et tout s’éclaire.

 

J’évoque ceci car cela me semble illustratif. C’est une illustration du fait que le « monde réel » ne suit pas toujours « le sens commun ». Dès que l’on s’éloigne du cadre de vie classique d’une communauté humaine, les « réalités » ne sont pas nécessairement évidentes. Et si elles le sont pour ce qui relève de la vie courante c’est justement parce que les gens s’y sont habitués. Ainsi, cela ne choque plus personne (peut être les jeunes enfants) d’avoir des gens aux antipodes qui sont la « tête en bas ».

 

Il se trouve que de nos jours, les avancées des connaissances sont nombreux et quasiment tous dans des domaines en dehors du cadre traditionnel. Bref, le « bon sens » n’est pas un critère adéquat pour elles.

A l’inverse, ce n’est pas parce qu’un modèle est farfelu qu’il est exact.

 

On retrouve ici l’importance du « principe de réalité ».

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 11:23

Je pense qu’un fait est caractéristique de mon blog : l’absence quasi totale de rhétorique.

 

Je dénomme ainsi la partie « subjective » du discours. C’est celle qui « parle au coeur », qui court-circuite la raison (Pour de vrai, la rhétorique contient aussi la logique).

 

Je suis tout à fait confiant dans l’efficacité des techniques rhétoriques pour convaincre (et manipuler) ses interlocuteurs. En fait, je suis même persuadé qu’elle est infiniment plus efficace que la simple logique.

C’est que je ne cherche nullement à convaincre mes rares lecteurs !

 

Les films et romans montrent très fréquent des débats ou la « bonne cause » semble perdue à cause de la mauvaise rhétorique et la perfidie des méchants et coup de théâtre ! Le bon parvient alors par une rhétorique exemplaire à tourner la situation.

A bien analyser ces situations, il ne s’agit chaque fois « d’une manipulation face à une autre. C’est la plus efficace qui gagne, certainement pas la plus « juste ».

 

Je n’imagine pas « refaire le monde » et changer quoi que ce soit à cette « loi sociologique ».

 

On peut s’interroger que la disparation de la rhétorique dans l’enseignement. Disparition au profit d’une logique supposée « toute puissante ».

C’est vrai que celle-ci développe le cynisme et c’est peut être un peu prématuré d’aller dans ce sens au moment de l’enfance.

On peut aussi se dire que la rhétorique c’est de toute façon « l’école de la rue » ou de la vie : la tchatche ?

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 11:18

Je commence à avoir une certaine expérience des « changements d’organigramme ». Cet article va donc être plutôt un témoignage.

 

Avant (il y a pas mal d’années maintenant) je croyais naïvement que la logique qui sous-tendait un organigramme était l’efficacité de l’organisation. C'est-à-dire que l’on pouvait définir un organigramme « idéal ».

 

Je sais maintenant que l’efficacité de l’organisation est un paramètre tout à fait secondaire dans les contraintes qui guident la constitution et les changements d’organigramme. Ceux-ci sont essentiellement guidé par les problèmes de personnes (les « chefs »).

 

L’un des premiers éléments de décision est de savoir si l’on fait avec les personnes présentes ou si l’on va chercher ailleurs de nouvelles têtes. Mais ce « sang neuf » est souvent consanguin : en pratique ces personnalités appartiennent au même monde. Il arrive souvent que de réorganisation en réorganisation une personne qui était partie revienne pendre un poste de direction après quelques années.

 

Parmi les contraintes psychologiques, il y a le fait de s’interdire d’intervertir des relations de subordination (si A a été le chef de B, il est interdit de faire que B soit le chef de A).

Une autre interdiction est la « non déchéance » (à moins que l’on veuille faire partir la personne). C'est-à-dire que si A a été le chef de X personnes il ne peut pas devenir chef de Y personnes avec Y très inférieur à X.

 

L’une des forces essentielles qui guide ces évolutions est le copinage.

 

Si j’ai perdu ma naïveté sur l’efficience, il demeure que les lois qui régissent ces évolutions restent essentiellement mystérieuses à mes yeux. Je me demande s’il existe des traités de sociologie qui les évoque.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 11:15

Au sein des populations, il y a toujours une tension entre une univers conservatif et un univers progressif.

 

La ligne de démarcation ne sépare pas seulement les individus, elle passe « au-dedans » de bon nombre d’individus.

 

Je place les idées « réactionnaires » dans le groupe « progressif ». Car, même si c’est pour revenir en arrière, c’est tout de même un changement. Tandis que le monde conservatif ne veut rien changer. Le statut quo lui convient très bien. Bien sûr, tout le monde admet que le temps passe et que des gens vont mourir et que d’autres vont naitre. Mais ce processus est lui-même vu comme stable. C’est un conservatisme dynamique.

Il n’y a rien de péjoratif là dedans. J’estime que 99% de la « pensée » est conservative. D’ailleurs, c’est l’une préoccupation principale de la science de chercher des lois de conservation. Le rasoir d’Occam (principe de parcimonie) est aussi essentiellement conservateur.

 

C’est une lapalissade de dire que ce conservatisme c’est de la stagnation.

 

Le conservatisme « dynamique » évoqué ne signifie pas que « tout est toujours pareil ». Il y a bien du changement dans les faits du monde réel et dans les positions des gens.

Dans le monde réel, les catastrophes sont par exemple un moteur du changement. Même si ces catastrophes sont « la règle éternelle », elle ne peuvent pas être vu comme le « statut quo ». C’est essentiellement un question d’échelle (de temps voire d’espace). Ainsi, les milliers d’incidents de réplication qui surviennent quotidiennement  dans mes cellules portent un nom : le vieillissement. Ce n’est pas une catastrophe : c’est un fait essentiel à notre condition d’être humain. Par contre, la survenance épisodique d’un tremblement de Terre est un changement par rapport au rythme courant des sociétés humaines.  

 

Qu’en est-il dans les mentalités ? Qu’est-ce qu’une mentalité de changement ou un changement de mentalité ?

 

Je distinguerai d’abord l’impatience juvénile qui cherche à prendre la place des gens installés. Sous des apparences de nouveauté, il s’agit surtout de hâter le mouvement et c’est bien le processus éternel de renouvellement des générations qui est en jeu. Il ne s’agit pas là d’une véritable progression.

 

Il y a l’esprit aventureux. Il consiste à se frotter à de l’inconnu (des régions, des gens, des expériences, de la matière,…). Cet inconnu l’est au moins pour l’aventurier. Elle ne l’est pas forcément pour l’humanité. Souvent, on dit que « l’aventure, cela se prépare ». C’est sans doute raisonnable. Pour la partie « anticipée », on est là encore dans un cadre balisé et conservatif. Il reste sans doute toujours une partie « nouvelle ». L’expérience vécue est donc un cas de progression. Ces aventuriers peuvent alors en témoigner. Dans note société du « paraître », il est rare de trouve des tels témoignages « authentiques ». Sans témoignage, cette nouveauté ne s’applique qu’à ceux qui l’on vécu.

 

Il y a les innovations (scientifiques, mais surtout technologique et « sociétales »).

Contrairement aux apparences, les avancées scientifiques sont rares. Ces apports scientifiques ont souvent un impact sur la compréhension du monde. Pour les avancées mathématiques (selon ma définition des mathématiques), les nouveautés peuvent aussi changer la structure de la « façon de penser » (l’algorithmique).

Je ne m’étendrai pas sur les avancées technologiques qui transforment notre condition de vie et donc notre cadre de compréhension du monde. Elles sont très nombreuses.

Les innovations sociétales peuvent (rarement) provenir d’un changement politique. Je songe par exemple à l’abolition de la peine de mort en France qui est intervenu avant que l’opinion soit majoritaire et qui a générée un changement important de mentalité. Les innovations sociétales sont parfois causées par des coups de marketing. Je pense au téléphone portable qui est resté dans les limbes technologiques avant de percer pour des raisons non technologiques. Sauf rare exception (affaire Dreyfus), le débat publique ne produit pas d’évolutions sociétale.

 

 

Après ce panorama, j’en viens à la question qui me « taraude » : peut on produire un critère qui permette de déterminer si une évolution est bénéfique par rapport au statu quo (mon expérience m’ayant enseigné que toute évolution n’est pas nécessairement bénéfique) ?

Il y a un aspect paradoxal (et c’est pour cela que ce me tracasse ;). En effet, le critère devrait être décrit « à l’avance » indépendamment de l’évolution. Bref, il devrait être « éternel » c'est-à-dire constant soit encore dans le « camp conservateur ».

C’est donc donner une prééminence à l’existant (ce que fait d’ailleurs le principe de parcimonie). Le vrais aventuriers peuvent récuser cela, c'est-à-dire le principe même de cette question.

 

Cette question me semble rejoindre le thème du principe de précaution.

 

En supposant qu’un tel critère limitatif de l’évolution puisse être défini, on pourra alors supposer qu’il soit appliqué (après tout, l’espèce humaine n’est pas essentiellement masochiste). Est-ce qu’en faisant cela, on ne restreint pas les avenirs possibles (je suis en train de relire Dune et le problème de Muad’dib et ses difficultés liées à sa préscience) ? En évitant des évolutions négatives, ne ferment-on pas la possibilité d’un futur « paradisiaque » (passer par une phase difficile avant de parvenir à « mieux ») ?

On peut aussi évoquer les problèmes d’évolutions simultanée (A et B). A et B peuvent être mauvaises de façon isolée et bénéfiques si elles sont conjointes. C’est un casse-tête qui peut se traiter en examinant C = A+B. Mais si on a des millions d’évolutions à considérer, leur combinaison est un nombre plus que gigantesque et donc impossible à traiter.

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 15:58

En 500, le « 2424 » peut donner « METR ». Il manque un E

 

Justement, le E de 530 c’est la limite de l’ETERNITE. Qui n’a pas de limite comme le cercle n’a pas de bout (encore un clin d’œil à Azimov, qui est de la SF comme la clé SF de 600)

Justement le cercle de 780 fait 33 cm.

 

METR = METRE – E = 1 m – « limite de l’ETERNITE » = 1 m – circonférence du cercle.

 

On trouve 77 cm qui serait la mesure.

 

On peut toujours compliquer en rendant variable le cercle.

 

Pas mal mais

-          Voilà du « chamboule énigme ». Ce serait 500 qui donnerait cela en piochant au petit bonheur dans les précédentes.

-          Pourquoi l’ETERNITE est elle le cercle de 780 ?

 

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